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Si l’on n’y prend garde, le Mali risque de devenir un pays sans foi ni loi, sinon une jungle de la pire espèce, du fait du comportement blamable de certains responsables des plus insoupçonnés tapis dans l’ombre du pouvoir. C’est le cas du respecté ancien président de la Fédération Malienne de Football, M. Amadou Diakité (aujourd’hui Conseiller à la Présidence de la République) et de sa puissante épouse, Kama Coulibaly, propriétaires officieux de la pâtisserie “Albarka”, sise en face de l’auto-gare de Sogoniko, mais dont la gestion incombait à Diakité fils, nommé Mohamed.
En effet, c’est bien Mohamed Diakité qui détenait les charges de Directeur Général de la patisserie “Albarka” jusqu’au jour où, il y a quelques mois, il s’est senti envahi par la frustration de se voir confiné, ou contraint peut être, dans le rôle du “big boss”, dans un secteur d’activité (la patisserie) qui ne sied point avec ses ambitions personnelles, loin donc de l’image et de l’idéal qu’il souhaitait.
Aussi, fatigué, essoufflé et ne pouvant plus faire semblant de jouer un rôle qui était loin d’être le sien, Mohamed Diakité tapa du poing sur la table et jeta tout de go à la figure de ses parents qu’il en a marre et ne veut plus de la pâtisserie Ses parents ont beau faire, la décision du “fiston” resta ferme : pas question pour lui de s’accrocher vaille que vaille à la pâtisserie ! Dans les coulisses, on apprend que Diakité fils souhaiterait plutôt faire carrière dans le commerce import-export, ou dans le secteur très politique de l’automobile, ou quelque chose du genre.
Il peut bien se le permettre, au regard de la fortune de ses parents qui, sans être les plus nantis de Bamako, figurent pourtant parmi le cercle restreint de ceux qu’on appelle, au Mali, les “argentiers”. Et comme on a l’habitude de dire, dans les salons feutrés de Bamako, que “ce que fiston veut, Dieu le veut”, le couple Diakité décida alors, sans autres formes de procès, de...se défaire de la pâtisserie “Albarka”, sans au préalable se demander quelle sera la réaction des travailleurs de ladite pâtisserie.
Aussi, informés de la nouvelle donne, ces derniers protestèrent énergiquement, dans la mesure où tout baignait à merveille dans l’huile, et que les caisses de la pâtisserie étaient au mieux de leur forme. Mais puisqu’on ne peut pas être plus royaliste que le roi, les travailleurs exigèrent alors, du couple Diakité, le paiement intégral de leurs droits et des dommages et intérêts, pour avoir unilatéralement décidé de la fermeture et de la cession de la pâtisserie.
Malheureusement pour la soixantaine de travailleurs de “Albarka”, un clin d’oeil sur le tableau jugé “sale” de cette purge dissuada le couple Diakité, sans qu’il renonçât pourtant à aller au bout de sa logique. Ainsi, pour la presque vingtaine de millions nécessaires au rétablissement des travailleurs dans leurs droits, le couple Diakité décida alors d’emprunter des chemins tortueux pour se la couler douce sur le dos de ces pauvres infortunés, constitués en majorité de chefs de famille.
En effet, par le biais de l’agent comptable (qui, en fait, n’est que le neveu de Mme Diakité), on profitera d’un petit moment d’accalmie pour se saisir de tous les documents administratifs et comptables de la pâtisserie qui, par la complicité d’agents véreux de l’Etat, seront tous falsifiés aux seules fins de déclarer que la pâtisserie “Albarka” est en faillite.
Toute chose qui, dans un premier temps, fut jugée “fausse” par l’agent comptable qui, malgré ses liens avec Mme Diakité, ne savait apparemment pas “de quelle sauce” il allait être “mangé”, à l’image de ses camarades et collègues. En fait, l’agent comptable (qui s’appelle Ibrahima Coulibaly) était convaincu qu’il ne s’agissait là que de faux-fuyants montés de toutes pièces par le couple Diakité pour s’en tirer à bon compte. Son argument était basé sur la doublure des copies de tous les documents comptables de la boîte.
