Jeudi 02 Septembre 18:20 GMT à Bamako [La Météo]
 faire de Maliweb ma page d'accueil   publicité sur Maliweb   nous contacter 
 Accueil  Politique Sports Économie Faits divers Musique Régions Monde Contributions Gastronomie Annonces   Nord-Mali Immigration 
             Actualités - Archives
  Retrouvez tous les articles publiés le
            
 
 L'image du jour 13 Aoû
Vacances gouvernementales : On se ravitaille pour le Sounkalo
 Publicité | Sponsors
CARE MALI
La Démocratie dans L'Harmonie
Joignez-vous à la Conversation
Google
 
 
Education
  Enseignement fondamental dans le district de Bamako : Le diagnostic du SNEC fait verser des larmes !
 Le Quotidien de Bko, 12/11/2009 Commentaires [ 5 ] E-mail Imprimer

Il n’est un secret pour personne que l’école Malienne et particulièrement l’enseignement fondamental est confronté à de sérieux problèmes qui ont pour noms : manque d’infrastructures, les effectifs pléthoriques, insuffisance du corps enseignants etc …Ces problèmes entravent l’atteinte des objectif de l’EPT (Education Pour Tous) d’ici 2015.Ces informations sont issues du rapport d’une étude faite par le SNEC (Syndicat national de l’éducation et de la culture) dans le cadre de son programme EPT-VIH SIDA en partenariat avec l’internationale de l’éducation. L’étude a porté sur l’état des lieux des infrastructures scolaires publiques du 1er et du 2ème cycle de l’enseignement fondamental dans le district de Bamako. La présentation de ce rapport a été faite hier mercredi 11 novembre à la maison du partenariat.

D’entrée de jeu, c’est le secrétaire général du SNEC, Tibou Telly qui a campé le décor de cet événement. Selon lui, l’école malienne souffre d’un manque d’infrastructures, les conditions de travail sont loin d’être réunis et à cela s’ajoute le problème d’effectif pléthorique.

« Est-ce que ces conditions de travail permettent de dispenser un enseignement de qualité pour de bons résultats », se demande M. Telly.

Lequel, d’ajouter que les enseignants n’ont pas demandé beaucoup de choses, juste de bonnes conditions de travail. Pour l’atteinte des objectifs de l’EPT dira t-il, il faudrait que les uns et les autres conjuguent leurs efforts.

Dans une projection faite sur l’étude, il ressort que les résultats ne sont pas réconfortants avec à la clé des établissements vétustes, non hygiéniques, le manque de classes, d’enseignants etc.…dans toutes les zones couvertes par l’étude à travers le district de Bamako.

Ainsi, dans certains quartiers comme Banankabougou, il ya le manque de classes, des toilettes inadéquates.

Dans le même quartier, cette étude a relevé la présence d’un effectif pléthorique (110 à 115 élèves par classes), des mobiliers incomplets et des classes qui datent des années 70 et ne sont plus dignes de ce nom comme en témoigne Alassane Haidara, Directeur de l’école E de Banankabougou.

Même constat à l’école de Kalabancoro où l’eau coule par les toitures des classes pendant l’hivernage, rendant impossible le travail sous la pluie.

Aussi à l’école de Djicoroni, les enseignants ont témoigné qu’il n’ya aucune condition d’étude, un manque d’hygiène criard, de table bancs et d’enseignants. Selon les témoignages de certains enseignants, des poissons sont souvent péchés dans la cour de cet établissement après la pluie et les classes sont vétustes avec des trous de rats, le manque de latrines. Ainsi, la cour est inondée à la moindre pluie et les classes souvent inaccessibles.

Le constat est amère à l’école de Lafiabougou C1 où il ya un effectif pléthorique avec des élèves qui s’asseyent à quatre par table-banc. Ce qui les empêche d’écrire aisément.

Même constat à Djicoroni Para où les classes sont en mauvais état ainsi que les équipements et mobiliers.

A l’école de Toroko C, sur l’autre rive, le constat est qu’aucune toilette n’est utilisable, la cour est délabrée et les classes défectueuses à en croire le directeur de cet établissement.

