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Assainissement des finances publiques; développement des ressources humaines, l’éducation et la formation professionnelle; jeunesse et emplois; santé et développement social; développement des infrastructures et équipements, routes et ponts, communication et transports; développement de l’agriculture et de l’élevage; l’amélioration du cadre de vie; soutien au financement su développement des PME-PMI; la réforme économique et l’amélioration de la gouvernance, et enfin, les investissements publics en partenariat avec les bailleurs de fonds. Voici les secteurs choisis par le gouvernement, sous la férule du président de la République, Amadou Toumani Touré, pour bénéficier des ressources de la vente de 51% des actions de la Sotelma, soit 180 milliards de FCFA. Il s’agit pour les autorités d’engager des actions de soutien à la croissance économique pour imprimer un élan plus fort au développement du pays.
Le président de la République, Amadou Toumani Touré a mis fin, le vendredi 6 novembre, dans la salle des Banquets à Koulouba, à la polémique née de la sortie du groupe parlementaire PARENA-SADI concernant l’utilisation des ressources de la vente de 51% des actions de la Sotelma, soit 180 milliards de FCFA, en rendant publique la répartition de ladite somme aux secteurs porteurs. C’était en présence du chef du gouvernement, Modibo Sidibé, entouré de l’ensemble de ses ministres, des chefs des institutions de la République, des élus nationaux et communaux, des représentants de la société civile, des partenaires au développement et des journalistes.
L’exercice est une première dans l’histoire du Mali qui dénote non seulement de la volonté du président ATT de «marquer davantage le tournant pris, pour plus de progrès économique et social, par une mise à niveau de nos entreprises, pour qu’ils relèvent le défi de la compétitivité», mais également de gérer de façon transparente les ressources.
Les 180 milliards de FCFA tirés de la vente des 51% des actions de la Sotelma dont il s’agit, dans ce cas précis, sont des ressources exceptionnelles qui ne sont pas récurrentes. C’est pourquoi, le président ATT a soutenu qu’ «elles doivent servir à soutenir les actions concourant à conforter la stratégie de croissance économique. C’est la finalité de vision traduite dans le Projet de développement économique et social (PDES) pour porter progressivement le Mali au rang des pays émergents en transformant nos potentialités en véritables sources de croissance durable». C’est pourquoi, le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, lui qui s’est investi personnellement pour réussir au mieux la privatisation de la Sotelma, a instruit au gouvernement Modibo Sidibé d’investir les 180 milliards d FCFA dont il s’agit dans les secteurs porteurs afin de soutenir l’élan du développement du pays. Pour ce faire, huit axes majeurs sont concernés par ce partage de profit.
Il s’agit, premièrement, de l’Assainissement des finances publiques. Deuxièmement du développement des ressources humaines qui passe par les enseignements supérieur, secondaire, la formation professionnelle, la jeunesse et l’emplois, la santé et le développement social. Le troisième axe concerne le développement des infrastructures et des équipements : les routes et ponts, la communication et le transport.
Le quatrième axe a trait au développement de l’agriculture et de l’élevage. L’amélioration du cadre de vie constitue le cinquième axe. Le sixième a trait au soutien au financement su développement des PME-PMI. Le septième porte sur la réforme économique et l’amélioration de la gouvernance. Enfin le huitième et dernier axe est relatif aux investissements publics en partenariat avec les bailleurs de fond.
