|
Au crépuscule du Dimanche dernier les premiers résultats provisoires se faisaient attendre. Ils classaient respectivement la liste Moussa Mara, le RPM, l’Adema, l’URD, le MPR, premier. Les autres ramassaient le restant pour au moins sécher les larmes de la défaite. Jusqu’aujourd’hui, c’est la même réalité. Aucune liste n’a la majorité absolue ; chose qui rend les coalitions inévitables.
De sources bien introduites, le RPM, l’ADEMA, l’URD et le MPR, envisagent d’accorder les violons pour barrer la route au jeune ennemi des partis politiques. On le sait, Moussa Mara est allergique aux partis politiques. Au cours de la campagne électorale, il ne cessait de leur lancer ses flèches. L’homme ne le cache pas, il est très possible de faire la politique sans partis politiques. En 2007, il est parti en ballottage avec IBK, lors des législatives. Mais avant le deuxième tour, le néophyte en politique a creusé sa propre tombe en s’attaquant à toutes les formations politiques. C’est ainsi que celles-ci se sont unies pour le combattre ; et au deuxième tour il a mordu la poussière. Cette année encore, c’est le même schéma qui est tracé, sauf en cas de surprise de dernières minutes.
Moussa Marra dans un tourbillon :
Avec 14 conseillers, Moussa Marra devrait avoir de fortes chances d’être élu maire. Mais malheureusement pour lui, elles sont très minimes, si l’on regarde la force de l’union des partis politiques : le RPM 11, l’ADEMA 6, l’URD 4 et le MPR 3. Cet ensemble fait déjà 24 sur 41 conseillers. L’indépendant Kaoural a empoché 3 conseillers. Donc l’étau se resserre autour des indépendants. De sources sûres, les partis ont fini avec leur stratégie, mais une seule équation reste à résoudre : Qui sera le maire parmi ces formations politiques ? Avant la date de l’élection du bureau communal, rien n’est à écarter.
Le Shérif
|