A l’école de Djelibougou A, la scène est triste, en plus des salles de classes qui sont délabrées, la cour de cette école sert de lieu de repos pour les animaux et de dortoir pour les fous.

Certains élèves de l’école de Doumazana diront qu’ils sont trop nombreux dans leurs classes, ce qui fait qu’il leur est souvent pratiquement impossible de comprendre certaines explications des maitres et qu’ils ont des difficultés  à écrire au regard du nombre d’élèves qui s’asseyent sur le même banc.

 Ce constat est le même dans toutes les écoles publiques que l’étude a concerné partout à travers le district de Bamako.

L’étude montre ainsi que l’état des infrastructures constitue un véritable frein à l’éducation de qualité.

Les propositions du SNEC 

Pour accélérer le développement quantitatif et qualitatif des infrastructures de l’enseignement de base à Bamako, le SNEC a ainsi proposé un plaidoyer actif avec toutes les organisations de la société civile notamment la coalition des EPT autour des recommandations suivantes :

A l’endroit des partenaires techniques et financiers, le SNEC propose l’augmentation des dépenses en éducation au cours des 10 prochaines années pour permettre au système d’absorber plus d’un million d’enfants qui ne fréquentent pas actuellement l’école primaire. La réduction de la taille des classes pour le moins à 40 élèves par enseignant au lieu de 90.

A l’endroit des élus, le SNEC propose l’implication effective de tous les acteurs concernés dans l’élaboration du budget de l’éducation car celle-ci doit être participative et tenir compte des besoins exprimés par tous les échelons de l’administration scolaire.

Aussi le SNEC estime qu’un transfert des ressources aux communes permettra aux collectivités décentralisées d’assumer les compétences qui leur sont transférées ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation et de coordination des interventions des partenaires.

En ce qui concerne les élus, le SNEC estime que si les communes veulent remplir les taches éducatives, il leur faut chercher non seulement de nouvelles sources de financement mais aussi faire un emploi plus judicieux de leurs budgets.

Le SNEC est convaincu que pour l’atteinte de l’éducation pour tous, le défi ne consiste pas seulement à garantir l’accès universel à l’éducation, mais qu’il s’agit également d’offrir une éducation de qualité à travers l’interaction enseignant-infrastructures et équipement.

La cérémonie a pris fin par la remise du rapport au représentant du ministre de l’éducation, de l’alphabétisation et des langues nationales.

Dieudonné Diama

 

Le Quotidien de Bko, est seul responsable du contenu de cet article  
1221 hits
À lire également
Etat de lieux sur l'éducation fondamentale à Bamako : Le SNEC a mis le pied dans le plat  ( 3)
Assises nationales de la jeunesse : Vers la dissémination des résultats  
Renforcement des Capacités de Recherche en Afrique : La société économique du savoir au service de l’enseignement supérieur  
 
Vos commentaires Modifier mon avatar 
Posté par pourlemali  246,  le 12 Nov 2009 13:59:07 GMT
 
L'État a le devoir de doter les écoles d'infrastructures adéquates.
Cependant, leur entretien relève de l'organisation scolaire : l'hygiène,
réfection des toitures, portes, fenêtres et autres petits travaux ne
nécessitant de sommes importantes. Les frais d'inscriptions et les
cotisations traditionnellement servaient à faire face à de telles
dépenses. En outre, dans les taxes de développement local, une partie
revenait aux APE. En partant de ces possibilités réelles, en termes de
bonne organisation et de bonne gestion le problème actuel peut être
résolu 60 %. Par ailleurs, l'Etat peut en fonction de ses moyens
améliorer davantage le traitement des enseignants.
 
  Répondre à < pourlemali >
Posté par Lastus  7,  le 12 Nov 2009 12:52:10 GMT
 
Mais pourquoi on bavarde tant autour de l'école primaire au Mali??!! Les
problèmes sont connus depuis des années, des propositions de sortie de
crise sont formulées chaque année par les différents acteurs, mais elles
ne sont jamais mises en application. Alors s'il vous plait trève de blah
blah blah et au travail.
 
