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Face aux harcèlements dont nos compatriotes viennent, encore une fois, d’être victimes, aux aéroports français, l’Association malienne des expulsés (Ame) a réagi. Ousmane Diarra, président de l’Ame, a affirmé que ce sont les commerçants maliens accompagnant la délégation du ministère de l’Artisanat et du tourisme, munis de visas en bonne et due forme qui ont été bloqués à leur entrée dans le territoire français. Il a fallu, a-t-il ajouté, que le maire de Montreuil intervienne pour que la situation soit débloquée.
Pour l’Ame, c’est l’indignation ! Les protocoles d’accord signés entre nos pays, a dit Ousmane Diarra, permettent à nos commerçants de se déplacer, de surcroît, dans le cadre des activités du ministère de l’Artisanat et du tourisme, pour faire des échanges avec les opérateurs économiques des autres pays. Ce qu’on constate, a ajouté le président de l’Ame, c’est que pour la France et certains pays occidentaux, l’obtention du visa n’autorise pas l’entrée du titulaire du visa. Ce qui est une flagrante violation des droits de l’homme, a-t-il laissé entendre et qui est contraire aux conventions des Nations unies et à la libre circulation des personnes et des biens.
En fait, a souligné Ousmane Diarra, le gouvernement et les sociétés civiles ont refusé de signer les accords de réadmission avec la France et cela a créé des blocages. Le président de l’Ame a indiqué : ‘’l’an passé, le président de la commission mixte franco malienne et conseiller du président ATT a été bloqué à l’aéroport de Paris. On n’a pas vu une grande réaction du côté de la commission interafricaine sur les droits de l’homme. ‘’ Il a estimé que les autorités de notre pays devaient beaucoup plus attirer l’attention sur ces problèmes. En tout cas, a-t-il martelé, ‘’ l’Ame s’indigne de ce que le gouvernement français fait subir à nos ressortissants. Il faut respecter tous les droits et conventions internationales sur l’immigration.
Non à l’expulsion et au blocage des personnes et de leurs biens ! ‘’ Alassane Dicko, secrétaire général de l’Ame a précisé que notre pays doit se doter, de façon souveraine, d’une politiques d’entrée et de sortie des personnes, d’intégration et de sauvegarde des intérêts des Maliens à l’extérieur du pays. Il a ajouté : ‘’C’est ce qu’on appelle avoir une politique de l’offre sur l’immigration. Or, tout est élaboré au Nord et nous, on valide. Cela ne règle aucunement nos problèmes et ne va pas dans le sens de notre développement.
‘’ Il a soutenu que ce sont les actions initiées par l’Ame, notamment les marches et sit-in qui ont poussé le gouvernement à rester ferme sur certaines questions liées à la sauvegarde des intérêts de nos ressortissants, notamment en ne signant pas les accords de réadmission. Il a, malgré tout, lancé un appel à l’Etat pour qu’il continue d’être à l’écoute de la société civile. C’est à ce titre qu’il a encouragé le gouvernement à adopter les recommandations faites par le groupe de travail élargi sur l’accueil et l’insertion des migrants de retour et les conclusions de l’atelier sur la politique de la bonne gouvernance de la migration.
Baba Dembélé
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