Mardi 16 Janvier 19:44 GMT 
à Bamako [La Météo]
maliweb.net
 Accueil  Politique Sports Économie Faits divers Musique Régions Monde Contributions Gastronomie Annonces   Nord-Mali Immigration 
Rechercher un article sur maliweb.net: 
Banques
Nouveaux «patrons» de banque ou simples prébendiers de fin de règne ?
 Le Prétoire, 19/01/2012 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer

Le chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré, a procédé à une série de nominations dans certaines banques de la place. En effet, trois anciens ministres de son régime, Ndiaye Ba (ex-ministre du Tourisme) ; Igor Diarra (Eau et Energie), recalés dans le gouvernement de Kaidama Sidibé Cissé et Ousmane Thiam (Investissement et Promotion des Pme), ont été promus respectivement présidents de Conseil d’administration de la BHM, BMS et BDM. La question qu’on est amené à se poser porte sur l’opportunité de ces modifications statutaires dans les banques pour y imposer des PCA.


La gouvernance des banques le nécessiterait-elle ? La réponse est loin d’être évidente dans la mesure où il est constant qu’une telle configuration contribue notablement à une inutile dilution  de responsabilité entre deux personnalités dirigeantes : Le PCA et le DG. De l’avis des spécialistes du droit des affaires, nos banques n’ont pas la taille requise pour une telle organisation. En revanche,  la formule PDG avec la souplesse de gestion qui la caractérise semblait jusque-là mieux indiquée pour elles.  Dans tous les cas, elle a jusque-là bien marché et il n’y a eu aucun abus déclaré ni autre crise de gouvernance dans le secteur qui justifierait une révolution copernicienne. Mais voilà ! Nous sommes en fin de règne. Il faut récompenser certaines personnes de leur fidélité, même s’ils sont proprement incompétents et/ou même si cela doit se faire au détriment des banques. L’Etat gagnerait pourtant à se garder d’interférer à mauvais escient dans le secteur bancaire parce que c’est le rempart ultime de l’économie. Les autorités monétaires sont restées, jusqu’à un passé récent, vigilantes dans la protection du secteur bancaire. Ont –ils aujourd’hui lâché du lest devant le charme du «soldat de la démocratie » en lui offrant un cadeau d’adieu? 


 Quid de
la BNDA ?
Il semble que cela soit un peu compliqué du côté de
la BNDA. Un nouvel actionnaire, en l’occurrence le groupe BPCE, serait en train d’opposer une certaine résistance à cette volonté étatique. Rappelons que la BNDA est en phase de restructuration active de son actionnariat avec l’entrée dans son capital de ce  groupe en lieu et place de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour 19%. Ledit groupe a, par la suite, acquis les parts de la KFW pour être majoritaire relatif à hauteur de 41%.


Alors que les dirigeants de la banque verte avaient seulement entendu mettre en place un simple partenariat technique avec une banque de renommée internationale,
la BNDA était sur le point de se laisser déborder par les attitudes «opéaistes» de son nouvel invité qui, en complicité avec les actionnaires non étatiques, en l’occurrence la KFW et l’Agence Française de Développement (AFD), envisagerait de prendre le contrôle absolu de la banque agricole. En effet, en acquérant la part AFD, le groupe serait devenu majoritaire absolu avec  64%, ce qui l’autoriserait à désigner dans ses rangs les plus hauts dirigeants de l’entreprise et maîtriser ainsi les pôles décisionnels de la banque.  Quelle grosse bourde aurait, en  effet,  été l’attitude des autorités gouvernementales si un instrument  aussi stratégique de financement du développement national, partait à vau-l’eau ! 
L’AFD, quant à elle, pense – t – elle faire du développement en livrant, contre espèces sonnantes et trébuchantes,
la BNDA aux sirènes et griffes d’un capitalisme d’une autre époque ? Heureusement que la sagesse a primé. L’Etat, réalisant qu’il allait commettre une imparable erreur, s’est vite ressaisi en faisant échec aux transactions de coulisse et en affirmant haut et fort que le principe d’un Etat majoritaire, ne serait-ce que relatif, à la BNDA
est un verrou légalement institué pour lui permettre de garder sa mainmise sur le financement du secteur vital de l’agriculture et qu’il n’entend pas faire sauter ce verrou au moment où le besoin se fait le plus sentir. En attendant l’issue de ce combat de stratégie d’entreprise, le Chef de l’Etat a dû mettre en sursis sa décision de «caser» un 4ème fidèle à la tête d’une banque de la place.
Gérard DAKOUO


Le Prétoire, est seul responsable du contenu de cet article  
1601 hits
Remonter

Vos commentaires Modifier mon avatar 
Post par jediscequejefaisjefaiscequejedis  160,  le 19 Jan 2012 08:31:49 GMT
 
Merci pour cet article. Caser pour caser en cassant les banques!!! Pour la BNDA même si je
ne suis pas d'accord avec la nomination des PCA, l'Etat ne doit pas la vendre. Mali: 44% du
PIB est agricole; 80% de la population active est dans l'agriculture Et ils veulent vendre
la banque qui finance l'agriculture??? Quelle stupidité
 
  Rpondre < jediscequejefaisjefaiscequejedis >
Post par funkystar1  163,  le 19 Jan 2012 03:04:21 GMT
 
ils ont fini de avec l’économie national maintenant il s'attaquent aux banques finalement
ont constante que certains personnes veulent faire ruiné le pays!
 
  Rpondre < funkystar1 >

 Réagir cet Article !
Afin d'améliorer la qualité du débat sur maliweb.net, nous vous proposons de nouveaux  outils :
  • Devenez membre et votre commentaire apparaîtra immédiatement
  • Sinon, indiquez votre Pseudo (requis), et votre commentaire apparaîtra après modération
  • Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez obtenir un compte.
    Poster un commentaire  
     
    NB. La rédaction de Maliweb vous demande d'éviter tout abus de langage en vue de maintenir le sérieux et de garantir la  crédibilité de vos interventions dans cette rubrique. Les commentaires des visiteurs ne refltent pas nécessairement le point de vue du Groupe Maliweb et de ses membres. Votre adresse IP est enregistrée. Vos commentaires n'engagent que vous, et non Maliweb ou ses membres.
     
     
    Autres Titres de l'Actualité
    Pour la dfense de la rpublique Codem en appelle l'union sacre
    Mali: ramnagement du gouvernement, ngociations Alger avec les rebelles touareg
    Dialogue Politique sur la recherche agricole pour le dveloppement en Afrique de lOuest : Donner la parole aux vrais acteurs
    Kati : Des jeunes en colre lancent une expdition punitive contre les familles touareg
    Attaques rebelles au Mali : Bamako at-il perdu le Nord ?
     
     
    Forums Rencontres Archives Horoscope Musique Petites Annonces Cuisine Portraits Etudiants Jeux
    © MALIWEB 2002-2011