IBK élu president il y’a un an : Les enseignements d’un acte historique

0

Les vraies valeurs socio culturelles nationales se sont manifestées de plus belle manière au lendemain des votes du second tour de l’élection présidentielle au Mali, il y’a un an. Ce qui s’est passé le lundi soir 12 août 2013 chez le Président fraichement élu Ibrahim Boubacar Kéïta si, à priori, il apparaît extraordinaire sous d’autres cieux, est un événement majeur des grands jours, un symbole fort de communion, une occasion solennelle marquant d’empreintes indélébiles la marche en avant du Mali nouveau.

 

Chirifi Haidara
Chirifi Haidara

Les vertus de sagesse, de probité, de piété, les valeurs de démocratie maintenues et entretenues par le peuple malien au fil des années, ont fini par triompher et l’emporter sur les ambitions et les idées de ceux qui, par des comportements déviants, des commentaires tendancieux destinés à distraire l’opinion publique, peuvent compromettre le meilleur devenir du pays, dans le concert des nations modernes, tournées vers l’avenir.

 

 

L’on a souvenance que le candidat Soumaïla Cissé, avant même la proclamation des résultats officiels du second tour de l’élection présidentielle, s’est rendu au domicile privé de Ibrahim Boubacar Kéïta, accompagné de ses siens.

 

 

C’est ainsi qu’après les salutations et remerciements d’usage, l’occasion a été opportunément mise à profit par le visiteur de marque pour exprimer, de vive voix, des félicitations chaleureuses, des encouragements appuyés au Président élu par l’ensemble des maliens et lui souhaiter plein succès dans l’exercice des ses nouvelles, lourdes mais combien exaltantes fonctions.

 

Dans un climat détendu, apaisé, Soumaila Cissé a reconnu publiquement, avant terme, la victoire de Ibrahim Boubacar Kéïta : voilà une manifestation de courage politique, de rapprochement, de contact de proximité, que l’on ne rencontre nulle part ailleurs.

 

La convivialité qui a prévalu durant ces retrouvailles si affectueuses, la forte émotion ressentie de part et d’autre, tout cela en dit long sur la bonne foi et la bonne attitude dont chacun a fait montre dans l’intérêt général. Cela honore, réjouit, réconforte à tous égards et suscite des hommages vibrants qui n’ont pas tardé à être rendus à nos illustres figues emblématiques, dans la presse orale et écrite, tant nationale qu’étrangère. Les échos sonores de cet exemple vivant de rectitude morale et politique, de ce geste noble, ont retenti un peu partout dans le monde entier à la satisfaction générale, ce qui nous pousse à souligner, en toute objectivité et clairvoyance, que le Mali, dans sa riche diversité, a du ressort pour affirmer sa personnalité tant sur le plan national que sur l’arène internationale.

 

Le rêve d’un pays cosmopolite au passé si envoûtant et fascinant en est grandement conforté. Chaque citoyen a apprécié un fair-play de haute portée qui n’est pas du tout courant dans les milieux politiques. L’acte posé a constitué une réelle valeur ajoutée à la fierté d’appartenance à un Mali pluriel, une fierté légitime renforcée davantage à grande échelle depuis lors.

 

 

IBK et Soumi, comme nous les appelons si familièrement   ont, par leur geste à une phase importante et décisive de la vie de la nation, incarné, en une soirée , les prédispositions naturelles des maliens et des maliennes à se rencontrer, à se comprendre mutuellement et à s’ouvrir les uns aux autres pour l’émergence de bonnes et justes causes nationales, voire supranationales.

C’est un témoignage on ne peut plus éloquent de grande maturité de prise de décision, de leadership, de charisme et d’implication remarquable pour le seul combat qui vaille, celui de l’entente, de la réconciliation des cœurs et des esprits, du développement harmonieux et durable, de la lutte contre la pauvreté..

 

Là où Il est question du destin du Mali, aucun prix n’est de trop pour assainir la situation socio économique du pays, pour surmonter efficacement les freins et obstacles qui peuvent éprouver sa stabilité.

 

Une leçon s’impose: chacun doit s’investir au quotidien pour éteindre le feu de la haine, le feu de l’ignorance et ne s’inscrire que dans le processus dynamique de retour de la paix, de la cohésion sociale, un processus long et de longue haleine qui doit être poursuivi en relation continue et dialectique avec tous les maux dont souffre notre pays.

Un an après l’heureux événement historique du 12 août 2013, force est de reconnaitre que les maliennes et les maliens, toutes couleurs politiques ou autres confondues, ont besoin de conjuguer leurs efforts et leurs possibilités pour relever les multiples défis en cours et en perspective, au premier rang desquels se situent la cohésion sociale, le développement national.

 

 

Nul ne doit plus tenter de saper le moral du bon citoyen, celui là même qui a toujours eu le cœur à la bonne place malgré le poids des difficultés conjoncturelles.

L’avenir ne peut se concrétiser que sur la base des atouts dont dispose le Mali pour insuffler le second souffle nécessaire à son essor économique, socio culturel, à savoir, entre autres , des ressources humaines de qualité.

 

La voie de salut commun passe impérativement par la préservation de notre pays des mensonges qui sont proches des vérités (le tord porté aux populations laborieuses est indicible), des agissements de quelques leaders d’opinion véreux soutenus par des religieux non moins véreux, mettant souvent au centre de leur dessein des préoccupations bassement matérielles en lieu et place de toute motivation à caractère spirituel et porteur pour le plus grand nombre.

 

Par Chirfi Moulaye HAÏDARA*

PARTAGER