  Répondre à < Lastus >
Posté par zaddy  97,  le 12 Nov 2009 12:20:29 GMT
 
je pense que la participation de tous est nécéssaire pour la bonne
avancée de l'éducation
 
  Répondre à < zaddy >
Posté par Ançaar  38,  le 12 Nov 2009 09:25:17 GMT
 
Ndy, Merci pour ta contribution. L'État construit les classes, paie les
maitres. Il revient aux élèves et à leur communauté d'entretenir
l'école.N'attendez pas tout de l'État, chers enseignants, car vos
revendications sont encore sur la table du Gouvernement.
 
  Répondre à < Ançaar >
Posté par Ndy  3126,  le 12 Nov 2009 08:23:35 GMT
 
Demandé aux élèves de nettoyer les classes c’est très simple. Pour les
cours qui sont inondable, c’est aux élèves de les remplir, pour les
écoles dortoir d’animaux, chasser les et nettoyer la cour. Pour les
écoles qui n’ont pas une bonne toiture, demander à chaque élève de
cotiser 500FCFA et faite les toits. L’Etat ne peut pas tout faire, les
apprenants doivent apprendre tout cela. Si c’est ça seulement votre
problème, alors la solution est entre vos mains.
 
  Répondre à < Ndy >
 
Remonter
 Réagir à cet Article !
Nouveau !
Afin d'améliorer la qualité du débat sur maliweb.net, nous vous proposons de nouveaux  outils :
  • Devenez membre et votre commentaire apparaîtra immédiatement
  • Sinon, indiquez votre Pseudo (requis), et votre commentaire apparaîtra après modération
  • Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez Obtenir un compte, en moins de 30 secondes.
    Poster un commentaire  
    * Commentaires (1000 chars maxi)  smile   wink   mali   tongue   laughing   sad  angry  crying    
     
