A peine installé il y a quelques mois en lieu et place de Seydina Oumar Dicko, le tout nouveau PDG du Centre de services de production audiovisuelle (CESPA), Baba Dagamaissa commence à faire planer des doutes sur ses intentions de gérer la boîte. C’est le moins que l’on puisse dire d’un Directeur général de service public, qui a jugé persona non grata les représentants des médias privés qui ont bien voulu assurer la couverture médiatique du Conseil d’administration du CESPA, tenu hier. Qui vous a-t-il invité ? Lança-t-il en substance aux journalistes privés. Après avoir expliqué qu’ils sont venus à la recherche d’informations comme cela est de leur devoir, les confrères se sont retirés de la salle, tout en y laissant l’équipe de l’ORTM.
Une telle attitude suscite des interrogations. Que cache donc le PDG Baba Dagamaissa à la presse ? Est-il entrain de préparer un mauvais et vilain cocktail ? Nous ne saurons répondre. Toujours est-il que les journalistes présents n’ont pu s’empêcher de penser à son passage à la primature et surtout à ce qui avait été qualifié du refus de l’ex Premier ministre Ousmane Issouffi Maiga de le garder à la primature à l’époque. Alors comment l’homme a-t-il débarqué soudainement au CESPA ? Une boîte qui, disons-le aujourd’hui, a été sortie de l’ornière par M. Dicko. Une chose est sure, il est écœurant de constater ce genre d’attitude chez un Directeur général qui, plus est, est journaliste. Tout porte à croire que pour un Centre de communication qui se veut être au service du développement, la trempe du nouveau PDG suscite de sérieuses inquiétudes. Ce mépris, affiché à l’endroit de la presse privée inspire tout sauf confiance. Car détester la présence de ses confrères à l’ouverture de son Conseil d’administration veut dire simplement qu’il y a anguille sous roche. Il est donc plus que jamais nécessaire que les autorités prennent des précautions à temps et au plus vite pour sauver le bateau CESPA. Aussi est-il important de préciser que le PDG semble ignorer qu’un service public ne se gère pas comme on veut. Si cela était le cas pourquoi un Conseil d’administration. C’est dire que si on ne souhaite de médias privés à son conseil d’Administration, la logique recommande simplement de rendre le tablier et de créer son entreprise à soi. Amadou N’DJIM
Liberté, est seul responsable du contenu de cet article
1984 hits
Vos commentaires
Posté par droiture, le 11 Nov 2009 13:38:59 GMT
le financement de la plupart de ces projets ont été acquis pourquoi nous trompez, alors que l'argent de la sotelma sert à faire ces divers travaux ? Où est partie l'argent de la BIM ? chers deshonorables ne gâchez pas votre dignité au profit d'une seule personne ? réveillez vous mes frères et soeurs
Laisser les gens dire ceux qu'ils veulent. Le journaliste n'a pas besoin de carton pour couvrir une activite impliquant l'interet du pays. C'est ce qu'on appelle le droit a l'info du public. Baba daga n'a jamis ete un journaliste tres professionnelle, il a certes le diplome mais la pratique il est tjs nul' Il ne faut le juger au temps du parti unique ou il n.y avait aucun journalisme dans les medias d'etat. Il ne peut pas te faire aujourhui un article..Et Mieux revoyer son passage a la primature...inexistant dommage
ah bon, donc il suffit de s'appeler journaliste pour venir assister aux réunions sans y être conviés, j'en pleure, peut-on assister librement à la rédaction de vos articles?
Posté par lesoudanais, le 11 Nov 2009 09:10:45 GMT
Monsieur N'DJIM, j'ose croire qu'une réunion du Conseil d'Administration d'une structure, qu'elle soit privée ou publique, n'est pas ouvert à tout public.
Réponse de < lesoudanais > à < lesoudanais >, le 11 Nov 2009 09:13:22 GMT
Le CESPA a tenu son CA, vous vous êtes présentés sans y être invité et le maitre des lieux vous a demandé de sortir, c'est logique et il a ce droit. Vous avez réagi en homme qui veut régler des choses... au point de chercher l'anguille sous la roche, ce n'est pas professionnel.
Réponse de < lesoudanais > à < lesoudanais >, le 11 Nov 2009 09:12:05 GMT
Et j'ose croire aussi que votre carte de presse (j'espère que vous en posséder) ne vous donne pas accès à toutes les réunions et rencontres sans y être invité.
Posté par woto, le 11 Nov 2009 08:54:12 GMT
Il est fort probable qu'après la cérémonie d'ouverture, les journalistes ont été priés de quitter la salle des travaux. Si tel est le cas, c'est logique. Le role du Journaliste n'est pas d'assister aux travaux d'une structure mais de s'informer de toutes les façons pour mieux éclairer son lecteur.
Afin d'améliorer la qualité du débat sur maliweb.net, nous vous proposons de nouveaux outils :
Devenez membre et votre commentaire apparaîtra immédiatement
Sinon, indiquez votre Pseudo (requis), et votre commentaire apparaîtra après modération
Pour pouvoir poster un commentaire, veuillez Obtenir un compte, en moins de 30 secondes.
NB. La rédaction
de Maliweb vous demande d'éviter tout abus de langage
en vue de maintenir le sérieux et de garantir la crédibilité
de vos interventions dans cette rubrique. Les commentaires des
visiteurs ne reflètent pas nécessairement le point de
vue du Groupe Maliweb et de ses membres.
Les couleurs de la Coupe dAfrique des Nations (CAN) de football, édition 2012, ont été annoncées depuis le 20 février dernier avec le tirage au sort qui a été effectué à Lubumbashi...
La cité des trois caïmans ou Bamako, capitale du Mali, jadis considérée comme une cité paisible et tranquille est en passe de devenir une cité de laisser-aller et de laisser-faire...
Présidentielle 2012 : Les acteurs avant la bataille Cest le Rassemblement pour le Mali qui a révélé les signes précurseurs de lanimation politique, en perspective de lélection présidentielle de 2012. En effet, lors dun entretien accordé à lOrtm, le président du Rpm, Ibrahim Boubacar Kéita, sexpliquait sur les négociations du parti avec...