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Société
Gestion laxiste des bars et restaurants à Bamako : Un doigt accusateur pointé sur l'OMATHO
 L'Indépendant, 29/07/2010 Commentaires [ 7 ] E-mail Imprimer

La gestion des bars et restaurants dans le district de Bamako est devenue, depuis quelques temps, un véritable casse-tête chinois. Au bas mot, pas moins de 500 bars tournent actuellement à plein régime, couvrant ainsi un marché florissant d'alcool, de drogue et de prostitution, sans compter l'attentat à la pudeur et les nuisances sonores souvent dénoncés par le voisinage. Dans ce contexte, une question reste sur toutes les lèvres : comment l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie peut-il se  permettre de fermer les yeux sur cette situation de plus en plus intolérable?

Le constat est qu'il ne se passe pas un seul jour ou une seule nuit sans qu'un chef de famille ou un leader religieux, de surcroit un imam ou son suppléant, ne lance une fatwa contre la présence de ces établissements hôteliers dans notre chère capitale.

Dès fois, ce sont de paisibles citoyens, très remontés contre ces bars-restaurants devenus trop encombrants, qui se réunissent autour d'une association pour saisir les autorités compétentes et dénoncer la proximité de ces lieux de débauche avec les habitations, contrairement à la règlementation en vigueur.

Lors d'une de ces sorties, il y a de cela quelques années, la Brigade des mœurs avait, en compagnie de l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie, procédé à la fermeture de 48 bars sur les 68 ciblés à l'époque comme faisant partie des bars et restaurants ayant enfreint la réglementation en cours au Mali, en ce sens qu'en plus de la restauration et de l'alcool qui y circulaient, ces bars avaient en même temps ouvert des chambres de passe à l'intention de la clientèle. Des chambres dans lesquelles de très jeunes filles, parfois même des mineures, y vendaient leur charme.

Il s'agissait de bars aux noms  assez évocateurs, comme le sportif, Don Camillo, Bar Mali, Ciel bleu, Beijing, Africando, pour ne citer que ceux là. A  ce lot, il faut ajouter une liste d'autres bars ayant fait l'objet de fermeture pour raison de nuisance sonore. Il s'agit de bars comme Boularco, la Terrasse,  la Détente ou le Tilemsi, qui avaient tout simplement  fermé boutique à la suite de plaintes du voisinage.

Aucun texte au Mali ne légifère sur la prostitution et aucun agrément n'est de ce fait délivré pour les chambres de passe. Tous les établissements ouverts sont régis par le statut d'hôtel, nous rapporte un agent de l'Omatho. Qui ajoute que  ce statut est utilisé par les promoteurs d'établissement  pour ouvrir en même temps des chambres de passe. Ce ne sont pas des filles qui sont là sur place, constituées en  professionnelles pour accueillir les clients, mais plutôt des gens qui viennent en partenaires pour louer la chambre.

Très récemment, c'est un autre bar du nom de Fiesta I qui subira à son tour le coup de boutoir des voisins.

Le collectif des  chefs de familles de Bacodjicoroni, les jeunes du quartier sont sortis de leur silence pour demander aux autorités la fermeture pure et simple de l'établissement. Les charges à son encontre n'étaient pas minces. Bref, il y avait toute la panoplie de raisons pour lesquelles un établissement pouvait être interdit d'exercer. On lui reprochait, entre autres, le racolage, les disputes entre ivrognes en pleine rue et les nuisances sonores. Entre temps, l'établissement a fini par être fermé en raison de l'insistance des voisins.

L'on se rappelle aussi le cas de l'Academia qui avait déménagé de l'ACI, chassé par le propriétaire des locaux, pour aller s'installer à Hamdallaye. L'indécence avait poussé les promoteurs à prendre un bâtiment abandonné par une clinique. Quel contraste ! La population a saccagé cet établissement, emportant tout ce qui pouvait l'être (lits, téléviseurs, etc.) mettant ainsi à genou le promoteur qui a fini par abandonner ce secteur d'activités.

L'autre bar restaurant qui avait défrayé la chronique à Bacodjicoroni  ACI est sans nul doute le Djigui Coro, auberge  tenu par deux Européens. Ici, on ne fait pratiquement pas la différence entre l'établissement et les habitations.