Mais à l’Inspection de Travail, la religion est faite : “Albarka” est en faillite. Pourtant, on rassure les travailleurs que leurs droits leur seront versés, mais sans dommages et intérêts, dans la mesure où la pâtisserie est en faillite.
Cet imbroglio est à peine fini que Mme Diakité Kama Coulibaly débarqua un beau jour à la pâtisserie pour informer les travailleurs que...“Albarka” est désormais liquidé. Informé de la situation, le premier repreneur renonça galamment à l’offre du coupe Diakité. Le second repreneur, en certain Tiécoro Diakité, à qui les travailleurs verraient un lien de parenté avec le coupe Diakité, est quand même décidé à faire face à ce “cadeau empoisonné”.
Cadeau empoisonné, puisque de leur côte, les travailleurs entendent exploiter une faille, et non des moindres. En effet, les représentants des travailleurs furent surpris de découvrir que c’est l’agent comptable Ibrahim Coulibaly (celui-là même qui avait déclaré que “Albarka” était loin d’être en faillité) qui représentait le repreneur Tiécoro Diakité à l’Inspection du Travail. Mais hélas, bien avant la cession de la pâtisserie, le même agent comptable s’était retracté, en déclarant que... la pâtisserie était bien en faillite.
A-t-il finalement été “entretenu” par sa tante (l’épouse Diakité) pour qu’il se retracte ainsi ? S’agit-il d’une mafia qui ne dit pas son nom, et dont le parrain serait le coupe Diakité, pour que le neveu de Mme Diakité se soit transformé en digne représentant du nouveau repreneur Tiécoro Diakité ? Ce dernier aurait-il un lien de parenté avec le couple Diakité, comme le laissent entendre les travailleurs ? Quand est-ce que les travailleurs seront enfin mis dans leurs droits ?
En attendant, cette affaire ressemble à une escroquérie à grande échelle, pour ne pas dire, à un scandale du siècle. Pourtant, Mme Diakité Kama Coulibaly persiste et signe : les travailleurs peuvent aller se plaindre là où ils veulent, elle n’en a que faire ! Est-ce parce que Monsieur est Conseiller à la Présidence de la République ? En tout cas, Madame l’a scandé à plusieurs reprises.
Dire que tout cela est arrivé parce que le fiston ne veut pas de la pâtisserie, mais du commerce Import-export ! Mais faut-il, pour cela, traîner des chefs de famille dans la boue ?
Adama S. DIALLO
Can 2010 en Angola :
Le Mali échappe aux “grosses cylindrées“
Le tirage au sort de la CAN 2010, qui se déroulera en Angola du 10 au 31 Janvier 2010, a été effectué le 20 Novembre 2009 à Luanda, en Angola, au cours d’une cérémonie brève, mais très riche en couleurs, en présence du Président angolais, M. José Edouardo Dos Santos ; du Président de la CAF, M. Issa Hayatou ; de personnalités et d’invités de marque.
Après des matches intenses et pleins du suspenses, 16 pays ont décroché leur ticket qualificatif pour la phase finale. Parmi eux figure le Mali. Du coup, joueurs, responsables sportifs et supporters malins attendent avec impatience de connaître les adversaires du Mali.
Si les uns craignent que le Mali tombe sur la poule des “grosses cylindrées”, pour les autres, il fallait que le Mali tombe effectivement sur ldite poule si les Aigles veulent prétendre au titre final. Mais finalement, on peut dire sans se tromper que le Mali a échappé à ces grosses cylindrées, à savoir, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et l’Egypte.
Notons, par ailleurs, que la compétition se joue sur quatre stades (à savoir, le stades de Luanda, Kabinda, Benguéla et Lubango) qui représentent respectivement les poules A, B, C et D. Du coup, après le tirage au sort, le Mali se retrouve dans la poule A en compagnie de l’Angola, du Malawi et de l’Algérie.
Quant à la poule B, elle sera composée de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Togo et du Ghana.
L’Egypte, le Mozambique, le Bénin et le Nigeria seront basés dans la poule C. Le Cameroun, le Gabon, la Zambie et la Tunisie se retrouvent dans la poule D.
