Ahmadou Abdoulaye Diallo, ancien ministre du Commerce de l’industrie et des investissements à propos du Mnla: « Indépendance et autodétermination c’est du pareil au même »

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Ahmadou Abdoulaye Diallo

Le mouvement indépendantiste touareg du nord du Mali ancien allié des islamistes et narcotrafiquants d’Aqmi du Mujao et d’Ançar-Eddine, prône désormais la carte de l’autodétermination. Cette logique est balayée d’un revers de main par bon nombre de Maliens, notamment, l’ancien ministre du commerce, de l’industrie et des investissements, Ahmadou Abdoulaye Diallo, pour qui l’autodétermination reste l’anti chambre de l’indépendance. 

Ahmadou Abdoulaye Diallo, ministre de l’industrie et de commerce sous ATT que nous avons rencontré en marge de la marche du Fdr et du Coren dont il est militant (puisqu’originaire d’Ansongo), précise avant tout qu’il ne connaît pas le contenu du document remis par la délégation du Mnla au Médiateur de la Cédéao, Blaise Compaoré, en début de semaine. Mais pour lui, le Mali est un et indivisible. Il le restera. Il n’est pas question de négocier la laïcité constitutionnelle du Mali, encore moins de remettre en cause l’intégrité du territoire malien.  Car, dira-t-il, toutes les fois qu’on a accordé le droit à l’autodétermination à un peuple, il a ensuite demandé à accéder à la souveraineté totale. L’autodétermination est donc, à ses yeux, l’antichambre de l’indépendance. Il a cité en exemple le cas du Soudan et du Sud-Soudan, tout en précisant que le Mali est très différent du Soudan où, une démarcation, une frontière naturelle avait toujours existée par la différence religieuse, raciale et ethnique. Ce qui n’est pas transposable au cas malien. Au Mali, à la différence du Soudan, la question du brassage des peuples est une réalité, explique-t-il.

En clair, poursuit-il, « le développement du nord du Mali ne pourra se faire distinctement de celui du Sud, de l’est, du centre ou de l’ouest. Le Mnla doit le comprendre, puisqu’ils ne sont pas représentatif des populations du nord du Mali ».

Ouvert au dialogue, Ahmadou Abdoulaye Diallo propose qu’en cas de négociations avec les occupants du nord, qu’il soit le plus inclusif possible, intégrant toutes les couches, les ethnies du Mali, du nord ou du sud, y compris les représentants du Mnla. Il pense, en effet, qu’il faut un dialogue qui ne fasse ni de vaincus ni de vainqueurs. Mais pour lui, deux choses ne sont pas négociables : la laïcité du Mali et son intégrité territoriale.

Amadou Salif Guindo

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5 COMMENTAIRES

  1. Mr DIALLO, aurait du anticiper et attirer l’attention de son bienfaiteur, ATT, sur tout ce que nous subissons en ce moment, malheureusement. Ces jeunes ministres sur lesquels le Mali comptait pour leur “droiture”, se sont révélés les pires laudateurs, les plus “efficaces fossoyeurs” de la République. Tous membres du PDES, avec Ahmed SEMEGA en tête, ils ont participé méthodiquement à s’enrichir et à brader le Pays.
    Heureusement que la JUSTICE DIVINE les a épinglés sur Terre en les dénonçant au monde entier avec la fuite du général- major, en attendant que la Justice des Hommes avec l’Ancien Vérificateur Général Diarra Sosso et le nouveau, Touré pourraient aider le Mali à “rentrer dans ses fonds” frauduleusement pris.
    Il reste à dire à tous ceux qui se sentent coupables restent cachés et éviter de continuer à nous tromper en faisant des écrits dans les journaux comme c’est le cas.

  2. Il est important que les acteurs impliqués dans les négociations (quand bien même je ne suis pas d’accord) sachent que le MNLA n’est qu’une frange très minoritaire de la population du Nord – Mali. Ces acteurs doivent prendre en compte l’ensemble des représentants de toutes les communautés ethniques vivant au Nord Mali pour les négociations. Il est important de connaître leurs avis car les terres que revendiquent ces touarègues ne leur appartiennent pas du tout et il crucial de savoir si ces autochtones(les Sonraïs, les peuls, les bambaras……) seront d’accords avec le système d’indépendance proclamé par ces minoritaires de touarègues. J’en doute totalement. Donc, tant que les acteurs impliqués dans les négociations ne prennent pas cette donne en considération, ils auront contribué à faire germer au sein du Mali un spectre de guerre civile. Il ne peut avoir d’indépendance, ni d’autodétermination pour une minorité sans légitimité sur notre territoire national. Le Mali est un et restera indivisible. Cela n’est pas discutable à fortiori négociable par qui que soit. 😥 😥

    • Le triste,ces apatrides ne representent qu’eux memes ils sont le resultat d une mauvaise politique l ideal c est de les ecraser sinon quand on parle d autonomie il faut la caution de ceux qu ils sont sensés representer,il faut plutot negocier avec les islamistes mais pas avec ces criminels apatrides,aucune decision ne doit etre prise sans l aval des sonrai dans lesquels se retrouvent tous les autres or les sonrai ne vont jamais se separer du mali car le mali c est eux et eux c est le mali bref on ne se renie pas,les apatrides peuvent toujours aller vivre ailleurs en tsyganes mais nous on ne quittera pas le MALI

      • Je suis parfaitement d’accord avec toi Mr Maïga. Je suis aussi ressortissant du Nord Mali et je me vois très mal sous la domination de ces brigands qui n’ont ni foi ni loi et qui sont incapables de respecter leurs paroles. Nous sommes maliens et nous le resterons jusqu’au dernier souffle et personne ne viendra nous prendre notre nationalité et notre souverainêté. Ces apatrides ne représentent que des hors la loi et en conséquence il faut les traiter comme tels. 😥 😥 😥

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