Quand la CMFPR2 fait peur : « Trêve de lâchage et de lynchage » L.G. Damas

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Après le Premier round des négociations d’Alger, courant Septembre 2014, les Représentants de la CMFPR2 ont fait l’objet d’une campagne haineuse de calomnie dans une certaine presse à la solde du plus offrant. Cette campagne a suscité de notre part les réactions suivantes :

 

 Quand la CMFPR2 fait peur
Amadou Abdoulaye Cissé

LA CMFRP2 – QUI SOMMES-NOUS ?

Nous sommes des Maliens du Nord et du Sud qui se sont mobilisés, depuis mars 2012, pour défendre nos terroirs envahis et occupés par des rebelles et des jihadistes originaires de Sahara Occidental, d’Algérie, d’Afghanistan et d’ailleurs.

 

Dans des camps de fortune, à Soufroulaye et Sévaré, nous avions organisé, entretenu et entrainé des centaines de jeunes, volontaires, patriotes, épris de paix et de liberté, venus de toutes les régions du Mali et principalement des régions du Nord.

 

Cette prouesse, puisque s’en est une, nous l’avions réussi, grâce à notre abnégation, nos sacrifices individuels appuyés par des hommes et des femmes de bonne volonté et à la grande compréhension des parents des jeunes volontaires qui, reconnaissant la noblesse de la cause   n’ont jamais cessé d’encourager leurs enfants.

 

Il est important de signaler que contrairement à certaines allégations faisant croire que la prise en charge des bases étaient assurés par un quelconque individu, chaque mouvement avait assuré la prise en charge de ses combattants avec souvent l’assistance de certaines bonnes volontés. Les branches politiques que nous constituons à Bamako, se sont financièrement saignées pour préparer ces jeunes, dont certains ont combattu avec l’armée malienne dans les Régions Nord du Mali. Les témoins existent et sont plutôt très nombreux.

 

 

C’est le lieu de rendre un vibrant hommage aux branches politiques des mouvements ainsi constitués, qui n’ont ménagé aucun effort pour maintenir la flamme qui animait les jeunes volontaires, en dépit des conditions d’hébergement et nourriture à la limite de l’acceptable.

L’armée malienne, lors de ses inspections, avait apprécié la qualité militaire et morale de ces jeunes et s’est bien servie. Six cents (600) d’entre eux sont actuellement sous le drapeau national et plusieurs autres redéployés dans les régions du Nord, après l’intervention des forces « Serval » sont prêts et décidés à servir leur patrie, à rétablir l’honneur, de leurs parents, frères et sœurs, terni par des mois d’occupation barbare et d’actes éhontés.

Ils sont actuellement dans les régions du Nord et dans certains cercles des autres régions du pays, toujours en veille et mobilisés.

 

 

L’ACCORD PRELIMINAIRE DE OUAGADOUGOU

La résolution 2100 des Nations Unies, imposait un dialogue inclusif pour la résolution de la crise sécuritaire au Mali. En application de cette résolution, M. Tiébilé DRAME, représentant du Chef de l’Etat, a obtenu, au prix de mille efforts, la présence de tous les groupes et mouvement armés aux discussions de Ouagadougou. C’est ainsi que tous les mouvements   sédentaires et arabes ont pu être dans la capitale burkinabé et que la CMFPR (Coordination des Mouvements et Forces Patriotiques de Résistance) a vu le jour.

 

Pour manifester leur volonté de contribuer à la réconciliation, sédentaires de la CMFPR et arabes du MAA s’unissent au sein d’une plateforme d’alliance pour faire valoir leur droit à la participation et défendre les intérêts de leur communauté respective. Il est bon de rappeler que cette alliance a eu un impact réel sur des discussions qui traînaient en longueur, en ce sens qu’elle a rappelé aux uns et aux autres qu’aucune paix véritable et durable ne peut se conclure sans les communautés arabes et sédentaires, qui pour n’avoir pas combattu les troupes maliennes n’en sont pas moins armées et décidées à faire entendre leur voix.

 

L’accélération des événements n’avait pas permis à la CMFPR de se structurer ou de donner un organe dirigeant. Il était convenu de laisser un porte-parole s’exprimer au nom de la coordination en attendant le retour au pays. Toutefois, les uns et les autres ont reconnu une réelle avancée vers l’unification des mouvements sédentaires et tout le monde s’était engagé à préserver ce qui a été appelé « l’esprit de Ouaga.» (Entre-aide, solidarité, gestion concertée et commune de nos préoccupations)  et à réfléchir sur certaines actions à mener y compris la structuration, un règlement Intérieur, une feuille de route et un plan d’actions.

