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Le Bureau Exécutif National de l’Union pour la République et la Démocratie (BEN-URD), en partenariat avec le Centre Malien de Dialogue Interpartis pour la Démocratie (CMDID) a tenu le 7 novembre 2009 à la Pyramide du Souvenir un atelier national de validation de la stratégie de mobilisation et de gestion des ressources financières du parti. Les travaux étaient présidés par M. Amady Fadel Dramé, 8ème vice-président du BEN-URD. Ont participé à cet atelier M. Modibo Traoré, point focal, Tiémoko Maïga, membre du BEN, Issa Sissoko, chargé des questions financières au bureau de la jeunesse URD, Mohamed dit Babi Sacko, le secrétaire permanent du siège URD, Mme Diallo Awa Dicko du mouvement des femmes URD...
De 9 heures jusqu’à 17 heures, la trentaine de participants, avec l’aide des consultants du CMDID, comme Fatoumata Kouyaté et les experts de l’Institut Supérieur de Formation et de Reconversion en Art, Sciences et Technologie ont examiné le cadre juridique des opérations financières du parti, la gestion prévisionnelle des ressources, la tenue et la présentation des comptes, l’organisation et la gestion des ressources financières entre autres.
LES RESSOURCES DE L’URD
Les ressources financières de l’URD, selon le titre IV, article 28 du règlement intérieur, proviennent des cotisations des membres, des contributions volontaires et des souscriptions des membres, du placement des cartes, des dons et legs, des produits de ses biens patrimoniaux, des recettes de ses activités.
L’aide financière que l’Etat apporte aux partis politiques est aussi l’une des ressources de l’URD. Le taux des cotisations est fixé annuellement par le BEN. Ce taux est réparti comme suit entre les structures et instances du parti : 50% au comité, 25% à la sous-section, 15% à la section et 10% au BEN.
La clé de répartition du prix de la carte est fixée comme suit : 25% au comité, 15% à la sous-section, 10% à la section et 50% au BEN.
Toutes les dépenses sont ordonnées par le premier responsable de l’organe et contresignées par le secrétaire aux finances, puis exécutées par le trésorier. Tous les fonds du parti sont détenus dans des comptes bancaires ou dans d’autres établissements financiers. La tenue régulière des comptes est obligatoires à tous les niveaux. Il doit se faire dans un registre côté et paraphé.
Comme on peut le constater, l’engagement des dépenses du parti, à tous les niveaux, se fait sur la base de signatures. Cela témoigne de la sincérité et de la moralité des dépenses.
DE L’HISTOIRE DU FINANCEMENT DES PARTIS
A cause de la nature des partis politiques et surtout de leur statut juridique qui ne militait pas en faveur de leur financement par les contribuables, le financement public a été pendant longtemps absent des débats politiques.
Selon l’article 2 de la charte des partis politiques du Mali : “les partis politiques sont des organisations de citoyens réunis par une communauté d’idées et de sentiments prenant la forme d’un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques...”.
Cependant, le mécanisme du financement des partis politiques est l’un de ces facteurs dont il convient de privilégier dans le débat politique sur la viabilité des partis politiques.
D’ailleurs, l’usage de l’argent des contribuables pour financer les partis n’est nullement un phénomène récent. Dans certains pays, une pratique assez ancienne des gouvernements était d’utiliser des fonds secrets pour soutenir leurs alliés politiques.
Ainsi, dans l’histoire de l’Allemagne, au 19ème siècle, Bismarck avait institué un fond secret dit fond reptile. Son usage était de soudoyer les journalistes, mais ce fond servait également divers objectifs politiques tant à l’intérieur de l’Allemagne qu’à l’étranger.
A côté de ce vieux système de fonds gouvernementaux dissimulés, utilisés à des fins politiques et partisanes, le 20ème siècle voit le développement du soutien financier de l’Etat devenir la norme. Celui-ci prend des formes diverses comme : l’assistance financière aux membres des assemblées législatives en charge des fonds publics, les traitements et gratifications pour parlementaire, les indemnités aux élus, l’assistance pour un groupe de partis dans les assemblées législatives.
Au Mali, déjà sous la première République, l’US-RDA était un parti-Etat. Il ne disposait pas d’un budget autonome, mais bénéficiait de l’assistance financière de l’administration au point de considérer que cette administration et le parti partageaient le même budget.
Sous la deuxième République, le financement de l’UDPM a été institué par le Bureau Exécutif Central (BEC). La recherche des fonds était assurée par l’administration. Ces ressources étaient des deniers publics et obéissaient aux règles de comptabilité publique.
Sous la troisième République, Alpha Oumar Konaré a instauré le financement public des, partis politiques, indexé au budget d’Etat avec des conditionnalités.
LES OBJECTIFS ET LES RESULTATS DE L’ATELIER
L’atelier du 7 novembre dernier à l’intention des responsables chargés des questions financières de l’URD avait comme objectifs entre autres :
- d’augmenter les capacités financières du parti ;
- renforcer la capacité des cadres dans la gestion des ressuorces financières ;
- harmoniser les méthodes de gestion des ressources ;
- identifier les contraintes et obstacles à la participation financière des militants aux activités du parti ;
- identifier les sources possibles et légales de financement et de revenus ;
- initier les cadres des sections aux méthodes et stratégies de mobilisation des ressources financières pour l’URD.
Désormais, on peut affirmer que l’Union pour la République et la Démocratie dispose d’un guide pour la mobilisation des ressources. Les cadres chargés des questions de finances n’ont plus d’excuse pour élaborer un projet de budget à tous les niveaux.
En tout état de cause, les participants à l’atelier du 7 novembre 2009 étaient bien représentatifs des structures, instances et organes de l’URD.
Daba Balla KEITA
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