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La bonne conduite pour réussir son mariage se présente aujourd’hui plus que jamais comme un important sujet d’étude, sa définition précise revêt une moindre importance. L’une de ces bonnes conduites pour éviter un second mariage s’étend au-delà des textes de lois, de la jurisprudence et de la doctrine, il faut donc l’analyser et le conceptualiser : c’est la soumission de la femme dans son ménage.
La loi No 62-17 AN-RM du 13 février 1962 portant code de mariage et de la tutelle du Mali en en son article premier dispose : « Le mariage est un acte laïc.
La promesse de mariage n’est susceptible d’aucune consommation forcée »
Le mariage est un sacrement. On considère que les conjoints se choisissent et se marient par amour. Cette notion n’est pas suffisante. De nombreuses traditions montrent que la base du mariage selon les époques, les civilisations et les ethnies est la soumission. C’est depuis des siècles que la soumission entre les deux partenaires était l’un des critères de constitution du couple, et un des éléments fondateurs d’un mariage réussit.
La soumission de la femme peut-elle être une façon de sauver son mariage ?
La soumission de la femme dans le mariage est à cause du respect qu’on a pour l’institution du mariage mais aussi à cause des considérations traditionnelles et religieuses.
On se marie pour le meilleur et le pire a-t-on dit mais on semble vivre un enfer sur terre quand il y a une incompatible d’humeur dans le ménage .Au mariage le couple est déjà majeure dans la plupart des cas et supposé acquérir ses propres façons de vivre .La femme aux fins d’un bon ménage doit comprendre, supporter et pardonner son mari. Surtout dans notre société malienne la tradition est complétée par l’article 32 du code de mariage et de la tutelle qui dispose que : « le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance a son époux. »
Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance.
Le mariage est comme une place assiégée: ceux qui sont dehors veulent y entrer, et ceux qui sont dedans veulent en sortir.
Sous prétexte d’être évoluée ou sous l’effet de la colère beaucoup d’épouses préfèrent mettre un terme à leur union que de supporter les caprices d’un homme.
Mais est ce que la fuite est- elle une solution pour résoudre les problèmes du ménage ?
La confidence de l’octogénaire tante Bibi nous en dit long : « la vie de la femme tourne autour de quatre maisons : l’excision, la nuptialité, le baptême et le veuvage. La vie de la femme doit être couronnée de ces quelques éléments suivants : le respect, le courage et la soumission. La forte croyance selon laquelle ‘la femme bien ’c’est celle qui est soumise et respecte son mari est une réalité .Les enfants d’une telle femme sont bénis et réussissent dans la vie .Par contre les enfants de celle qui élève le ton, ‘qui dit trois quand son mari dit deux’ sont voués a l’échec, à la débauche. La femme n’épouse que le mari qu’elle mérite. Les frasques de beaucoup d’hommes s’achèvent seulement par la soumission de leurs épouses. C’est pourquoi savoir endurer un moment de colère, c’est s’épargner un siècle de regrets.
Elle nous confia : mon mari était un bon vivant et ne renonçait jamais aux aventures amoureuses .J’ai souffert pendant mes dix années de mariage .Le mal qui me donna l’équilibre conjugal c’est quand je surpris ma copine dans les bras de mon mari dans le lit conjugal .Mais je garda le silence et mon sang froid .Et depuis mon mari jura d’abandonner ses frasques. ».
Toutes les femmes sont certainement encouragées dans cette soumission par le constat que leurs mères et leurs belles mères après des années de souffrances et de privations deviennent incontournables au crépuscule de leurs vies. Nous comprenons ainsi que la soumission nous rehausse. L’épouse doit obligatoirement réussir son ménage par la soumission à son mari.
La soumission régente directement ou indirectement tous les aspects de la vie familiale, car comme on le dit ‘tout vieux héros finit par décortiquer l’arachide de sa femme ’.
Danté Bouaré kadidiatou
Stagiaire
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