 

 

Après la signature de l’accord préliminaire, la CMFPR revenue à Bamako, avec une ferme volonté de resserrer ses rangs à partir du nouvel élan que nous avons appelé « l’esprit de Ouagadougou ») n’a vécu que deux petits mois pour que l’embellie, les belles promesses, s’effilochent, pour des questions strictement personnelles.

 

En Octobre 2013, la division de la CMFPR a été consacrée par la mise en place d’un bureau qui a exclu certains mouvements qui se sont eux aussi, constitués en Coordination. Cette Coordination dont nous sommes les membres est constituée des mouvements polico-militaires de Gandakoye Association, GandaIzo, FLN, Mbejen, MPRD…

Les deux CMFPR depuis la scission se réunissaient séparément et parallèlement. C’est la MINUSMA, lors des ateliers DDR, ayant compris le large fossé qui nous séparait, qui a consacré CMFPR1 (pour la tendance dirigée par Maitre Harouna Toureh ayant signé l’accord préliminaire) et CMFPR2 pour nous autres, constitué en Coordination dirigée par Ibrahima Abba KANTAO

 

LE PROCESSUS D’ALGER

Les tentatives de conciliation, menées près de 112 jours durant par les sages du COREN, n’ont pu mettre ensemble les 2 CMFPR tant les questions de personnes ont exacerbé la division entre les 2 groupes.

 

Après la scission de la CMFPR, le MNLA et le MAA se scindent à leur tour. Du MNLA naîtra la CPA : Coalition des Peuples de l’Azawad dirigée par Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ancien député de Bourem, et du MAA initialement dirigé par le Pr Ahmed Ould Sidi Mohamed sortira un autre MAA dirigé par OULD SIDATI.

 

Il convient de signaler, qu’en dépit de leur division, le MNLA et le MAA, en tant que signataires et adhérents officiels de l’Accord préliminaire de Ouagadougou, ont toujours partagé les informations qu’ils recevaient avec leurs dissidents, lesquels ont pu ainsi participer à toutes les activités initiées par la MINUSMA et les médiateurs. Tel ne fut pas le cas au niveau de la CMFPR1, qui pour sa part, a toujours gardé par devers elle les invitations sans jamais la partager avec la CMFPR2.

 

En juin 2014, la CMFPR1 est allé à Alger, en prélude aux négociations pour signer une plate-forme avec la CPA (Branche dissidente du MNLA) et une branche du MAA, ce qui leur a valu de participer à la signature de la feuille de route en excluant la CMFPR2.

 

 

L’ambition de la CMFPR1 qu’elle n’a jamais cachée était d’exclure la CMFPR2 des pourparlers inclusifs.

 

La réalité étant plus têtue, tous les participants à Alger, les autres mouvements armés qui savent bien qui est qui et qui représentent quoi, ont exigé notre présence pour avoir des partenaires crédibles au niveau des mouvements sédentaires.

 

 

Sur insistance de certains membres du Gouvernement, et certains cadres du Bureau du Haut Représentant du Président de la République qui ont cru légitimement bon d’associer tous les mouvements armés dans une optique d’inclusivité des pourparlers d’Alger, les représentants de la CMFPR1 ont menacé de quitter Alger et de retourner au Mali si leurs frères arrivent à Alger. C’est le comble de l’infamie.

 

A l’ambassade d’Algérie à Bamako et à la Minusma, il nous a été notifié que les invitations ont été régulièrement envoyées aux personnes signataires de l’accord préliminaire de Ouagadougou, qui sont tous des mouvements divisés sauf le HCUA, afin qu’ils partagent l’information avec les groupes armés dissidents.

 

NOS RAPPORTS AVEC LA COORDINATION DES MOUVEMENTS SIGNATAIRES DE LA DECLARATION D’ALGER DU 09 JUIN 2014 : MNLA, HCUA ET MAA

Des individus mal intentionnés et une presse bien abusée ont répandu des informations tendancieuses sur notre collaboration avec les mouvements politico-militaires signataires de la déclaration d’Alger de juin 2014.

 

Nous voulons préciser ici, qu’en effet, nous avions décidé, en toute connaissance de cause et de façon souveraine de faire partie de cette coordination, seule possibilité qui s’offrait à nous pour faire prévaloir les intérêts des groupes et des communautés que nous défendons.

