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Dans le bras de fer engagé par les responsables de la fédération malienne des artistes (FEDAMA) contre le département de la culture, on est tenté de croire que le ministre Mohamed El Moctar a fait sien aujourd’hui l’adage selon lequel : “on peut pardonner mais jamais oublier”. En tout cas, ce n’est pas le président dudit bureau qui dira le contraire.
De bommes sources, le président du bureau de la fédération des artistes du Mali était invité à une rencontre au même titre que le chef du département Mohamed El Moctar. Ce dernier, nous a t-on rapporté, était assis à la première rangée au même titre que le président de la FEDAMA et d’autres personnalités.
Arrivé sur les lieux, un peu en retard, le chef du département aurait refusé de respecter le plus pêtit geste d’une tradition qui consiste à dire bonjour à une personne. Le président de la FEDAMA et tous ceux qui étaient à ses côtés, ont été sidérés par l’attitude du ministre. “Pourquoi le ministre fait ça? N’est-il pas content de notre présence ici?”, s’étaient interrogés certaines personnes.
Pour le président des artistes du Mali, il fallait quand même savoir davantage. Car au delà du bureau qui était en mauvais terme avec le ministre à un moment donné, il est aussi artiste avant tout. C’est ainsi qu’il se serait approché de son chef, juste au moment de la coupure du ruban symbolique, pour lui adresser la parole. A son bonjour, M. le ministre de la Culture aurait fait une sourde oreille.
Par son attitude, le président a compris que son chef ne voudrait pas lui adresser la parole comme si c’était pour lui dire. “Ne t’approche pas de moi, car nous sommes en guerre“. une telle attitude sied t-elle à un chef, de surcroît un ministre ? Voilà une question à laquelle on cherche une réponse à la FEDAMA.
Avant cet incident malencontreux, il y aurait eu un antécédent entre le chef du département et ses collaborateurs du bureau de la FEMADA. Antécédent lié à la guerre livrée pour la défense des intérêts des artistes maliens. Lors d’une rencontre, le ministre El Moctar se serait adressé à ceux-ci en ces termes : “Moi je suis assis sur une roche”, une manière d’expliquer aux responsables du bureau de la fédération que malgré tout le bruit qu’ils font autour de lui, ils ne peuvent pas mettre en cause son poste.
Un chef ne doit-il pas toujours se mettre au-dessus de certaines situations et le plus simple est de se dire “je suis chef” avant tout ?
Laya DIARRA
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