    * Pseudo   Mot de passe  Mémoriser (nom et email)
    NB. La rédaction de Maliweb vous demande d'éviter tout abus de langage en vue de maintenir le sérieux et de garantir la  crédibilité de vos interventions dans cette rubrique. Les commentaires des visiteurs ne reflètent pas nécessairement le point de vue du Groupe Maliweb et de ses membres. Votre adresse IP est enregistrée. Vos commentaires n'engagent que vous, et non Maliweb ou ses membres.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     L'actualité rapportée par ...
    L'Indépendant (02 Sep 10) Plus
     Guerre des sigles au sein formations politiques : La CARE du fils de Moussa Traoré et le Pdes de Séméga contestés (2)
     Il ne reste plus que 47 jours pour que le Pdes obtienne son récépissé qui doit être inséré dans le journal officiel La course contre la mo... (2)
     Arrêt sur image : Route Ségou-Bamako :Vivement le début de l'autoroute (1)
     Ministère de l'éducation, de l'alphabétisation et des langues nationales : Un siège flambant neuf pour les retraités de l'Education et de l... 
     Programme d'aménagement de proximité à Sikasso : Plus de 200 demandes en examen à la Direction Nationale du Génie Rural 
    Le Républicain (02 Sep 10) Plus
     Bureau du Vérificateur Général : Sidi Sosso Diarra est-il réellement indépendant ? (4)
     Discours / Le Président ATT au lancement du mois du cinquantenaire : Lien entre le 22 septembre 1878 et le 22 septembre 1960 (20)
     Saccages à l’internat des étudiants à Badalabougou : Abdrahamane Diakité et ses partisans mis en cause (18)
     22 septembre 2010 : L’ex-président Moussa Traoré assistera au défilé civil et militaire . Accordera une grande interview à l’Ortm (90)
     Rebondissement dans l’affaire Ismaël Haïdara : L’ex-régisseur de la prison de Ségou transféré à la MCA (5)
    L'Indépendant (01 Sep 10) Plus
     Un mois et demi après son lancement officiel : Le PDES peine à obtenir son récépissé (8)
     Ouverture ce mercredi du mois du cinquantenaire : Le président de la République à Logo Sabouciré pour un hommage national aux martyrs de ... (12)
     Rencontres entre partis frères et amis : Le PDES concocte son groupe parlementaire (2)
     Un ressortissant de Nioro à propos du conflit intercommunautaire entre Saracollés et Peulhs : "L'administration doit se lever à temps pou... (4)
     Focus: Bilan de la lutte antiterroriste depuis le 11 septembre 2001 : Au moment où les USA s'embourbent en Afghanistan et désertent l'Irak,... (2)
    22 Septembre (02 Sep 10) Plus
     Cinquantenaire du Mali : C’est parti à Logo - Sabouciré 
     Ali Nouhoum Diallo lors du Conseil communal des jeunes de la C III : «Apprenez l’histoire de notre peuple, embrassez sa culture de et celle... (3)
     « San bi duuru don « : Un album pour célébrer les 50 ans du Mali (1)
     Déclaration officielle de candidature de Kassoum Coulibaly à l’élection présidentielle de 2012 (17)
     Protocoles d’accord gouvernement - syndicats d’enseignants : Un coût estimé à plus de 3 milliards de FCFA 
    Le Matin (02 Sep 10) Plus
     Traque d'Al Qaïda au Maghreb islamique : Un détachement de l'armée française occupe le nord du Mali (39)
     Tombouctou : Des douaniers pilonnés par des trafiquants (8)
     Les Oubliés de la République : Cheick Sala Sacko, un grand serviteur de la nation (19)
     Intime conviction : Où est notre conscience citoyenne ? (2)
     Infidélité conjugale : Elle trompe son mari et accuse injustement son beau frère (23)
    Le Coq Cocorico (01 Sep 10) Plus
     Lutte contre la corruption et la délinquance financière : ATT, le Végal et les prédateurs de l’économie : lequel prendra le dessus ? (7)
     Magnambougou en CVI du District de Bamako : Un marabout fait chanter une pauvre dame afin de l’inciter à vivre avec lui (16)
     Social : Le loyer : un casse-tête pour les maliens (9)
     Escroquerie A Banankabougou en CVI : Comment l’opérateur Mamadou Nimaga a joué un grand coup à ATT et à son premier Ministre Ag Hamani (14)
     Politique : Quand la CODEM fait peur aux vieux partis (1)
     Autres titres de l'actualité...
    France / Sans-papiers : faire payer l'accès aux soins
    Football: retour en grâce de "bannis" de l'équipe du Bénin
    Sénégal: le chanteur Youssou Ndour lance sa télévision privée
    Guinée: Alpha Condé prévient qu'il n'acceptera "pas de fraude au 2e tour"
    IRAK - Barack Obama achève la mission de combat américaine
     Le Top 10 de la Semaine
    Vie de couple : L’infidélité comme passeport pour les femmes mariées (69)
    Défilé du cinquantenaire : L’ex Président Moussa Traoré à coté de ATT, Alpha et Mme Modibo Keita (190)
    Le fils de Moussa Traoré s’adresse aux Maliens: «Nos actions ne viseront ni l’héritage des anciens dirigeants, ni des gains politiques, ni des fins de vengeance» (51)
    Suite de l’assassinat odieux d’un Ukrainien dans la zone industrielle : . Les auteurs seraient liés à un réseau de drogues et de blanchiment d'argent . La victime réclamait une part plus importante lors du partage du butin (35)
    Seydou Kéïta à propos des Aigles du Mali : "J'ai décidé de prendre un peu de recul pour donner de la chance aux jeunes joueurs" (48)
    Match Cap Vert - Mali: Alain Giresse dévoile les 22 joueurs (34)
    Défection de certains joueurs de l’équipe nationale : Les limites du patriotisme (60)
    Tribune / L’Excision ou Circoncision des filles est une pratique islamique (198)
    Remaniement ministériel : Le règne d’un silence oppressant (26)
    Infidélité conjugale : Elle trompe son mari et accuse injustement son beau frère (23)
     
    Forums Rencontres Archives Horoscope Musique Petites Annonces Cuisine Portraits Etudiants Jeux
    © MALIWEB 2002-2010