Il est bon cependant de préciser que nous avions refusé cette collaboration au moment des discussions de Ouagadougou, quand ces mouvements politico-militaires prônaient l’indépendance pour les uns, l’islamisation pour les autres.

 

Parce que notre exigence première étant la fin des actes de terrorisme, de harcèlement et spoliation des paisibles populations, nous avions décliné leur offre de collaboration comme la proposition des autorités maliennes de l’époque qui voulaient qu’on rentrât en pourparlers avec eux à Bamako.

 

Déjà en septembre 2013, alors que les tentions étaient encore vives entre les mouvements armés nomades et sédentaires, c’est la CMFPR1 qui avait rencontré en catimini à l’hôtel MASSALEY, en plein cœur de Bamako, le MNLA, le HCUA et le MAA.

En Juin 2014, le Porte-parole de la CMFPR1 a fait le déplacement de Ouagadougou pour rencontrer le MNLA. A quelle fin et pour quelles raisons, nous en savons beaucoup et nous en parlerons ultérieurement, au besoin.

 

C’est seulement après la signature de la feuille de route du 24 juillet à Alger, où la CMFPR1 nous a exclus en se targuant de sa convention avec la CPA et MAA que nous avons commencé à approcher la dite Coordination. Nous avons été largement encouragés en cela par la médiation algérienne qui nous conseillait de prendre part à une des plates-formes en cours.

Comment peut-on nous reprocher d’avoir des discutions avec nos frères touareg et arabes du Nord dans l’optique de la PAIX et du Développement des Régions Nord du Mali, alors qu’ils ont signé à Ouagadougou en Juin 2013 et à Alger en Juillet 2014 à tout renoncement à l’indépendance, au séparatisme, à la partition du pays et à l’islamisme radical.

 

Nous partageons avec eux les mêmes terroirs et des millénaires de vie et d’histoires communes avec nos amours, nos craintes, nos suspicions réciproques, toutes choses inhérentes au partage d’un même espace. Nous savons que nous ne sommes pas les seules à pouvoir mieux discuter avec eux. Mais nous sommes convaincus de le faire sans arrière-pensée au-dessus de nos intérêts et même de nos amours propres dans l’intérêt supérieur de la paix et de nos communautés.

 

Pourquoi, ne parlerions nous pas avec eux dès lors que l’Etat et la communauté internationale les reçoivent sur une même table de négociation.

 

C’est pourquoi, nous avons discuté et élaboré en Août 2014 à Ouagadougou avec la Coordination MNLA, HCUA et MAA un protocole d’entente où nous n’avons en vue que l’intérêt de nos communautés et leurs besoins de sécurité, de bonne gouvernance et de développement.

 

Ceux qui pensent que nous posions ainsi un acte de témérité, voire, de défiance, doivent se souvenir que les guerres les plus cruelles ont fini sur une table de négociation et que l’avenir appartient à ceux qui savent terminer une guerre et cheminer entre anciens ennemis.

Dans ce processus, nous n’avons pas une posture politique, n’en déplaise à des opportunistes politiques. Nous n’avons pas de revendications territoriales ou territorialistes. Comme tous les maliens et amis du Mali, nous déplorons la corruption, le népotisme, la gabegie et des politiques de développement injustes et inéquitables.

 

Et comme tous les maliens du Nord nous avions toujours dénoncé le mal développement de ces régions dont certaines parties, déjà exclues par la nature, sont de véritables oubliés de la nation.

 

Nos revendications pour le Nord, qui ne sont pas territoriales, nous les avons partagés avec cette coordination, en gardant nos spécificités. Nous mettons quiconque au défi de prouver, en moins de subterfuges malhonnêtes, ou de procès d’intentions, que nous avons parlé d’autres choses que de cela. Le protocole d’entente élaboré à Ouagadougou existe et est consultable.

 

Notre présence autour de la table renforce le processus de paix et va dans le sens de l’inclusivité demandée par tous. C’est un acte de courage pour le Nord, que peu de cadres oseront posés aujourd’hui, parce que drogués par l’actualité et la passion ambiante, et oubliant les souffrances quotidiennes des braves populations des Régions du Nord.

