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La 13e conférence et exposition sur le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique a été ouverte par le président de la République, Amadou Toumani Touré, en présence de son homologue de la République de Sao Tomé et Principe, M. Fradique de Menzes, le mardi 10 novembre 2009, au Centre international de conférence de Bamako. Jusqu’au 13 novembre prochain, les participants venus de plus d’une trentaine de pays réfléchiront sur le thème : « développement des ressources naturelles : valorisation par l’information ».
Des remarques faites par les observateurs, l’industrie extractive est caractérisée par une baisse de la production dans beaucoup de pays. Cela, à cause des difficultés de mobilisation des financements dues à la crise économique internationale, au ralentissement de la recherche devant favoriser la découverte de nouvelles mines, mais aussi du fait des revendications catégorielles et sociétales pour une meilleure gouvernance dans la gestion des ressources minières et le développement des communautés locales de même que la protection de l’environnement et des écosystèmes. Et pourtant des mêmes constats, les industries extractives peuvent contribuer à la croissance économique des nations et à l’amélioration de leur gouvernance. Elles peuvent aussi aider à réduire la pauvreté de diverses manières à travers des revenus gérés par l’activité minière et par la création d’activités industrielles connexes et annexes.
C’est dire donc que les ressources minières constituent une opportunité pour les pays notamment africains qui disposent d’importantes réserves mondiales de métaux, de pétrole et de gaz. Dans plusieurs de ces pays, les ressources minières et pétrolières constituent la première source de revenus et le moteur de la croissance. Ce qui classe l’Afrique à l’économie mondiale. Malgré la disponibilité des richesses, seulement 35% des habitants du continent ont accès à une énergie commerciale (charbon, gaz, l’uranium ou les produits pétroliers) et moins de 10% ont accès à l’électricité. Une situation qui interpelle tout le monde.
Il a été constaté que la problématique de la valorisation des ressources naturelles, notamment minières, est au cœur des stratégies nationales de développement, dont la plupart des pays se sont dotés et qu’ils sont en train de mettre en œuvre pour la perspective des OMD en 2015.
Au Mali, selon le Ministre des Mines, Abou-Bakar Traoré, l’amélioration de la contribution du secteur minier à l’économie est faite par : l’installation d’un suivi rapproché et régulier de la production aurifère, le renforcement de la production artisanale de l’or, la diversification de la recherche et de l’exploitation des ressources minérales, l’intensification de la recherche et la prospective pétrolière et la relecture du code minier afin de mettre en place une législation plus incitative et plus soucieuse du développement communautaire. Il a rappelé que le Mali est en train de se doter des instruments et outils pour réussir définitivement l’ancrage de l’industrie minière dans le tissu économique national.
Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a expliqué aux participants que les thèmes qu’ils traiteront constituent leurs préoccupations. D’abord, il a indiqué que les pays africains, bien qu’ils sont pauvres ont la plupart des sous sols très riches en ressources minières. Ce qui est pour lui un paradoxe. Par ailleurs, ATT a souligné qu’il est bon de pouvoir cultiver la manne de richesse minière en faisant plusieurs recherches. Pour terminer, il a mis l’accent sur le code de conduite qui permet à l’Etat de rendre compte de la gestion qui est faite de l’argent de l’or du Mali.
Pour la représentante du PNUD au Mali, Mme Hon M’Barang Gasarabwe, la mise en application des principes et critères de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives permet une gestion plus transparente des revenus du secteur minier et contribue à mener une lutte plus efficiente contre la fraude et la contrebande minière.
Hadama B Fofana
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