 La musique déchire le calme de la nuit par des décibels assourdissants, des prostituées interpellent les passants en pleine rue. Là aussi, la population a pris son courage à deux mains pour saisir la direction régionale de l'Omatho qui, après constat, ne tarda pas à fermer le Djigui Coro pour 72 heures seulement. Ce délai épuisé, le même établissement se met à tourner à plein régime, avec les mêmes méthodes, comme pour narguer les populations. Toutes les démarches entreprises par la population, à différents niveaux de responsabilités, n'ont guère apporté de résultat.

Les responsables du quartier ont vite saisi le directeur régional du tourisme du district de Bamako, Moussa Martin Tessougué, pour l'informer de la situation. Malheureusement rien n'y fit. Parce que le patron du tourisme de Bamako habilité à délivrer les agréments aux bars restaurants n'a pas levé le plus petit doigt. Il s'est au contraire blotti dans un mutisme que la population n'a rien compris. Et en attendant, elle prend son mal en patience, attendant toujours d'être débarrassé de  ce voisin encombrant.

 

L'intrusion de certains dignitaires dans la gestion des bars et restaurants dénoncée

 

Au cours d'un entretien avec Moussa Martin Tessougué, le patron de l'Omatho du district de Bamako, nous avons mis sur la table le cas de l'auberge Djigui Coro, qui continue de fonctionner, malgré les multiples plaintes des voisins. Notre interlocuteur de préciser que " lorsque nous avons reçu la plainte, nous sommes partis sur les lieux et procéder à la fermeture de l'établissement pour 72 heures, pour cause de nuisance sonore. Le promoteur est passé nous voir pour donner son accord de mettre un terme à toute activité tendant à nuire à ses voisins. J'en avise aussitôt la partie plaignante qui est tombée d'accord. Elle a en outre promis d'appeler si jamais ça n'allait pas ".

Pourtant la clause n'a pas été respectée par l'établissement. Les habitants sont revenus à la charge en avisant une fois de plus le directeur. Il ne bouge pas. Interrogé, il ne nie pas avoir été appelé par la partie plaignante, mais à le croire, en sa qualité de responsable d'un service administratif, il a besoin d'une plainte écrite dûment introduite à son niveau pour agir. En attendant, c'est une situation lourde de beaucoup de conséquences dans laquelle le pauvre citoyen doit encore attendre longtemps avant de rentrer dans ses droits.

   Une escapade dans la ville de Bamako permet à quiconque de se rendre compte du nombre croissant de ces bars et restaurants et de leur impact sur la vie des populations.

Moussa Martin Tessougué se défend de fermer les yeux sur les nuisances des établissements hôteliers dans le district de Bamako. Il en veut pour preuve les nombreux contrôles opérés par son service, quotidiennement. L'objectif visé est de sillonner les différents secteurs pour vérifier les agréments et voir si l'établissement est en phase avec la réglementation. Il s'est avéré au cours des différentes sorties et contrairement à toute attente, que les bars chinois, entendez les bars tenus par des asiatiques, connaissent de sérieux problèmes hygiéniques. Au mois de février 2010, et seulement en une seule nuit, pas moins de cinq à six bars ont été fermés.

Un autre constat, et pas des moindres, est l'absence totale dans les registres de l'Office malien du tourisme et de l'hôtellerie d'un horaire fixe et précis sur le déroulement des activités festives et récréatives dans les bars.  S'il existe, il n'est pas appliqué. Une véritable anarchie y règne. Pour cause, au moment où les gens se reposent, certains bars continuent à cracher de la musique assourdissante jusqu'au-delà de minuit, voire de 2 heures du matin. Une situation qui soumet régulièrement la population voisine à des nuits agitées.

 Notons également qu'à chaque fermeture d'un bar, c'est la course contre la montre pour l'Omatho. Des appels téléphoniques proviennent  de tout côté et le plus souvent de dignitaires insoupçonnés, pour demander la réouverture de l'établissement. Mais, il appartient à l'Omatho de prendre toutes ses responsabilités, en distinguant la bonne graine de l'ivraie.

Abdoulaye DIARRA

 

L'Indépendant, est seul responsable du contenu de cet article  
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Posté par arbon  843,  le 30 Jul 2010 16:14:05 GMT
 
quand on a des "alimentaires" a la tete de nos structures, l'interet general est foulé aux
pieds au profil de celui de la poche et du zizi( excusez- moi pour cette expression).
 