Mais, le plus étonnant, c’est qu’un membre de notre coordination CMFPR2 n’a trouvé mieux à faire qu’à publier dans la presse, pendant que nous étions à Alger, un communiqué se désolidarisant de notre travail à Alger, en nous accusant, seul dans un groupe de sept, de traitrise. Ce même membre par le biais d’un prête plume, en piétinant toutes les règles de courtoisie et de pondération a déversé sur nous une haine faite d’insultes dans un article totalement décousu en date du 23 septembre 2014. Que certains membres de la CMFPR2 se désolidarisent de ce combat ne nous surprend guère. Qu’ils s’associent à une presse plutôt naïve pour trouver les gros mots qui portent atteinte à notre honneur à travers d’insipides articles de presse, ne nous émeut pas outre mesure. Il aurait été plus honnête de leur part de signer leurs articles afin que le peuple malien connaisseur de ses cadres, quoi qu’on pense, sache de qui s’agit-il.

 

Nous connaissons les motivations de ce membre auquel nous souhaiterions dire ici que notre probité morale ; et notre honnêteté professionnelle et intellectuelle n’ont jamais été prises à défaut. On ne peut pas en dire autant de tout le monde.

 

 

ET MAINTENANT ?

Après que les désinformateurs aient suffisamment sévis, nous pensons d’il est temps de parler à l’opinion publique malienne. Parler pour lui dire que :

ü  Face aux calomnies et aux insultes, nous avons choisi la pondération,

ü  Face aux élans du cœur, nous avons répondu à l’appel de la raison,

ü  Face à l’émotionnel et l’évènementiel, nous avons regardé en direction du rationnel.

Tout cela dans un seul but, soulager honorablement et définitivement les souffrances des populations, piétinés, ratatinés…..en désarroi total.

 

 

Dans tous les cas, face à la campagne de désinformation dont nous sommes victimes, nous tenons à donner les précisions suivantes :

 

 

Nous avons toujours été et resterons, quoiqu’il en soit toujours attachés à un MALI UN ET INDIVISBLE. C’est bien Pourquoi, nous n’avons approché la Coordination des mouvements politico-militaires de l’AZAWAD qu’à partir d’Aout 2014, après qu’ils aient signé pour une deuxième fois en Juillet 2014 (après les accords de Ouagadougou du 18 juin 2013) l’acceptation des prérequis non négociables qui sont : l’unité nationale ; l’intégrité territoriale ; la forme républicaine de l’Etat, la laïcité. C’est la ligne rouge en deçà de laquelle il est possible d’entrer en dialogue avec ces mouvements, Tout comme le Gouvernement du Mali qui est prêt à le faire pour le développement des régions Nord du Mali et au-delà le bien être des communautés au nom desquelles nous sommes engagés depuis janvier 2012. Nous sommes républicains et démocratiques. Nous n’avions jamais connu autre nationalité que le Mali et nous n’en connaîtrions pas d’autres pour ce qui nous reste à vivre.

 

 

Personne, nonobstant les invectives et les insinuations malveillantes, ne peut contester notre attachement au Nord et à nos communautés au sein desquelles notre encrage ne peut en aucune manière être démenti. Nous sommes ou avons été les Présidents des Association des Ressortissants de nos localités à Bamako, et continuons à animer et soutenir ces associations. Nous savons ce que nous représentons chez nous et les diatribes des gens qui ne nous connaissent ni d’Eve, ni d’Adam et les malheureux amalgames à caractère politiques faites par certains de nos opposants politiques en mal de reconnaissance ne nous distrairons pas. Nous ne nous rabaissons pas à répondre à ces insultes et pensons que tout cela dessert notre cause.

 

Nous ne laisserons personne, NOIRE ou BLANCHE, discuter et décider de l’avenir de nos régions et de notre pays à notre place. Le statut d’ancien grand commis de l’Etat, de responsable politique ou dirigeants d’une corporation quelconque ne nous enlève pas le droit de défendre nos convictions et de contribuer à la sécurité et au bien-être des communautés du Nord pas plus qu’il ne légitime d’autres que nous à le faire. Nous sommes les branches politiques des mouvements armés sédentaires et nous acceptons le principe de complémentarité et de subsidiarité avec les autres composantes de la société malienne par rapports aux solutions à apporter pour panser les énormes plaies béantes du Nord Mali, du Mali tout court. Le Pacte National en 1992, les Accords d’Alger en 1994, ont été signés  à « huis clos » avec les mouvements rebelles touareg et arabes. Nous connaissons les résultats de ces accords et pouvons dire aujourd’hui qu’ils n’ont apporté ni paix ni sécurité. Bien au contraire.

