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Le président de la République, Amadou Toumani Touré
(AFP/Getty Images) |
Le Mali, un pays potentiellement très riche mais dont la population vit dans une extrême pauvreté, tel est le paradoxe que le président Amadou Toumani Touré, avec le légendaire humour qu’on lui connaît, a relevé, hier, devant un auguste aréopage dans la salle des 1000 places pleine à craquer à l’occasion. Histoire de chercher à provoquer un électrochoc chez ses compatriotes et les partenaires au développement et les amener ainsi à prendre conscience des fabuleuses ressources minières et agro-pastorales dont Dieu a doté le Mali. Afin de les valoriser et de se soustraire in fine des griffes de la pauvreté.
Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a fait cette remarque en ouvrant la 13ème Conférence et exposition sur le négoce et le financement du pétrole, du gaz et des mines en Afrique. En présence de son homologue de Sao Tome et Principe, Fradique de Menezes, du Secrétaire Général de la CNUCED, Panitchpakdi Supachai, de Dr Ahmed Ibrahim Elham, Commissaire pour l’Infrastructure et l’Energie de l’Union Africaine, Dr Chakib Khelil, président de la Conférence Africaine des Ministres de l’Energie (CAMEN) et ministre de l’Energie et des Mines de l’Algérie, Mme Mbaranga Gasarabwe, Représentant résident du PNUD au Mali, Dr Antonio Pedro, Directeur Régional pour l’Afrique de l’Est représentant le Secrétaire Exécutif de la Commission des Nations-Unies pour l’Afrique et Dr Gabriel Dansou Lokossou, Secrétaire Exécutif de l’Association des Producteurs de Pétrole Africains.
Le président de la République d’expliquer ce paradoxe, en partie, par les problèmes liés au financement, avant de mettre le doigt sur les problématiques « recherche minière et environnement », « exploitation minière et après-mine ». Et de soulever celle relative à la transparence dans l’exploitation minière et d’indiquer que dans le cas du Mali, un compte a été ouvert au Trésor et spécialement affecté aux recettes provenant de la vente de l’or. Et, d’ajouter le président ATT, chaque année publication est faite de la quantité d’or produite et des différentes affectations qui en sont faites.
A l’échelle de l’Afrique, un continent qui fournit 40% des ressources naturelles du monde, paradoxalement l’écrasante majorité des Africains végètent dans la pauvreté. Cette situation s’explique, à en croire le Secrétaire Général de la CNUCED, par le fait que l’Afrique exporte ses matières premières à l’état brut au lieu de chercher à y intégrer de la valeur ajoutée par la transformation. S’y ajoutent, toujours selon M. Supachai, le manque ou l’insuffisance de financement et le problème de transparence. Le Secrétaire Général de la CNUCED de souligner la nécessité de prendre en compte la dimension gestion développement durable en relation avec la protection de l’environnement et le renforcement du rôle de la société civile.
« La mise en application des principes et critères de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) permet une gestion plus transparente des revenus provenant du secteur et contribuera à mener une lutte plus efficiente contre la fraude et la contrebande minières. La mobilisation efficiente des diverses recettes fiscales et parafiscales provenant du secteur minier et leur traçabilité, couplées à une gestion transparente peuvent soutenir durablement la croissance économique générale et servir également au financement des projets sociaux et des programmes de réduction de la pauvreté » de relever, pour sa part, le Représentant résident du PNUD au Mali, représentant l’Ambassadeur du PNUD.
Le ministre des Mines, Abou-Bacar Traoré, a annoncé le premier forage sur le bassin de Taoudénit (le bloc n°4 devant être exploité en joint-venture par la SONATRACH et ENI) pour début 2010. Avec la bonne gouvernance qui a cours au Mali, il n’y a à se faire des soucis quant à une certaine instabilité que pourrait susciter l’exploitation de cette manne en cas de découverte d’or noir, a-t-il soutenu.
Le président de Sao Tome et Principe, Fradique de Menezes, après avoir remercié les autorités et le peuple maliens pour la chaleur de l’accueil qui lui a été réservé, n’a pas manqué de présenter son pays (insulaire) situé à 300 km au large du Gabon qui frappe, à l’image du Mali, à la porte du club tant envié des pays producteurs de pétrole.
Le Holding Ben & Co, premier partenaire des miniers au Mali et sponsor officiel de l’événement
Il y’a beaucoup de sociétés et d’entreprises au Mali mais peu ont une envergure internationale. Elles sont un petit nombre à franchir ce cap en Afrique. Le Groupe Ben&Co fait partie de ce cercle restreint. Cela grâce à la fois aux qualités et à l’engagement sans faille d’une équipe. Mais et surtout grâce à la conviction et la vision d’un homme: Alou Badara Coulibaly alias Ben. Cet ingénieur chimiste a su très tôt l’immense potentialité du secteur pétrolier dans notre pays. La création en 1988 du Holding Ben&Co qui regroupe, aujourd’hui, trois sociétés au capital consolidé de 9 800 000 dollars US traduit bien cette vision d’ « Une Afrique qui gagne ».
Spécialisée dans l’achat, le transport, le stockage et la distribution des produits pétroliers, la société Ben&Co a été de tous les combats pour la promotion du secteur pétrolier malien, en particulier et sous-régional africain, en général, à travers ces trois étapes de pénétration du marché (1988-1994), de développement (1994-2000) et de consolidation/renaissance (depuis 2008).
En 20 ans (1988-2008) Ben&Co a apporté une contribution majeure dans le développement du Mali grâce à sa stratégie de développement humain durable et de responsabilité sociale qui s’intègrent désormais dans la stratégie globale de la firme. Ainsi, entre 1988 et 2008, Ben&Co a distribué, au titre de la masse salariale, 630 millions de francs Cfa par an. La société emploie aujourd’hui 236 employés. De même elle a pu, grâce à son impressionnante capacité d’adaptation et d’innovation, tisser un réseau de partenariats stratégiques avec les puissants acteurs miniers, pétroliers et financiers que sont Rangold, Ecobank, EDM-SA, Shell/Stasco.
C’est un partenaire de premier plan des miniers au Mali. Ainsi figure t-ilparmi les sponsors officiels de cette 13ème conférence et exposition de la CNUCED. Pour l’événement, elle a même contribué à la prise en charge des frais de déplacement des participants et compte organiser aussi un dîner de gala. La 13ème Conférence de la CNUCED sur le pétrole, gaz et les mines en Afrique, qui vient de s’ouvrir au Mali, constitue, sans doute, une nouvelle chance pour elle de saisir des opportunités et montrer son savoir faire acquis dans le domaine de la distribution des produits pétroliers et l’accompagnement des opérateurs miniers. Pour cette première journée d’expo déjà les choses, de l’avis du Directeur Commercial, Cheickna Camara, « s’annoncent bien pour la compagnie qui a pu contacter deux miniers dont Bambouk-Minerals, une importante société minière canadienne ».
Voyant l’avenir avec sérénité, la société Ben&Co mise sur une stratégie axée sur la diversification des sources par la mise en place d’un solide réseau de distribution dans la sous-région et l’exploitation de nouveaux centres de profit. L’implantation prochaine du groupe au Sénégal avec le ravitaillement de la mine de Masawa s’inscrit dans cette stratégie. Ben&Co n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets.
M.L.D
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