Plus de 57,5 milliards de FCFA pour les finances publiques et le renforcements des capacités
En ce qui concerne le premier axe, l’assainissement des finances publiques, ce sont 40 milliards de FCFA, soit 22,17%, qui y seront consentis dont 24 milliards de FCFA pour le paiement des mandats des opérateurs économiques et 16 milliards de FCFA pour le paiement des banques pour la période 2009. 17 508 000 000 de FCFA, soit 9,71%, sont réservés pour le développement des ressources humaines qui constitue le deuxième axe. Sur ce montant, la part de la jeunesse, de l’éducation et de l’emploi s’élève à 14 555 000 000 FCFA contre 2 953 000 000 FCFA pour la santé le développement social. 7 655 milliards de FCFA sont prévus pour l’enseignement supérieur. Ils seront investis dans la construction d’infrastructures universitaires à Bamako et à Ségou (cités universitaires, amphithéâtres, salles de classe et laboratoires…) pour un montant 7 milliards de FCFA sur la période 2010 2011. Ainsi, 500 millions de FCFA sont réservés pour la création d’un fonds de compétitivité pour la recherche pour la même période 2010 2011. Ce n’est pas tout, 155 millions de FCFA sont prévus pour l’interconnexion à Internet haut débit de l’Universités de Bamako et des établissements d’enseignement supérieur.
La part de l’enseignement secondaire, la formation professionnelle, la jeunesse et l’emploi se chiffre à 6,9 milliards de FCFA repartis comme suit : 5 400 000 000 de FCFA pour le programme de construction et d’équipement de lycées techniques et des instituts de formation professionnelle (IFP), quatre lycées d’enseignement général, cinq lycées techniques et l’institut de formation professionnelle à vocation industrielle pour la période 2010-2011. Pour le renforcement des capacités financières de l’Agence pour la Promotion de l’emploi des Jeunes (APEJ) ce sont 1 500 000 000 de FCFA qui seront consentis; 2 953 milliards de FCFA sont prévus pour la santé et le développement social. Sur ce montant, 1 000 000 000 de FCFA seront affectés a la construction de l’hôpital de Mopti. Le même montant est également réservé pour les travaux de hôpital de Sikasso. S’y ajoutent 953 000 000 de FCFA pour l’équipement informatique et l’assurance maladie obligatoire pour la période 2010.
Plus de 20,5 milliards de FCFA pour les infrastructuresles équipements, l’agriculture et l’élevage
Concernant le troisième axe relatif au développement des infrastructures et équipements, leur part s’élève à 14 610 milliards de FCFA, soit 8,10% dont 7 250 000 000 de FCFA pour les routes et les ponts contre 7 360 000 000 de FCFa pour la communication et le transport.
Pour les routes et ponts, sont concernés par le projet le bitumage de la route Bafoulabé-Mahina de 6 km dans la région de Kayes pour un montant de 1 000 000 000 de FCFA pour la période 2009-2010, le bitumage de 5km de voirie à Koulikoro pour également 1 000 000 000 de FCFA pour la même période 2009-2010, le bitumage de 5km de voirie à Kidal pour 1 250 000 000 de FCFA pour la période 2010-2011, la construction de voie d’accès à l’hôpital de Yirimadjo pour 1 000 000 000 de FCFA pour la période 2010, la construction du pont sur le Baoulé entre Manankoro et Tienfinzo pour un montant de 3 000 000 000 de FCFA pour la période 2010-2012. Concernant la communication et les transports, il est prévu l’achat d’un car régie de 12 cameras pour un montant 1 950 000 000 FCFA, un car de production de 4 cameras pour 700 000 000 de FCFA, un car régie audio production et reportage pour 150 000 000 de FCFA, un fly et accessoires sur véhicule d’une valeur de 360 000 000 FCFA, une station terrienne émission d’une valeur de 1 200 000 000 de FCFA. Toutes ses réalisations seront effectuées en 2010. S’y ajoute l’acquisition de bateaux à fond plat pour la COMANAV pour un montant de 3 milliards de FCFA.
S’agissant de l’axe quatre qui concerne le développement de l’agriculture et de l’élevage, ce sont 15,900 milliards de FCFA, soit 8,81%, qui seront investis dans ces domaines dont 6 milliards de FCFA pour les aménagements de proximité prévus pour la période 2010-2011, l’entretien et l’aménagement des infrastructures de vulgarisation à l’Office du Niger pour un montant de 4 100 000 000 de FCFA pour l’année 2010, la dotation du fonds national de développement agricole d’une valeur de 5 milliards de FCFA pour la période 2010-2011.
