Fortitude : La force de la constance

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La crise au Mali suscite bien de réprobation dans le monde. C’est à ce titre que M. Henri PEMOT,  Président de l’Association « EAS FORTITUDE », a écrit au Président français. Pour lui : « Les initiatives individuelles convergeant sur une conception commune de résolution d’un problème social, une fois rencontrées se constituent en une conscience collective qui éclabousse forcément les pratiques belliqueuses ». C’est une manière pour ce grand homme d’apporter sa modeste contribution à l’édifice de la conquête du territoire du Mali. Et M. Henri Pemot de marteler en ces propos : « Je reste convaincu, lorsqu’une minorité menace la liberté de l’ensemble, il convient de recourir à la force démocratique, fusse-t-elle militaire, pour reconquérir la liberté collective : telle est ma conception d’une guerre juste ». Lisez plutôt !

pedor« Monsieur Le Président,

Depuis plusieurs mois le Mali sombre dans une dictature des usurpateurs de l’Islam. Si la sagesse invite à prendre le temps de la réflexion stratégique dès lors qu’il s’agit  d’une intervention militaire, le temps lui, reste favorable à une installation organisée et pérenne des usurpateurs.

Anticiper sur le calendrier

Certes le calendrier a été brusqué du fait que votre arrivée au pouvoir étant récente et que les événements paraissent empiéter à un programme étendu dans le temps. Il est de noble qualité à un homme politique de votre dimension d’être capable d’anticiper sur le calendrier.

 

Aussi, Monsieur le Président de la République, vous risquerez de reproduire l’absence d’une invitation de grandeur d’homme de grand état en s’appropriant le temps diplomatique qui est en définitif le temps de la nonchalance pour se convaincre de la volonté d’intervenir au Mali avec l’union africaine. Encore faudrait il que l’union africaine ait une stratégie militaire de défense de la démocratie quand les pays composants cette union fonde leur légalité dans la persécution permanente ?

Vous dessaisir d’une invitation de l’histoire

Monsieur Le Président, je me convaincs que vous êtes en train de vous dessaisir d’une invitation de l’histoire qui consoliderait votre grandeur d’homme d’état défenseur de la liberté et de la démocratie.

Vous et moi sommes, me semble t-il d’accord, qu’aucun groupe religieux, extrémiste, ne peut se permettre l’occupation d’un espace des peuples par la force armée en imposant des contraignantes lois de subordination de l’homme par l’homme représentées comme divines.

Dès lors nous devons empêcher par les moyens qui sont le nôtre son implantation et son extension.

S’appuyer sur l’Europe/USA

En s’appuyant sur une association Europe/USA dont vous seriez l’initiateur, vous y trouverez les autorisations possibles auprès de l’ONU pour intervenir au Mali et empêcher une expansion de la dictature de quelques bandits qui se veulent représentants de l’Islam.

Monsieur Le Président, n’attendez pas le réveil d’une armée d’union africaine

Monsieur Le Président, n’attendez pas le réveil d’une armée d’union africaine absente sur la stratégie de veille sur la démocratie pour enclencher la défense contre la menace de la stabilité d’un peuple démocratique et libre dont la France fait partie.

Je me tiens pour ma part, avec des amis maliens, à la disposition des recherches de solutions de libération du Mali et vous prie d’agréer, Monsieur Le Président, mes cordiales salutations ».

Président de l’Association

EAS FORTITUDE

Henri PEMOT

lettre

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