Cote d’Ivoire / ADO à la tête de la CEDEAO : « C’est un vrai challenge pour la Côte d’Ivoire »

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La 40è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), s’est tenue le Vendredi 17 Février 2012 dans la Capitale Nigériane (Abuja). Elle s’est terminée par l’élection du Président  Alassane Ouattara comme Président en exercice de l’organisation sous régionale, pour une durée d’un an, et par la nomination de  Kadré Désiré Ouédraogo comme Président de la Commission de la Cedeao.    

 

 

Dans son discours, le Président Ivoirien a remercié les Chefs d’Etats et de gouvernements, pour cette marque de considération et de confiance placée non seulement en sa modeste personne mais en toute la Côted’Ivoire, par ses pairs : « C’est un grand honneur que vous faites àla Côted’Ivoire et aux Ivoiriens, en me portant à la présidence dela Cedeao, notre organisation commune. (…)A travers cette élection, vous venez de manifester une fois de plus le soutien et les encouragements des pays membres de notre organisation àla Côted’Ivoire, dans ses efforts de réconciliation et de reconstruction. » Alassane Ouattara a ensuite pris l’engagement de continuer et de renforcer l’œuvre d’intégration économique et politique de la sous-région en dotantla Cedeaod’outils indispensables à la réalisation de ses ambitions.

L’élection du Président Alassane Ouattara à la tête dela Cedeaoa été très bien accueillie en Côte d’Ivoire. Tout en mettant son mandat à la tête dela Cedeao, sous les signes du renforcement de la démocratie, de la sécurité, de la solidarité entre les Etats membres, l’intégration économique et la lutte contre la pauvreté, il a souhaité que « les dirigeants prennent des décisions courageuses qui permettront à notre communauté de devenir un pôle de stabilité et d’émergence économique ». Il réaffirma également, lors d’une conférence de Presse, « son ambition d’achever l’œuvre commune de construction du marché commun régional ».

Pour la plupart de ses compatriotes, l’homme qui est un bosseur fera tout pour concrétiser son rêve : faire de son pays la locomotive de la sous région. Pour Alassane Ouattara, d’ici 10 ans,la Côted’Ivoire sera un Dragon d’Afrique. Pour ce fonctionnaire rencontré au Plateau (le quartier des affaires d’Abidjan), «  l’élection d’Alassane àla Présidencedela Cedeaoest un véritable challenge pour notre pays. Je suis sûr que notre Président relèvera le défi, car avec lui, ce n’est pas de la théorie, il est très pragmatique et ne passe pas par quatre chemins pour dire ses vérités à ses pairs, si la situation l’impose ».

Selon M. Kipré Grégoire, agent d’Assurance, même s’il n’est pas du même bord politique que l’homme, il reconnaît que le Président Alassane Ouattara a transforméla Côted’Ivoire en quelques mois, après 10 ans de crise. Cela dénote sa parfaite maîtrise des affaires de l’Etat, dit il. Un homme comme ça, il est capable de transformer la sous région avec ses connaissances pour les affaires économiques. Même dans les maquis et les bars, l’opinion nationale est sous le charme du Président dont les qualités sont reconnues par tous.

A  la fin du Sommet d’Abuja Alassane Ouattara était l’invité de son homologue Yayi Boni du Benin, pour prendre part à un mini-sommet de l’Union Africaine, dont il est le nouveau Président en exercice, le Samedi 18 Février 2012 à Cotonou.

Par ailleurs, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont exprimé, dans le communiqué final du Sommet d’Abuja, leurs profondes préoccupations face à la détérioration de la sécurité et de la situation humanitaire dans la région du Sahel, notamment au Mali et au Niger.La Conférencea fermement condamné la rébellion du MNLA au Mali et a exprimé son appui sans réserve aux efforts déployés par le Mali pour défendre son intégrité territoriale. Lançant un appel pour la cessation immédiate et inconditionnelle des hostilités par les rebelles, ainsi que pour la restitution de toutes les zones occupées dans le pays, les Chefs d’Etat et de gouvernement ont invité toutes les parties concernées par cette crise à engager un dialogue inclusif en vue de déterminer les voies et moyens pacifiques de règlement de cette crise.

De Gildas,

Correspondant du Républicain à Abidjan

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