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Le balafon, son instrument favori pour toujours, à 76 ans Dougakoro Diarra, reste l’un des « maîtres » joueurs de balafon au Mali. Lors du Festival « Triangle du Balafon » à Sikasso, il a reçu un prix de récompense dénommé « balafa ». Marié à quatre femmes (deux décédées), il est père de huit enfants : trois filles et cinq garçons. Cet homme a su adoucir le cœur de nombreux maliens à travers ses belles sonorités du balafon, dont-il a seul le secret. Virtuose hors-pair du balafon, son mérite, par contre reste, inconnu des autorités de notre pays, car de nos jours il n’a jamais été décoré par la nation malienne. Revisitons donc quelques feuillages de ce grand baobab.
Né vers 1933 à Sinéni dans l’ex-arrondissement de Falo, cercle de Bla dans la région de Ségou. Fils de feu Fouh et de feue Niankoura Konaté, l’artiste a passé son enfance à Sinéni , son village natal. Ainsi, il apprend à jouer au balafon aux côtés de son grand père Moussa Diarra, qui fut lui aussi un musicien émérite du « Balaba », un genre balafon du Djitoumou. Donc, il doit sa carrière musicale à celui-ci. Dougakoro, est un joueur du balafon solo du groupe « Kabala », de Sinéni.
L’artiste a toujours bénéficié de la complicité de son compagnon, avec qui rien n’a pu les séparer que la mort de celui ci, feu Madou Diabaté, balafoniste et accompagnateur. Les sons de son balafon sont agrémentés toujours par la belle voix du chanteur Bakoukou Dembélé assisté de feu Lassina Koumaré.
Fidèle des biennales artistiques et culturelles du Mali, le petit fils de Moussa Diarra, a, à son actif, six participations, et plusieurs prix du meilleur instrumentiste dans son escarcelle. Dougakoro Diarra, est un excellent répertoire a consulté pour la jeune génération, passionnée de cet instrument magique qu’est le balafon.
Salimata Fofana
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