Notons que le match d’ouverture opposera le Mali au pays organisateur : l’Angola. A voir la composition des poules, on constate que certains pays se retrouveront de nouveau après s’être affrontés lors des dernières éliminatoires. Il s’agit du Cameroun et du Gabon qui ont d’ailleurs joué le premier match de leur poule ; de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso qui croiseront le fer pour le premier match ; du Nigeria et du Mozambique. Deux pays mondialistes se retrouvent également dans la même poule : la Côte d’Ivoire et le Ghana.
Quant au Mali, il ne peut pas mieux tomber ; mais il doit de nouveau éviter le piège. En effet, lors de la dernière phase éliminatoire, les Aigles étaient tombés dans une poule en compagnie du Ghana, du Bénin et du Soudan. Aussi, beauxoup d’acteurs sportifs maliens avaient cru que c’était facile et que le Mali pouvait se qualifier à la Coupe du Monde.
Certes, le Mali se trouve dans une poule où chacun pense que les protégés de Keshi peuvent passer au 2è tour. Mais les Aigles doivent rester extrêmement prudents et sereins face à l’Algérie, au Malawi et surtout, face au pays organisateur, l’Angola. D’ailleurs, sur ce plan, les Aigles ne doivent éprouver aucun complexe de jouer contre le pays organisateur, car il sont habitués à un tel scénario.
En effet, l’on se rappelle encore de la CAN 1994 face à la Tunisie où les Aigles n’étaient pas donnés favoris ; mais ils ont gagné (2-0). L’on se rappelle également de la CAN 2002 face au Libéria, même si le public malien avait eu chaud avec l’égalisation obtenue à la 87è minute. En tout cas, quels que soient les adversaires des Aigles du Mali à la phase finale, il va falloir qu’ils se préparent sérieusement, surtout s’ils entendent jouer les premiers rôles.
Ce qui est certain, c’est que les adversaires du Mali et leur style de jeus sont déjà connus, même si le Malawi fait exception. D’ailleurs, selon le 1er vice-président de la FEMAFOOT, M. Bakary “Kolon” Sidibé, c’est une autre paire de manche qui va commencer. De l’avis des spécialistes, le coup est “jouable“ pour les uns et “acceptable “ pour les autres ; et certaines équipes sront “mieux loties“.
Même si les Aigles maliens échappaient aux grosses cylindrées, ils doivent éviter l’excès de suffisance et de confiance, pour ne pas connaître les mêmes désillusions que 2008. Pour cela, les autorités sportives ont déjà pris les mesures appropriées.
Toujours selon le 1er vice-president de la FAMAFOOT, deux matches amicaux sont prévus avant le 20 Décembre 2009. Du coup, il a annoncé que le Mali sera présent à un tournoi international prévu au Qatar et qui regroupera le Qatar, la Bosnie Herzégovine et l’Iran. “Je peux dire qu’au niveau du Département, il existe déjà un plan de préparation budgétisé. Mieux, toutes les dispositions administratives sont prises, à savoir, les visas des joueurs, pour éviter ce qui est arrivé en 2008. Nous ne partons pas à la CAN pour uniquement participer, mais pour la gagner. Au cas contraire, nous tirerons toutes les leçons”.
Rappelons que ce sera pour la 6è fois que le Mali participe à une phase finale de CAN. Sur les cinq participations, le Mali a été finaliste malheureux (en 1972), trois fois 1/2 finalistes (en 1994, 2002 et 2004) et subi une élimination au premier tour (en 2008).
Espérons que cette fois-ci, les Aigles pourrant voter haut, et très haut, dans le ciel angolais.
Sadou BOCOUM
Composition des Poules :
Groupe A ( basé à Luanda) : Angola, Algérie, Malawi, Mali. Groupe B (basé à Kabinda) : Burkina Faso, Côte-d’Ivoire, Ghana, Togo. Groupe C (basé à Benguéla) : Bénin, Egypte, Mozambique, Nigéria. Groupe D (basé à Lubanga) : Cameroun, Gabon, Tunisie, Zambie.
Premières rencontres de chaque groupe :
1ère journée :
G.A : Angola-Mali ; G.B : Côte-d’Ivoire-Burkina Faso ; G.C : Egypte-Nigéria ; G.D : Cameroun-Gabon
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