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A peine installé il y a quelques mois en lieu et place de Seydina Oumar Dicko, le tout nouveau PDG du Centre de services de production audiovisuelle (CESPA), Baba Dagamaissa commence à faire planer des doutes sur ses intentions de gérer la boîte. C’est le moins que l’on puisse dire d’un Directeur général de service public, qui a jugé persona non grata les représentants des médias privés qui ont bien voulu assurer la couverture médiatique du Conseil d’administration du CESPA, tenu hier. Qui vous a-t-il invité ? Lança-t-il en substance aux journalistes privés. Après avoir expliqué qu’ils sont venus à la recherche d’informations comme cela est de leur devoir, les confrères se sont retirés de la salle, tout en y laissant l’équipe de l’ORTM.
Une telle attitude suscite des interrogations. Que cache donc le PDG Baba Dagamaissa à la presse ? Est-il entrain de préparer un mauvais et vilain cocktail ? Nous ne saurons répondre. Toujours est-il que les journalistes présents n’ont pu s’empêcher de penser à son passage à la primature et surtout à ce qui avait été qualifié du refus de l’ex Premier ministre Ousmane Issouffi Maiga de le garder à la primature à l’époque. Alors comment l’homme a-t-il débarqué soudainement au CESPA ? Une boîte qui, disons-le aujourd’hui, a été sortie de l’ornière par M. Dicko. Une chose est sure, il est écœurant de constater ce genre d’attitude chez un Directeur général qui, plus est, est journaliste. Tout porte à croire que pour un Centre de communication qui se veut être au service du développement, la trempe du nouveau PDG suscite de sérieuses inquiétudes. Ce mépris, affiché à l’endroit de la presse privée inspire tout sauf confiance. Car détester la présence de ses confrères à l’ouverture de son Conseil d’administration veut dire simplement qu’il y a anguille sous roche. Il est donc plus que jamais nécessaire que les autorités prennent des précautions à temps et au plus vite pour sauver le bateau CESPA. Aussi est-il important de préciser que le PDG semble ignorer qu’un service public ne se gère pas comme on veut. Si cela était le cas pourquoi un Conseil d’administration. C’est dire que si on ne souhaite de médias privés à son conseil d’Administration, la logique recommande simplement de rendre le tablier et de créer son entreprise à soi.
Amadou N’DJIM
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