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Le congrès ordinaire du mouvement de la jeunesse Adéma/PASJ s’annonce houleux au sein du parti. Pour la énième fois, les abeilles vont se livrer à une guerre de leadership, car le duel que se livrent les deux prétendants (pour l’instant) à la présidence des jeunes, a des implications au niveau du comité exécutif où deux vice-présidents sont opposés.
De report en report, le congrès ordinaire de la jeunesse Adéma se tiendra finalement les 18, 19 et 20 décembre prochains. L’évènement risque fort de se tenir dans un contexte extrêmement houleux, car, comme à ses habitudes, le parti est en proie à une crise ouverte entre deux prétendants à la présidence, dont chacun d’eux étant parrainé par un vice-président du comité exécutif.
Les deux prétendants ont pour noms : Sidi Dagnoko, Directeur général de Spirit communication et secrétaire adjoint du mouvement de la jeunesse Adéma en Commune IV et Lazare Tembély, maire signataire de Sénou en Commune VI. Selon nos sources, la candidature de Sidi Dagnoko serait parrainée par le premier vice-président et non moins ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Ibrahima N’Diaye, alors que celle de Lazare Tembély le serait par le douzième vice-président et Directeur général de l’ACI 2000, Yacouba Diallo.
Depuis un premier temps, on est en train de vivre un avant-goût des empoignades que va nous réserver ce congrès fatidique. La polémique fait rage autour de la limite d’âge éligible. Selon le candidat Lazare Tembély qui aura 40 ans en décembre prochain et ses partisans que nous avons contactés, les textes du parti sont clairs : la limite d’âge pour être éligible à l’instance de la jeunesse est de 40 ans. Les statuts et le règlement intérieur du parti arguent qu’est considérée comme jeune à l’Adéma/PASJ, toute personne ayant un âge se situant dans la fourchette de 15 à 40 ans. Ceux-ci ont eu à accuser le secrétaire général du parti, Marimathia Diarra quand celui-ci s’était rendu coupable d’une première lettre circulaire qu’il avait envoyée à toutes les sections du parti dans laquelle il indiquait que l’âge de la jeunesse à l’Adéma est limité à 35 ans. C’est sous le feu des protestations, que Marimathia a été obligé de se rétracter en envoyant une seconde lettre circulaire dans laquelle il ramène l’âge limite à 40 ans.
Cette dernière donne n’a pas été du goût des partisans de Sidi Dagnoko qui voyaient avec la première lettre une disqualification du challenger de leur mentor en l’occurrence Lazare Tembély. Ceux-ci n’ont pas manqué de se verser à leur tour dans la critique en accusant le secrétaire général de la ruche, Marimathia Diarra d’être en porte-à-faux avec les textes du Conseil national des Jeunes (CNJ) lesquels ont été adoptés par l’Assemblée nationale, de même que ceux de l’Internationale Socialiste, où l’âge limite est fixé à 35 ans. Ceux-ci étayent leurs arguments par le fait que l’Adéma aurait même eu à être victime de cette situation lors du dernier congrès de l’International Socialiste, où les mandatés du parti n’ont pas été acceptés à cause de la limite d’âge strictement fixé à 35 ans.
Selon Sidi Dagnoko, que nous avons contacté, la confusion régnait aussi autour des textes du parti, par le fait que l’article qui parle de l’âge stipule qu’on est jeune de 30 à 40 ans. Ce qui, pour lui, ne veut rien dire, car excluant de facto toutes personnes n’ayant pas encore 30 ans.
Au finish, il semble que les partisans de Sidi ont accepté l’esprit de la seconde lettre et se disent convaincus de la victoire de leur mentor quoi qu’il arrive.
Comme on peut le constater, la guerre sevit déjà au sein de l’Adéma autour de la présidence du mouvement des jeunes et augure d’un un congrès houleux pour les jeunes abeilles. Deux camps sont en compétition et il n’est pas à exclure qu’un troisième larron ne fasse irruption avant la tenue du congrès pour compliquer davantage la situation.
On le sait ; l’Adéma/PASJ s’est toujours butée à des guerres de leadership engendrant à chaque fois des cassures. Cela a été le cas en 1994 avec le départ de Mamadou Lamine Traoré qui fonda le MIRIA, puis en 2000 avec celui d’IBK qui créa le RPM et ensuite en 2003 avec le départ de Soumaïla Cissé qui alla fonder l’URD. Nous n’en sommes pas encore là, mais il parait pertinent pour le parti de trouver un schéma de réconciliation qui puisse lui éviter de connaître les saignées à répétition.
Rappelons que le congrès du mouvement des jeunes qui se tiendra en décembre verra la participation d’environ 275 délégués venant des 55 sections que compte le parti. Le nouveau président qui sera élu succédera Bakoroba Coulibaly de la commune III dont le mandat est terminé depuis longtemps. Le congrès des femmes est prévu pour janvier 2010.
Abdoulaye Diakité
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