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Face au matraquage des dirigeants, et médias occidentaux contre le régime de Moussa Dadis Camara, le parti Solidarité Africaine pour le Démocratie et l’Indépendance (SADI) a tenu une conférence-débats. C’était le jeudi 5 novembre dans le siège de la Radio Kayira à Bamako, en vue de proposer à la crise guinéenne une solution adéquate avec comme orateur principal le Pr. Ismaël Condé secrétaire National du Parti de la Révolution Populaire Africaine de Guinée (PRPAG). A cette occasion plusieurs ténors du parti SADI étaient présents, dont le Dr. Oumar Mariko, Cheick Oumar Sissoko, respectivement secrétaire général et président.
Le conférencier dans exposé a indiqué qu’il est donc temps que la Communauté Internationale, s’agissant de la Guinée, sorte de ses principes pour se joindre au peuple dans son besoin et sa volonté ardemment exprimés, que la tâche prioritaire de la transition soit plutôt l’asainissement général de la société guinéenne. Au demeurant, le ralliement à la réalité, même s’il se fait avec un certain retard, ne peut jamais que grandir ou élever.
Selon le conférencier, la priorité aux élections est voulue principalement ou uniquement par la toute petite minorité des hommes politiques obsédés par le désir d’accéder au pouvoir. Cette même priorité est également voulue par une autre toute petite minorité, celle des Guinéens qui, par la délinquance dans la conduite des affaires de l’Etat pendant le régime du Général Lassana Conté, font dire aujourd’hui de celui-ci qu’il n’a été qu’un régime de brigandage, de pillage et de spoliation du peuple.
Naturellement, ces criminels ne peuvent voir l’assainissement ou les audits que comme un danger grave. La communauté Internationale, aux dires du secrétaire National du PRPAG, ne doit se confirmer en aucune manière, comme le soutien et le complice de l’une ou de l’autre de ces minorités.
Par ailleurs, le PRPAG considère que c’est la logique elle-même qui impose les audits comme premier pas de la transition. En effet, le pays dominé par la corruption, le vol et le détournement des biens publics peut-il aller au vrai développement ? Dès lors, n’est-il pas salutaire qu’une lutte opiniâtre soit livrée contre ces crimes ?, S’interroge le conférencier.
Sous cet angle, la communauté internationale est l’un des premiers bénéficiaires des audits. Car, l’intégrité des cadres dans la gestion est l’une des conditions indispensables de l’efficacité et de l’efficience de son aide.
Le PRPAG soutient que les audits ne doivent pas être séparés des élections. Ils s’imbriquent de telle façon que les audits sont le préalable des élections.
L’assainissement sera à la fois économique et politique. Il sera politique parce qu’il révèlera le vrai portrait moral de tous ceux qui briguent les mandats électoraux parmi les hauts fonctionnaires du pays. S’ils sont correctement menés, les audits seront aussi une dénonciation, par les faits, de l’éthocentrisme. Dans tous les cas, les audits contribueront largement au redressement moral de la société.
M. Condé affirme par la suite que la communauté Internationale ne peut fermer les yeux sur les avantages de la priorité des audits. Donc qu’à la place de l’ultimatum sur les candidatures, qu’elle suggère au C.N.D.D, plutôt l’établissement du chronogramme des audits et la soumission, seulement pour amendement, de ce chronogramme aux acteurs politiques et sociaux.
“C’est le lieu pour nous de lancer pour autre fois encore, à la Communauté Internationale, l’appel d’user de toute son influence pour faire affranchir la vie politique guinéenne du marécage des petits sentiments, et des bas sentiments, dans lequel elle ne fait que s’embourber. La démocratie ne cesse-t-elle pas d’être elle-même, pour devenir autre chose, quand, par exemple, elle doit faire du pouvoir un cahier de roulement ? Il est impérieux que la vie politique guinéenne, de l’affrontement des individus pour leur ambition égoïste, s’élève plutôt à la confrontation des idéaux ou des projets de société”, a dit le Pr. Ismaël Condé, secrétaire National du PRPAG.
Le conférencier a en outre, martelé que les africains doivent renforcer leur solidarité pour lutter contre l’impérialisme des occidentaux. Selon lui le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la République de Guinée est l’incarnation de cette lutte.
Le Dr. Oumar Mariko, à la suite du conférencier a répondu à Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale du Mali qui disait que “le Dialogue n’était plus possible avec Moussa Dadis après les évènements du 28 septembre dernier.”
A ce propos le secrétaire général du parti SADI a retorqué en disant “comment suspendre le dialogue avec quelqu’un que tu n’as jamais eu de dialogue ? Lors de la crise ivoirienne, des centaine de maliens ont été assassinés, aucune autorité n’a parlé de rupture de dialogue avec la Côte d’Ivoire”.
En définitive, les uns et les autres ont émis l’idée de soutenir le peuple guinéen contre l’impérialisme.
Mamoutou DIALLO
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