L’Afrique de l’Ouest se félicite de la victoire au Mali, se veut plus solidaire face à Boko Haram

0
IBK à l'uverture du 44è sommet de la CEDEAO à Yamoussoukro en présence de 14 chefs d’Etat.
IBK à l’uverture du 44è sommet de la CEDEAO à Yamoussoukro en présence de 14 chefs d’Etat.

YAMOUSSOUKRO – La communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est félicitée vendredi du succès obtenu au Mali et a appelé à une solidarité accrue dans la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram, très meurtrier au Nigeria.

 

“L’élection du président Ibrahim Boubacar Keïta, le 11 août 2013, a consacré une transition réussie au Mali”, s’est réjoui le président ivoirien Alassane Ouattara à l’ouverture du 44e sommet des chefs d’Etat de la Cédéao, au terme duquel son remplaçant sera nommé.
“Nous avons pu circonscrire avec succès les crises au Mali et en Guinée-Bissau”, a poursuivi M. Ouattara, qui achèvera alors son deuxième mandat d’un an.

 
Le Mali a connu en 2012 et 2013 la plus grave crise de son histoire, marquée notamment par l’occupation du Nord par des groupes jihadistes dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui en ont été chassés fin janvier par des soldats français et africains. La crise a duré 18 mois, jusqu’à l’élection présidentielle de juillet-août remportée par Ibrahim Boubacar Keïta.

 
Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la Cédéao, a de son côté salué la “victoire” de cette organisation “sur les forces du terrorisme, de la criminalité et de l’obscurantisme” au Mali et les “leçons de saines pratiques démocratiques” qu’incarnent les élections qui s’y sont ensuite tenues.

 

La Guinée-Bissau, pays à l’instabilité chronique, a de son côté connu un dernier coup d’Etat militaire en avril 2012. Des élections présidentielle et législatives, déjà reportées à maintes reprises, y seront organisées le 13 avril. “Notre marche vers plus d’intégration et de solidarité reste encore tributaire de la situation sécuritaire dans le vaste ensemble sahélo-saharien et de la réponse que nous apporterons aux menaces qui le traversent”, a souligné Alassane Ouattara.

 

L’activisme de Boko haram et “ses destructions” imposent “une vigilance et une solidarité accrue” face à “ces nouvelles menaces qui risquent de compromettre nos efforts de développement”, a averti le président ivoirien. Plus de 1.000 personnes ont déjà péri en 2014 dans les trois Etats du nord-est du Nigeria les plus durement touchés par les violences perpétrées par Boko Haram, selon le principal organisme de secours du pays.

 

Créée en 1975, la Cédéao est une mosaïque de 300 millions d’habitants répartis entre 15 pays francophones, anglophones et lusophone, qui utilisent différentes monnaies.
eak/jf/sd

PARTAGER