  Répondre à < arbon >
Posté par BUBA  85,  le 30 Jul 2010 13:20:54 GMT
 
L'OMATHO est crée pour la promotion de l'action culturelle,touristique.... ayant des hommes
competents comme Kassambara,Ouattara et autres mais à la tete un DG du nom de Touré qui est
là se remplir les poches.Lors d'un passage à l'OMATHO,on nous dit qu'un hotel,un bar ne doit
pas s'installer à coté d'un lieu de culte(mosquée,eglise...)est ce le cas maintenant?La
multiplication nous conduit aujourd'hui à un chao.Nous devons dore et dejà reflechir à la
question.
 
  Répondre à < BUBA >
Posté par arbon  843,  le 29 Jul 2010 16:53:19 GMT
 
une structure de prestation de service qui marche= le service est utilisé. C'est pourkoi,
les "chinoiseries se créent en vrac;Logique: La structure existent, les prestataires de
services sexuels existent et sont motivées, les utilisateurs desdits services en sont
friands et ont un peu de sous (souvent les frais de condiment du lendemain sont sacrifiés).
 
  Répondre à < arbon >
Posté par dabouzo  124,  le 29 Jul 2010 12:52:45 GMT
 
N'oubliez pas que ces bars sont des entreprises comme les entreprises qui font le commerce
de Tabac. elles emplois des maliens qu'ils payent et qui nourissent et entretiennent leurs
familles avec ces revenus. Alors tout comme RAFIK, je vous demande de ne pas en vouloir aux
promoteurs de bars restaurants. La musique est simplement le marketing pour promouvoir leur
entreprise. Il est vrais que cela peut nuire, mais aller jusqu'à demander la fermeture cela
est trop, on voit que beaucoup de gens ne pensent pas aux intérêts des autres, on est trop
égoïstes. En de pareils situations ils faut simplement instruire aux promoteurs des méthodes
un peu orthodoxes pour ne pas nuire de trop. Les abonnés, consomateurs et clients de ces
lieux sont nos amis, parents, collègues. Pourquoi ne les repoussons-nous pas ? Laissez nous
respirer un peu avec votre histoire de sainte nitouche. Moi personnellement je ne suis pas
un client, ni consommateur mais j'analyse objectivement les choses.
 
 
Réponse de < rafik  112 > à < dabouzo >,  le 29 Jul 2010 16:03:44 GMT
 
mon frere tu as raison je ne suis pas contre mais je suis contre l hypocrisie de la societe malienne chacun est libre d utiliser le moyen comment gagner sa vie sans derranger l autre sinon le mali est avant tout laic et democratique et en plus je suis contre ces journalistes qui decrient en longueur de journee ces entrprises qui payent les impots ,les taxes et emploient bcp de maliens comme des etrangers tu as tt dit mon frere si tt les maliens analysaient de la meme maniere que toi on allait pas etre la merci pour ton analyse ainsi que vive le mali
 
  Répondre à < rafik >
Posté par RAFIK  112,  le 29 Jul 2010 11:27:06 GMT
 
laissez les gens vivrent en paix si tous les clients pouvaient rester chez eux il n y aura
pas question d interpeller la police ou quoi que ce soit ,aulieu de parler de
la`proliferation des bars parler de l incivisme social le manque d education dans nos
familles ,l abandon des chefs de famille au sein de leur foyer,dans la societe les jeunes
sont laisses a eux meme le cas des filles sont pires les papa et maman reclament souvent l
argent a la fille qui ne travaille surtout en ce debut du mois de careme les petits copains
sont fatigues par les filles, ne ns voilons la face les parents ont demissionne et comment
voulez vs que la societe marche monsieur le journaliste n ayons pas peur des gens et fixer
DIEU ,si tu vois que il ya des bars c est que certains le veulent sinon un bar sans client
fermera boutique,sensibiliser les gens d abord avec vos journaux pour soigner une maladie il
faut il faire le diagnostic apres traiter tel devrait etre votre cas monsieur le J
 
  Répondre à < RAFIK >
Posté par koudis  222,  le 29 Jul 2010 11:26:00 GMT
 
L'OMATHO est dirigé par un certain Touré qui a été mis là pour couvrir les malversations de
son ministre N'Diaye Bah. J'ai jamais vu une institution de l'état aussi mal géré que
l'OMATHO qui est censé être une institution qui véhicule la belle image du Mali ressemble à
un vieux camion sans phare ni frein avec un chauffeur aveugle !
 
  Répondre à < koudis >

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