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Dans son spécial hors série n°14 de cette année 2009, le journal "Marchés Africains" qui traite toutes les informations sur l'économie africaine, s'est exclusivement penché sur le Mali dans un document de 112 pages en faisant le panorama complet de son économie sous le titre : "l'essor de la compétitivité". Dans ce numéro présentement en vente à 2000 FCFA en zone UEMOA et CEMAC, vous trouverez un éditorial intitulé "le Mali : un pays à grand potentiel", ainsi que des chapitres consacrés à la vie politique, sociale, et économique ; le climat des affaires; les services tels les banques, les institutions de micro-finance ; les assurances et les télécommunications ; les secteurs comme les infrastructures, l'industrie, l'eau et l'électricité, l'agriculture ainsi que le tourisme. Le dernier chapitre du document a trait aux bonnes adresses à Bamako et à la découverte du charme de l'architecture coloniale de Ségou, la quatrième région du Mali.
e posant la question de savoir si le modèle consensuel d'ATT survivra après le départ de celui-ci du pouvoir, notre confrère Christian Lapeyre écrit que ATT est «le concepteur d'un régime de gouvernement appelé consensus qu'il verrait bien s'exporter ailleurs». A cet effet, le journal a fait référence aux propos que le président ATT a tenu au cours de l'émission "si vous me disiez toute la vérité" de TV5 : "c'est un mode de gouvernement qui peut s'adapter correctement à l'Afrique (…). C'est un modèle qui peut s'exporter mais en tenant compte de ses valeurs propres. Même dans certains pays occidentaux, on pratiquait du consensus, en faisant appel à des partis dont on pensait être inconciliable". Aussi, le journal a cité un grand patron malien dirigeant un puissant groupe industriel du pays : "le général-président Amadou Toumani Touré - familièrement connu sous le sigle ATT - peut s'apparenter dans l'imaginaire des Maliens à une sorte de Charles de Gaulle malien. Il est l'homme du 26 mars qui a fait sauter le dictateur sanguinaire Moussa Traoré, comme l'a été de Gaulle pour les français avec son appel du 18 juin depuis Londres. Sinon, comment un homme seul sans parti aurait-il pu être président au Mali (en 2002 ndlr) et arriver à se faire réélire triomphalement et au premier tour (en 2007 ndlr) ? La réponse est : parce que c'est ATT. A lui tout seul, il est l'incarnation d'un OVNI politique qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Même son modèle de gouvernement basé sur le consensus n'existe nulle part ailleurs. Un système qui a quasiment mis l'opposition entre parenthèse, pour ne pas dire sous cloche".
Sur le président ATT, la sempiternelle question de 3ème mandat est revenue sur le tapis. A ce sujet, le journaliste, Christian Lapeyre, sachant bien la position du président sur la question, a évoqué "une pétition en vue pour réclamer ATT". Ainsi, le confrère se pose la question en ces termes : "aussi populaire soit le président ATT dans toutes les couches du pays, faute d'un baromètre fiable de l'opinion, est-il sûr qu'au bout de dix ans, même avec un bilan flatteur et positif, le peuple soit prêt à accepter qu'il rempile pour un troisième mandat ?» Face à la situation, notre confère indique que "les portes de l'histoire sont grandement ouvertes pour ATT" qui selon lui "est un homme et un militaire de parole. Et d'honneur". Aussi, la question du dauphin naturel d'ATT a été évoquée. Sur la question le journal cite un politique dans l'anonymat : "on ose espérer qu'il ne va pas nous laisser aller aux élections comme des abrutis sans nous dire, même avec subtilités possibles, qui est son préféré parmi les prétendants à son fauteuil en 2012"
Dans une interview que le président de la Commission de l'UEMOA, Soumaïla Cissé a accordé au journal, il ressort que dans "l'espace UEMOA, le Mali est la 3ème économie de l'union ". En 2009, son PIB est le plus élevé de l'union avec un taux de 4,2%. Evoquant le poids du Mali dans l'union, le président de l'UEMOA a laissé entendre que le Mali a participé à la création de l'union en 1994 et que depuis, il a été toujours présent, au plus haut niveau, à toutes les assises de la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement. Pour tout dire, Soumaïla Cissé a déclaré que "le Mali est en faveur du processus d'intégration de l'UEMOA". En matière d'investissement communautaire, il faut noter que le Mali bénéficie aujourd'hui d'importants financements, pour un montant global d'environ 7 milliards de FCFA. Evoquant la politique intérieur du pays, "Marchés Africains" met en exergue que Bamako est à l'heure des grands chantiers routiers avec un troisième pont et un échangeur multiple, deux ouvrages symboles - au coût de 60 milliards de FCFA - qui illustrent, selon lui, "la volonté du gouvernement de miser sur les infrastructures routières comme un des leviers pour assurer de la compétitivité à son économie»
Pour donner beaucoup plus de crédibilité au dossier spécial réalisé sur le Mali, vous trouverez dans le journal des interviews exclusives des ministres Ahmadou Abdoulaye Diallo de l'Industrie, du commerce et des investissements, Mamadou Igor Diarra de l'Energie et de l'eau, Ibrahima N'Diaye de l'Emploi, Tiémoko Sangaré de l'Environnement, Abou Sow du Secrétariat d'Etat chargé du développement intégré de l'Office du Niger, Oumar Ibrahim Touré de la Santé et de Sanoussi Touré de l'Economie et des finances. En plus des interviews des ministres, il y a également celles des grands opérateurs économiques privés en l'occurrence Alou Badra Coulibaly de la Ben & Co Holding, Cyril Achacar du groupe AMI, Mossadeck Bally du groupe Azalaï hôtel, Mamadou G. Coulibaly du SIFMA, pour ne citer que ceux-ci. Vous trouverez également des articles sur l'opposition, la croissance économique, le pétrole et les microfiances.
Alassane DIARRA
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