Commune rurale du Mandé : Le maire et son 1er adjoint se donnent en spectacle

Commentaires fermés [-] Texte [+] Email Imprimer

La mauvaise gestion des affaires locales risque de mettre le feu aux poudres entre les populations de la commune rurale du Mandé et les autorités communales. En effet, le maire Mamourou Keita et son 1er adjoint, Bernard Dakouo, ont fait du développement de la commune rurale du Mandé le cadet de leur souci. Ainsi, s’adonnent-ils aux malversations foncières et financières les plus abominables dans le seul but de satisfaire leurs propres intérêts.

Pour preuve : A cause des réserves foncières immenses dans la commune du Mandé, le maire et son 1er adjoint sont courtisés par tous les grands réseaux de spéculation foncière qui n’hésitent pas à verser des dizaines de millions de francs Cfa aux deux responsables communaux sans scrupules. Cela n’est nullement surprenant, quand on sait qu’il n’existe presque plus de réserves foncières dans les 06 communes du District de Bamako, et que la commune du Mandé est contiguë au District de Bamako, d’où toute cette convoitise. Pour mieux satisfaire leurs sales besognes, les désormais  « monstres » du foncier, à savoir le maire Mamourou Keita et son 1er adjoint se sont arrogés le droit,  d’une part, de procéder à des morcellements illégaux dans la majorité des villages de la commune du Mandé, d’autre part, de retirer des parcelles aux paisibles citoyens. Dans ces opérations de  retrait, seuls les faibles sont dépouillés de leurs parcelles, et les gros bonnets sont épargnés. Ces parcelles retirées, Tenez-vous bien ! ne sont pas réattribuées, mais plutôt vendues à d’autres  personnes. Le 1er adjoint au maire est allé jusqu’à créer une agence immobilière, à travers laquelle,  il s’auto-attribue les marchés de la mairie.

Concernant la question financière, la commune, à cause de la mauvaise gestion financière du maire et de son 1er adjoint, continue d’accuser des situations économiques désespérées. Ainsi, personne ne sait l’utilisation qui est faite des subventions que l’ANICT accorde chaque année à la commune, ainsi que les taxes et impôts recouvrés (des millions de nos francs) dans les différents villages.

Ce comportement odieux des premiers responsables de la commune du Mandé est une violation caractérisée des textes de la décentralisation qui a pour vocation d’impliquer fortement la population dans les questions touchant son existence à travers les élus qu’elle élit elle-même et censés agir pour son progrès à travers des initiatives locales.

Comment expliquer que ceux-là que les populations ont investis de leur confiance pour gérer au quotidien leurs affaires se livrent à une si grave confiscation des biens publics?

Quelle suite va être donnée à cette situation par les plus hautes autorités du pays ? Peut-être, penseront-elles à dissoudre le conseil communal, comme ce fut le cas, en 2007, des conseils communaux des communes rurales de Baguindadougou, Fanga et Korarou (cercles de Ségou, Yélimané et Douentza).

La désignation des responsables dans la commune du Mandé a toujours été faite sur des critères claniques et familiaux subjectifs, ne tenant nullement compte de la compétence et de la moralité  dans le choix. Il n’est donc pas étonnant que des personnes cupides, au goût du gain facile, sans aucun égard pour la chose publique, se retrouvent à des postes de responsabilité d’une extrême sensibilité ? Sinon comment comprendre que le maire et son 1er  adjoint censés développer la commune et protéger les populations des prédateurs fonciers et financiers se transforment eux-mêmes en criminels fonciers et financiers au mépris de la loi et des règles élémentaires de justice sociale ?

Les populations de la commune du Mandé doivent réagir pour que leur commune ne soit pas plongée davantage dans le mal développement et l’extrême pauvreté.

La vie en communauté, plus particulièrement en République, a des règles auxquelles tous les citoyens doivent se soumettre, au risque de transformer la société en jungle.

Le chemin du développement et du progrès passe nécessairement par le bon choix des responsables à tous les niveaux. Il est temps que les élus communaux le comprennent pour ne pas compromettre l’avenir des générations futures. Il est alors temps qu’au Mandé, les citoyens honnêtes, respectueux de la chose publique, s’assument pour faire barrage à ceux-là qui ne pensent qu’à leurs seuls intérêts et ceux de leur famille. A cet effet, je demande à toutes les populations du Mandé d’infliger ‘’un vote sanction’’ à ces maires indélicats aux prochaines élections communales.

Cette lamentable situation relance une fois de plus le débat, sinon les discussions et polémiques relatives à la promotion et l’avancée de la décentralisation au Mali.

Dans ma prochaine contribution, je donnerai des éclaircissements sur les malversations qui entourent les lotissements de Kabalabougou, Kanadjiguila et Mamaribougou.

Moussa Koné, professeur d’enseignement secondaire  

SOURCE:  du   21 déc 2012.