Ce n’est pas tout. Le projet de développement et de vulgarisation de la production laitière au Mali (PRODEVALAIT) va bénéficier de 800 000 000 de FCFA pour la période 2010-2012.
Près de 40 milliards de FCFA pour le cadre de vie et les PME-PMI
Pour l’amélioration du cadre de vie qui constitue le cinquième axe, ce sont 23,913 milliards de FCFA, soit 13,26%, qui sont réservés pour ce chapitre avec 10 milliards de FCFA pour la dotation du fonds national d’investissement des collectivités territoriales pour la période 2010-2011, la réhabilitation des casernes militaires pour 5 milliards de FCFA pour la période 2010-2011.
Le programme de logements sociaux va bénéficier de la somme de 6 500 000 000 de FCFA pour l’année 2010 afin de continuer l’œuvre combien salvatrice du président ATT. D’autres travaux sont concernés par ce chapitre de l’amélioration du cadre de vie. Il s’agit de l’aménagement du Diafrana kô pour un montant de 1 613 597 521 de FCFA pour l’année 2010 et la construction d’un Monument du Cinquantenaire de l’Indépendance du Mali pour la somme de 800 000 000 de FCFA en 2010.
Le sixième axe, relatif au soutien au financement du développement des PME-PM, va bénéficier de 10 milliards de FCFA, soit 5,54% afin de créer un fonds de garantie pour le secteur privé pour un montant de 5 milliards de FCFA pour la période 2010-2011. Le fonds national d’investissement va également bénéficier de la somme de 5 milliards de FCFA pour la même période 2010.
Plus de 37 milliards de FCFA pour les réformes et les investissements publics
La réforme économique et l’amélioration de la gouvernance, qui constitue le septième axe, bénéficiera de 6,900 milliards de FCFA, soit 3,83% dont 5 milliards de FCFA réservés pour la restructuration de la Banque de Habitat du Mali (BHM) pour l’année 2010 et l’appui au Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC) pour une valeur de 1 900 000 000 de FCFA pour l’année 2010.
Enfin, ce sont 36,556 milliards de FCFA, soit 20,27% qui seront investis pour le huitième et dernier axe relatif aux investissements publics en partenariat avec les bailleurs de fonds. Ainsi, les réalisations porteront sur la création d’un pôle de technologie, le raccordement de villes secondaires au réseau routier national sur plus de 100 km, la construction d’un second pont à Kayes, l’aménagement et le développement du système Faguibine.
S’y ajoutent l’aménagement du parc industriel de Bamako-Sénou, la mise en place d’un cadastre moderne pour les villes de Bamako et de Kati, enfin, le renforcement des capacités logistiques des armées et des administration territoriales. Ce n’est pas tout. Il faut également y ajouter le plan social qui s’élève à 15 milliards de FCFA, soit 8,32%.
Ainsi, comme on peut bien remarquer, aucun secteur porteur n’a été oublié dans le cadre de l’utilisation des fonds de la vente des 51% des actions de la Sotelma, soit 180 milliards de FCFA. Il y a lieu de féliciter le comité technique qui était à pied d’œuvre, depuis des mois, pour que nous arrivions à ce projet digne des actions de soutien à la croissance économique.
Pour la mise en œuvre de ces actions, le président ATT a souligné qu’ «il est important de veiller à garantir la plus grande transparence quant à la pleine utilisation des ressources pour les objectifs visés» et il n’a pas manqué d’indiquer que «l’allocation des ressources aux différentes actions retenues se fera à travers les procédures budgétaires. Ainsi, le chef du gouvernement a demandé la mise en place d’un comité de suivi de l’utilisation de ces ressources regroupant les représentants de différents départements ministériels concernés sous l’autorité du Premier ministre Modibo Sidibé».
Alassane DIARRA
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