Discours de Me Demba Traoré, MMEIA, à l’occasion de le rencontre CEDEAO-OSC Mali

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Monsieur le Représentant spécial du Président de la Commission de la CEDEAO;

Monsieur le Président du Conseil National de la société civile malienne;

Monsieur le Secrétaire Général du Ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine;

Monsieur le Délégué Général à l’Intégration Africaine;

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations de la société civile;

Chers invités;

Mesdames et Messieurs;

Me Demba Traoré, ministre de l’intégration africaine

Permettez moi, Mr le Représentant Spécial du Président de la Commission de la CEDEAO de vous adresser mes vives félicitations pour votre nomination au Mali, et, à travers vous, je voudrais adresser aux Autorités de la Commission mes sincères remerciements pour cette initiative heureuse qui démontre à suffisance tout l’intérêt qu’elles accordent au rétablissement de la paix dans notre pays.

Mr le Représentant spécial,

Permettez moi également de vous adresser toutes mes félicitations pour la tenue de cette importante rencontre de sensibilisation et d’information avec les organisations de la société civile malienne.

Vous venez de prouver encore une fois de plus, par cet acte, que l’énergie et les trésors d’intelligence mis, par vos soins, dans la recherche de solutions à la douloureuse crise qui frappe le peuple malien se poursuivront aussi longtemps que vous ne serez pas parvenus à bouter hors de nos frontières la horde de terroristes et de criminels qui occupent le septentrion du Mali et soumettent nos populations à des exactions sans nom.

Mesdames et Messieurs,

L’occasion est bonne de rappeler, en ma qualité de Ministre chargé des affaires de la CEDEAO au Mali, bien qu’au départ son rôle soit purement économique, la CEDEAO s’est assez vite intéressée au maintien de la paix, à la prévention, à la résolution et à la gestion des conflits dans notre sous-région.

Notre pays, Le Mali, en tant que membre fondateur de cette organisation, un des principaux initiateurs du Protocole relatif à la Prévention, la gestion et le règlement des conflits, et un des acteurs clés de sa mise en oeuvre dans certains pays membres, ne peut se dédire en récusant le soutien de la CEDEAO.

C’est vous dire qu’en intervenant au Mali, comme elle le fait d’ailleurs ce matin à travers cette rencontre, la CEDEAO, loin de nous imposer quoi que ce soit, ne fait que s’acquitter d’un devoir, celui de réaliser notre commune volonté de vouloir vivre ensemble à l’intérieur d’un espace de paix sécurisé, fraternel et solidaire où il fera bon vivre.

Mesdames et Messieurs,
N’oublions pas que le Peuple Souverain du Mali, dans le Préambule de sa constitution, je cite:  » a réaffirmé son attachement à la réalisation de l’Unité Africaine, à la Promotion de la Paix, de la coopération régionale et internationale… »

Ne perdons pas également de vue, les efforts inlassables abattus par La CEDEAO, aux côtés de l’Union Africaine et d’autres partenaires du Mali depuis le début de la crise, lesquels efforts ont abouti à l’adoption de plusieurs résolutions onusiennes en faveur du Mali dont la dernière, adoptée sous le numéro 2085 le 20 décembre dernier, autorise le déploiement d’une mission Internationale de soutien au Mali.
Le conseil de sécurité de l’ONU a invité la CEDEAO à prendre une part active dans la mise en oeuvre de cette résolution.

Tous ces efforts concourent à libérer nos paisibles populations meurtries qui vivent bientôt un an dans une situation de barbarie sans précédent avec son corollaire d’amputations et d’humiliations de toute sorte.

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations de la société civile;

M’adressant à vous, je vais juste rappeler que la CEDEAO a choisi de s’entretenir avec vous ce matin parce qu’elle est consciente du rôle capital que vous jouez dans la bonne organisation de la vie publique. Nous sommes tous conscients que l’appui de la société civile peut également faciliter l’adhésion des populations aux politiques de promotion de la paix.

C’est pourquoi l’organisation de la rencontre d’aujourd’hui vise justement à mieux situer le rôle et la place de la société civile dans la dynamique de sortie de crise dans le cadre d’un partenariat élargi à toutes les composantes de la Nation et de la communauté internationale.

Profitez alors de ces moments d’échanges pour:
– Prospecter les pistes d’un dialogue politique inclusif et porteur d’unité nationale impliquant la participation de la société civile,

– situer la place et le rôle de la société civile dans l’éventualité d’une intervention militaire telle qu’autorisée par la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations Unies,

– identifier les éléments constitutifs d’un programme d’accompagnement de la société civile dans le cadre de la gestion de la crise.

Mesdames et Messieurs,

Les débats d’aujourd’hui doivent aboutir à la mise en place d’un schéma d’implication des organisations de la société civile dans la stratégie du dialogue politique et de l’intervention militaire contre le terrorisme transnational et le narcotrafic.

C’est pourquoi je ne doute pas un seul instant que vos contributions pertinentes permettront de jeter les bases d’une solution efficace et durable aux problèmes qui assaillent le Mali.

Avant de terminer, je voudrais vous souhaiter, au nom de mon département et au mien propre, à toutes et à tous une très belle année 2013 durant laquelle que la paix, la joie et la santé vous accompagnent chaque jour dans un Mali uni et prospère.

Je vous remercie de votre aimable attention.