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Biennales Culturelles
Biennale artistique et culturelle du Mali : Le Kénédougou se pare d’arts et de culture
 Le National, 24/12/2010   E-mail Imprimer

Arts et culture enrichis par plusieurs siècles de savoir-faire et de génie créateur, de sagesse et d’intelligence, d’humanisme et de sens de la patrie. C’est le sens de la présence du président de la République, Amadou Toumani Touré, qui a procédé, le dimanche 19 décembre 2010 au Stade Babemba Traoré de Sikasso, au lancement des festivités de la 22éme édition de la biennale artistique et culturelle du Mali marquant la dernière grande festivité de la célébration du cinquantenaire de notre accession à l’indépendance. C’était en présence des membres du gouvernement dont le ministre de la culture, Mohamed El Moctar , des autorités régionales et locales de Sikasso , des acteurs de la culture , des troupes des 8 régions du Mali, du district de Bamako ainsi que celle de la diaspora malienne en France qui est hors compétition.

On ne soulignera jamais assez que  la biennale artistique et culturelle, dont la présente édition est en cours à Sikasso, est toujours le lieu privilégié pour les jeunes d’exprimer, à travers chants et danses ou pièces de théâtre, leurs attentes et leurs interrogations sur des sujets qui les touchent directement et collectivement.

Elle est aussi l’occasion d’exalter des valeurs positives que nous devons aujourd’hui chercher à intégrer dans nos comportements de tous les jours. Dans cet ordre d’idée, des valeurs très prégnantes comme le respect du bien public, le sens de l’Etat, plus que jamais, apparaissent comme des vertus à fortifier, pour que puissent mûrir, à leur contact, les jeunes générations porteuses du devenir de notre pays.

La biennale, c’est aussi le lieu privilégié de la célébration de la culture malienne. Notre culture, plusieurs fois séculaire, a pris racine dans la volonté des hommes et des femmes de créer les moyens de leur survie, de leur existence dans l’environnement qui était le leur avec sa particularité, son originalité.

En raison de l’extrême importance des biens et des valeurs culturels dans la promotion économique et sociale du pays, les préoccupations liées à la préservation, à l’enrichissement, au rayonnement national et international de notre culture, ont animé la réflexion des pouvoirs publics, des gouvernements successifs du Mali indépendant.

Ce courant, malgré les mutations politiques survenues dans le pays, ne s’est jamais estompé. En 1962, s’est tenue à Bamako la première semaine nationale de la jeunesse. En 1970, se déroula, toujours à Bamako, la première biennale  artistique et culturelle de la jeunesse. De 1979 à 1983, furent instituées les biennales sportives tournantes de la jeunesse à Ségou, Mopti et Sikasso. En 2001 fut organisée à Bamako la Semaine nationale des Arts et de la Culture. A partir de 2003, furent organisées les biennales artistiques et culturelles à Bamako, Ségou (2005), Kayes(2008), et maintenant à Sikasso (2010).

Ces manifestations constituent sans nul doute une des plus belles occasions d’échange, d’émergence de sentiments de fraternité, de cohésion sociale, de stimulation de la créativité culturelle et artistique. Elles apportent à la nation entière les moments de ferveur et d’enthousiasme collectifs propices à la consolidation du sentiment irremplaçable d’appartenance au même pays, à la même patrie. En effet, au-delà des langues nationales et des ethnies constitutives de la nation malienne, la fraternité nationale prend tout son caractère sacré. La biennale des jeunes devient ainsi la seule langue commune à tous les Maliens en ce qu’elle forme le ciment de la cohésion sociale. Etre ensemble est en effet un lien très fort. C’est sans doute dans cette volonté d’être ensemble qu’il faut placer les propos du chef de l’Etat s’adressant aux jeunes. « Si tu veux aller vite, va seul ; mais si tu veux aller loin, va avec les autres », a dit Amadou Toumani Touré aux à la jeunesse. Une invite à l’unité nationale, à la communion dans les œuvres de l’édification du pays commun.

La biennale, ce ne sont pas que des réjouissances populaires. Ce sont aussi des moments des moments où le peuple se surprend à mesurer ses capacités intrinsèques à relever les défis, à tester ses propres forces. Du moins, c’est sous cet angle que d’aucuns voient la présence des parachutistes à la cérémonie d’ouverture. Forces appréciées, les commandos paras donnent la fierté d’un peuple protégé et capable de réagir.

En effet, c’est la descente des parachutistes aux couleurs de notre drapeau qui a marqué le début des festivités de la cérémonie d’ouverture de cette 22ème édition de la biennale artistique et culturelle du Mali. Ensuite s’ensuivront  l’hymne de la biennale par le Conservatoire Multimédia Balla Fasséké, les discours du Gouverneur de Sikasso et du Président de la République, Amadou Toumani Touré.

Ainsi, le Gouverneur, dans son intervention, s’est réjoui du choix porté sur la région de Sikasso pour abriter la présente édition de la biennale artistique et culturelle.

Il a également exprimé sa joie et toute sa gratitude à l’endroit de Malamine Koné, ressortissant de Sikasso(Nièna) qui a accepté d’en être le parrain. Aussi, a-t-il salué la contribution des élèves à hauteur de plus de 11 millions de francs Cfa dans l’organisation de la biennale.

Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a pour sa part dressé la liste de ses  réalisations dans le domaine du développement de la culture malienne.

Il fera ainsi savoir qu’il a engagé, depuis 2002, un vaste programme de construction de salles de spectacles de 1000 places dans nos capitales régionales.

« Notre volonté de décentraliser la vie artistique et culturelle va encore plus loin, avec l’édification de salles de spectacles dans les cercles : Barouéli, Koro, Niafunké, Diré, Douentza et Markala en sont déjà dotés. Les travaux de construction des salles de spectacles de Macina, Pelengana et Bla dans la région de Ségou sont en voie d’achèvement. Il en est de même pour celle de Dioila dans la région de Koulikoro. Les salles de spectacles de: Diema, Kita, Kati, Kolondièba, Yorosso, Rharous, Tessalit, Kidal, les communes »,a martelé le président de  la République avant d’indiquer qu’à cette politique de maillage du territoire national en espaces de diffusion artistique et culturelle, on peut ajouter : la construction de musées régionaux et locaux à Gao, Sikasso, Djenné, Bandiagara ; la restauration de monuments et sites historiques dont les mosquées de : Sékou Ahmadou à Hamdallahi , Komoguel à Mopti, Djingareyber à Tombouctou, celle de Djenné , le Palais d’Aguibou Tall à Bandiagara, le Fort de Médine à Kayes ; la réalisation de nouvelles infrastructures culturelles entre autres : le Parc National du Mali, le Jardin du cinquantenaire, le monument de Kurukan fuga, la galerie d’exposition à Kayes, le monument de la résistance à Logo Sabouciré ; la création de nouvelles Missions culturelles à Kayes et à Gao ; la création des Directions Régionales de la Culture.

Enfin, dans le cadre de la valorisation du savoir-faire de nos artisans, un programme de construction de Villages Artisanaux dans nos capitales régionales a été lancé.

Le mouvement d’ensemble « les aubergines du Roi » a retracé l’histoire de la résistance de Kénédougou face à la pénétration coloniale, à la domination étrangère.

 

                     Moussa Touré.

 

                      Envoyé spécial


Le National, est seul responsable du contenu de cet article  
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