La leçon fondamentale que nous tirons de cette situation est que nous avons tous intérêt à la paix et que pour cela nous devons être présents sur la table de négociation. Nous avons des propositions, des revendications en matière de Sécurité, de Gouvernance, de développement, de réconciliation nationale, à l’endroit du Gouvernement et de la communauté internationale ; sans franchir le LIGNE ROUGE. Nous y avons travaillé avec un collectif de 200 associations/organisations de la société civile que nous avons appelé CAP-MALI (collectif des acteurs de la paix) qui a élaboré et signé une plate-forme largement diffusée à l’échelle de tout le Mali. Cette plate-forme a capitalisé les principaux desideratas des populations du Nord, tels qu’ils ont été exposés et synthétisés au cours des fora régionaux de Gao et de Tombouctou pour la Paix et la Réconciliation nationale.

 

  1. Nous croyons à un sursaut de tout le Pays pour la PAIX et disons avec Son excellence Abdoulaye DIOP, chef de délégation de l’équipe gouvernementale (forte de Six ministres et d’une trentaine d’experts de compétences avérées) que le feu n’est pas encore à la case des négociations. Les rapprochements sont possibles et nous pensons que les manifestations auxquelles nous assistons par rapport au processus d’Alger expriment certes positivement les opinions du malien lambda sur cette importante question nationale mais elles ne doivent pas être interprétées comme un aveu d’échec du processus.

Par contre le feu est dans la case du NORD-MALI. ALQAIDA arbore son drapeau noir à moins de 50 km des villes de Gao/Tombouctou, mine les routes et frappent quotidiennement   avec des roquettes les bases militaires maliennes et onusiennes. Les populations de ces régions sont dans un désarroi total depuis 3 ans : pas de sécurité, pas de formations sanitaires, pas d’écoles, pas d’actions de développement soutenues ….

 

  1. Il est URGENT que tous les protagonistes du processus en cours, notamment les sédentaires, arrêtent les calomnies, les délations, la désinformation, l’intoxication… Les parties concernées par les négociations d’Alger, au nom de leurs entités ont versé dans le processus des documents écrits. Ceux des représentants de la CMFPR2 existent et ont été présentés dans les différents groupes thématiques.

 

  1. Par la faute des délateurs les combattants armés de Ganda koy et de Ganda Izo se sont tirés les uns sur les autres à Ansongo et le pire a été évité grâce aux populations et aux forces de l’ordre présentes. Il n’en demeure pas moins qu’on a déploré des blessés graves actuellement soignés à l’hôpital de Gao.

A Alger les arabes parlent ensemble, les Touaregs parlent ensemble….mais les sédentaires se regardent en chiens de faïence. Les uns veulent éliminer les autres et les empêcher de participer aux négociations. Et parce qu’ils n’ont pas pu le faire, ils engagent une campagne de délation et d’insultes dans une presse à la solde du plus offrant. C’est exécrable.

 

  1. Les représentants de l’Etat sont, nous en sommes certains, assez bien préparés pour négocier sereinement avec les mouvements armés. Ils n’ont pas besoins de mouches de coche, voulant être plus royaliste que le roi pour des desseins individuels que cachent mal des déclarations intempestives et des prises de positions absurdes et stériles. Ils n’ont aussi pas besoin, que leurs stratégies soient « virussées » par les calculs individuels, le positionnement trompeur de certains responsables de mouvements sédentaires ou leurs porteurs de valises qui s’épanchent infiniment dans l’espace médiatique. L’économie criminelle reste encore florissante au Nord et elle est la rente de beaucoup de ces agitateurs de chiffon rouge. Qui trompe qui ?

 

  1. Nous terminons en disant encore une fois que nous avons des revendications vis-à-vis de L’Etat et nous faisons confiance à l’Etat pour aller dans le sens de leur satisfaction pour le bien être des communautés pour lesquelles nous nous sommes mobilisés. Nous avons confiance aux représentants de l’Etat à Alger pour débusquer les hypocrites qui arborent des attitudes vertueuses sans aucune sincérité.

 

  1. Aux désinformateurs qui instrumentalisent des jeunes chômeurs du Nord à Bamako, des femmes innocentes et même des vieillards désorientés de plus 70 ans en leur faisant dire des insanités sur les radios privées du Nord et dans certains organes de presse écrite de caniveaux ; nous disons que nous n’avons aucune leçon de PATRIOTISME à recevoir d’eux. ALLAH sait discerner les vertueux d’avec les vicieux, IL aidera la vérité parce qu’IL EST LUI-MEME VERITE.

 

  1. Salutations fraternelles et Rendez-vous à Alger III.

 

Bamako, le 13 Octobre 2014

Pour les Représentants de la CMFPR2 à ALGER du 1 au 26 Septembre 2014

Amadou Abdoulaye CISSE

 

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