Hypocrisie Occidentale en matière de démocratie en Afrique Subsaharienne

Après le parti unique considéré comme contraire à la démocratie, l'Afrique Subsaharienne a adopté, de gré ou de force, la démocratie à l'Occidentale sous l'impulsion de l'Occident. Cette démocratie, qui devrait permettre au peuple africain de choisir librement leurs dirigeants et leurs devenirs politique et économique, est devenue une farce pour ses peuples.        

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Non seulement les peuples africains n’ont aucun pouvoir de choisir librement leurs gouvernants mais se sont vus imposer des dictateurs maintenus et soutenus contre leur volonté. Rares sont les pays africains où les Constitutions et Institutions, c’est-à-dire les supports de ” la démocratie à l’Occidentale ” (organismes et institutions constitutionnels, Magistrature indépendante, organismes électoraux) fonctionnent dans l’intérêt des peuples.

Au lieu des institutions fortes, l’Afrique Subsaharienne a généré ” des hommes forts ” qui manipulent les pouvoirs constitutionnels et légaux dans leur intérêt personnel. L’Occident assiste sans réagir efficacement à ces dysfonctionnements démocratiques. Il se borne à protester sans apporter aucune aide réelle aux peuples qui se battent contre les dictateurs. Ne dit-on pas que ” Le chien aboie, la caravane passe “.

Les sanctions sans effets concrets prises contre les fossoyeurs de la démocratie ne sont que de la poudre aux yeux. Les Etats-Unis, grand défenseur de la démocratie à l’Occidentale, viennent de sanctionner le pouvoir burundais et l’opposition démocratique au motif que les deux parties se sont rendus coupables de violences ; ce qui revient à traiter également les coupables et les victimes.

La France fait pire en aidant les dictateurs à échapper à la justice de leur peuple (Compaoré et ses acolytes au Burkina Faso), en tenant des langages favorables aux tripatouilleurs de la Constitution quid à rétropédaler après (Congo-Brazzaville).

Si l’Occident est sincère dans la défense de la démocratie en Afrique Subsaharienne, il doit prendre des sanctions sévères contre les fossoyeurs de cette démocratie en suspendant toutes ses relations avec ces malfaiteurs et en leur interdisant l’entrée sur les territoires occidentaux.

L’Union Africaine, qui prétend soutenir la démocratie en Afrique, devrait en faire autant. Seules de pareilles sanctions pourront dissuader ” les prédateurs ” de la démocratie en Afrique. La France a toujours appliqué en Afrique Subsaharienne la politique des deux poids, deux mesures ; ce qu’elle ne fait pas en Afrique du Nord où elle reste muette sous prétexte de non ingérence dans les affaires de ces pays alors qu’elle passe tout son temps à s’immiscer dans la gouvernance politique et économique de l’Afrique Subsaharienne.

De ce qui précède, on peut en conclure que l’Occident fait montre d’hypocrisie en matière de démocratie dans les pays africains.

 

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Docteur en Economie du Développement (Paris I)

Diplômé expertise comptable (Paris I)

Ancien Expert principal du BIT (Bureau International du Travail)

Lauréat International AWARD 2008

 

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