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Nous avons le logo du cinquantenaire et il faut d’autant plus l’adopter que son auteur est une jeune compatriote qui vient de terminer ses études supérieures et qui a dit lundi toute sa fierté d’avoir été la lauréate d’une sélection qui a épluché près de deux cent propositions.
Et puis, nous avons eu une cérémonie qui se devait d’être brève et intense pour la circonstance et qui l’a été, même si les Maliens doivent, apprendre, chef d’Etat et chauffeurs de Sotrama confondus, apprendre à chanter leur hymne national à haute et intelligible voix. Un jalon est donc marqué sur la route de la célébration du cinquantenaire de notre nation. Nous savons tous l’enjeu de ce tournant unique dans la vie d’une nation. En ce qu’il doit générer de complicité et de communion entre nous quels que soient nos différences et nos différends.
Et surtout en ce qu’il peut constituer pour nous un nouveau point de départ après le regard jeté sur le chemin parcouru, sans en rougir forcément, mais aussi sans en exagérer les acquis. Le président Touré qui a le privilège et la servitude d’être le facilitateur de ce rendez-vous capital avec nous-mêmes doit savoir qu’en dehors du cinquantenaire, très peu d’opportunités de nous rassembler existeront avant 2012 qui doit justement prolonger la communion au lieu de l’estomper. Trois choses sont donc essentielles pour éviter à l’évènement d’être ce que nous ne voulons pas qu’il soit.
D’abord les ressources : ce projet nous lie, il coûtera cher et sans le laisser nous ruiner, il nous faudra lui consentir une générosité à la hauteur du moment. Ensuite le temps : il ne nous attend pas, il nous faudra tout faire à temps, sans être obligé de mettre les bouchées doubles à la dernière minute et courir le risque d’un échec qui ne serait pas pardonnable. Enfin le savoir-faire : coordonner sans aucun doute, mais encourager tous les porteurs de projets, les aider au besoin, décentraliser autant que possible les célébrations, tout en les mettant dans un plan d’ensemble. Le savoir-faire est là. Quid de l’argent et du temps ?
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