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Un numéro de matricule a été affecté à chaque nouveau bachelier qui choisit l'option dans laquelle il souhaite poursuivre ses études. Mais, premier arrivé, premier servi.
Les inscriptions des nouveaux bacheliers ont commencé le 19 octobre et doivent impérativement s'achever le 15 décembre. Cette année, le rectorat a innové en attribuant un numéro de matricule à chaque nouveau bachelier devant s'inscrire à l'Université de Bamako. Le procédé est destiné à parer aux fausses inscriptions et à accélérer le rythme des inscriptions. Il ne doit surtout pas faire oublier une innovation beaucoup plus grande et importante : la liberté laissée au nouveau bachelier de choisir l'option d'études dans laquelle il souhaite faire carrière.
Au jour d'aujourd'hui, les inscriptions se poursuivent à un rythme soutenu. Dans chaque faculté et au rectorat, un dispositif a été installé pour aider les bacheliers à s'inscrire.
Les premiers jours n'avaient pas enregistré un grand nombre d'inscrits, mais depuis le début de novembre, les bacheliers arrivent par grands groupes et s'inscrivent facilement. Ils sont déjà plus de 6000 à l’avoir fait et beaucoup d'autres se préparent à remplir ces formalités.
Outre le délai fixé, un autre facteur explique l'affluence aux guichets en ce mois de novembre. Il s'agit de la limitation des places dans les différentes facultés. Premiers arrivés, premiers servis. En sachant que la FSJP, la FLASH et le CESB qui reçoivent les plus importants contingents de bacheliers, n'accueilleront respectivement cette année que 5000, 4200 et 4000 étudiants.
Pour s'inscrire dans une de ces facultés, l'étudiant doit remplir une fiche d'inscription au service scolarité, payer les frais d'inscription à la comptabilité de la faculté choisie. Il doit, muni du bulletin de versement, adresser une demande manuscrite à la direction de l'établissement en précisant l'option choisie. Cette demande doit être accompagnée d'une copie certifiée conforme de l'attestation du baccalauréat ou tout autre diplôme équivalent, un relevé de notes du baccalauréat, un extrait d'acte de naissance ou du jugement supplétif, un certificat de nationalité malienne, quatre photos d’identité, un certificat de résidence du tuteur à Bamako, la quittance délivrée par la comptabilité après paiement.
Le dossier d'inscription complet doit être déposé au service scolarité de la faculté. Les étudiants que nous avons rencontrés saluent la nouvelle procédure. Sékou Oumar Koné, un bachelier qui vient de s'inscrire, s’est réjoui du soin laissé aux bacheliers eux-mêmes de choisir leur filière. « Cela permet de ne pas orienter l'étudiant dans une faculté où il ne se sent pas d’aptitude », a relevé le néo-étudiant qui suggère de multiplier les guichets d'inscription pour parer aux engorgements.
Minata Niambélé partage le point de vue de son camarade, en constatant que les nouvelles dispositions permettent d'éviter les problèmes de réorientation mais aussi au nouveau bachelier de faire son choix sans pression.
Le doyen de la FLASH, Salif Berthé, confirme que les inscriptions se déroulent normalement dans sa faculté avec des bacheliers totalement libres de s’orienter selon leurs aptitudes.
L'immatriculation préalable des nouveaux bacheliers, constate Salif Berthé, permet de maîtriser le flux des nouveaux arrivants mais aussi et surtout d'accélérer le rythme des inscriptions dans les facultés.
Le doyen de la FSEG, Abdrahamane Sanogo, a lui aussi salué les innovations introduites cette année. Auparavant, rappelle-t-il, le nouveau bachelier prenait tout son temps avant de s'inscrire. La nouvelle méthode ne donne pas cette latitude au postulant. Car les places sont limitées, le nombre des nouveaux bacheliers réguliers de 2009 connu, ainsi que leur âge et leur numéro matricule.
La mesure, notera le doyen, mettra également fin aux fausses et multiples inscriptions de bacheliers de l'étranger. Lesquels ont souvent profité des faiblesses du système pour décrocher des bourses. Autre avantage majeur souligné par Abdrahamane Sanogo : la liberté de choix accordée aux étudiants et la limitation des places permettront d'éviter les retards et les chevauchements dans les travaux dirigés, les grands devoirs, voire les examens.
Réaction très positive aussi de l'administrateur provisoire de la FSJP, Bandiougou Gakou, dont la faculté reçoit généralement le plus grand nombre d'étudiants. Excellente initiative, juge-t-il, à condition de respecter les quotas fixés. Une réserve qui a son importance car les étudiants qui ne pourront s'inscrire au Centre d'Enseignement de Bamako (CESB) seront reversés dans sa faculté. D’où la légitime inquiétude de Bandiougou Gakou.
Dans cette configuration, pour accéder à l'Université les professionnels et les candidats libres (CL) devront justifier d’un baccalauréat ou d’un autre diplôme équivalent et passer un concours d'entrée.
Le recrutement sur titre est également possible. À la FSJP par exemple pour 200 candidats, 50 places sont ouvertes pour le concours et 100 pour le recrutement sur titre.
Les nouveaux bacheliers de l'étranger ont la latitude de s’inscrire dans les différentes facultés de l'Université de Bamako dans les mêmes conditions que ceux qui résident dans le pays mais ne peuvent prétendre à une bourse s'ils ne font pas partie des familles de diplomates accrédités par notre pays, a précisé Bandiougou Gakou.
Sidi Y. WAGUE
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