Il ne faut pas pousser mémé dans les orties ! Frères dissidents du MLNA, vous ne valez pas mieux que les autres fils du pays !

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« L’Etat Malien s’est investi, malgré la modicité de ses moyens et avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers à mettre en œuvre des programmes de développement économique soutenus. Ainsi, de 1992 à 2011 l’Etat  du  Mali avec  l’aide de ses partenaires techniques et financiers a entrepris la réalisation de 336 Projets/Programme dans les trois Régions du Nord-Mali pour un coût estimé à 1 516,745 milliards FCFA dont 1 089,664 milliards FCFA (71,84%) acquis et 777,663 milliards FCFA décaissés (soit 71,37%) » Selon la note technique élaborée par l’Agence de Développement du Nord en 2006  et sise au niveau de la Primature.

 

mnla-mandat-arretDepuis bien avant la première rébellion au nord du pays  de 1963, nous constatâmes que certains de nos frères en complicité avec certains pays occidentaux  essayèrent  d’attiser les antagonismes ethniques comme force de propulsion pour falsifier, caricaturer l’histoire de notre pays. Alors, Ils tentèrent de propager abondamment ce souvenir « de l’homme bleu du désert » à l’endroit de l’opinion nationale et internationale, et véhiculer  concomitamment  une dichotomie ethnique purement « made in their mind ».  Malheureusement,  cet alibi était un moyen dilatoire et un subterfuge savamment ourdi pour satisfaire leur mal de vivre et charcuter le Mali comme foyer de haines programmées.

 

Cependant,   l’objectivité historique  de pair avec l’évidence, démontrent  qu’il n’y a ni discrimination, ni ségrégation basées sur la race au Mali.

Hélas  non !!! Le Mali n’a jamais sponsorisé aucun arrêt d’épanouissement d’une population sur des caractéristiquesanthropomorphiques. Il n’y a aucune forme de discrimination au Mali qui porte atteinte aux droits inaliénables de la personne humaine comme le démontrent éloquemment les dispositions de l’article 1er de la Constitution du Mali : « la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne. » .

 

Vouloir falsifier l’honneur, la dignité et la réputation de notre pays pour assouvir des gains personnels et des intérêts sordides,  nous oblige à sortir de l’indifférence et de la léthargie face aux affabulations orchestrées par certains de nos  frères  ayant élu domicile  sur des sols européens.  Ils sont en train de disséminer une contrevérité exécrable dans la mesure où de Kayes a Kidal, la  pauvreté  voire l’indigence frappent toutes  les composantes ethniques sans aucune exception.

 

Simplifions l’histoire et pratiquons le cliché : La succession au pouvoir et les différents compartiments de l’appareil d’Etat eurent lieu sur des bases démocratiques.  Il est manifeste que l’intégration ou la «  réintégration » avec rappel de salaires  de nos frères dissidents des mouvements et fronts rebelles  en est une démonstration abracadabrante. Iyad Aghali, jadis ancien secrétaire général des mouvements et fronts unifies de L’Azawad (MFUA actuel MLNA), après avoir jouit de tous les avantages et privilèges au niveau de l’Etat Malien, s’est transformé en Islamiste contre cet état qui lui a pourtant tout donné.  En 1995, pour la recherche d’une solution politique à la crise du Nord le gouvernement malien a intégré  1500 anciens combattants au sein des corps en uniforme de la fonction publique Selon la note technique élaborée par l’Agence de Développement du Nord en 2006  et sise au niveau de la Primature,  « ainsi, en avril 1993 et en octobre 1996, 2.540 éléments ont été intégrés dans les corps en uniforme et dans les corps civils de la Fonction Publique  tous grades confondus dont 2.090 militaires de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Garde Nationale ; 150 policiers, 100 douaniers, 50 agents des Eaux et Forêts, et 150 autres dans les administrations civiles. Cette intégration a été complétée par un recrutement spécial de 250 jeunes sédentaires du MPGK dont 147 au titre des Forces Armées, 73 à la Gendarmerie et 30 dans d’autres corps civils de la Fonction Publique . » Dans le même ordre d’idées, le programme des Nations unis pour le développement (PNUD), facilita la réinsertion de 9000 touaregs en les permettant de se reconvertir dans des projets socio-économiques de leur choix. Un regard rétrospectif et furtif sur l’histoire du Mali prouve à suffisance que la communauté touarègue (5000) a eu  un traitement préférentiel au détriment des autres  communautés (14, 500, 000). Les personnes ci-après, Touaregs de surcroit, ont servi à des postes de responsabilité de haut niveau  au Mali:

 

Ag Erlaf (Ministre sous Alpha), Ag Aghami ( Ministre sous Moussa et premier ministre sous ATT), Moulay Haidara ( Ministre sous Moussa), Zeni Moulay ( Ministre sous Moussa), Assarid Ag Imbarkwane (Depute sous Moussa et deuxième vice-président de l’assemblée),  Hassane Ag Fagaga (Colonel par complaisance), Mohamed Rhissa Ag Mohamed Assaleh (Colonel par complaisance), Mohamed Ag Najim (Colonel par complaisance), El Hadj Gamou (Colonel par complaisance), Yehya Ag Mohamed (Actuel Ministre de l’Artisanat et du Tourisme), Bajan Ag Hamatou ( Député de Ménaka), Ibrahim Ag Mohamed Assaleh ( Député de Boureme proche du MLNA), Deiti Ag Sidomou ( Député de la région de Tessalit qui faisait face à une demande de lever de l’immunité parlementaire par l’Algérie pour trafic de drogue), Alghabass Ag Intala ( Député de Kidal), M’Baye Ag Mahmoud ( Député sous Moussa), Noch Ag Attiah ( Député de Dire), …

 

Beaucoup le trahirent parce qu’ils veulent faire main mise sur les richesses du Nord pendant qu’il y a aussi d’autres populations autochtones : les songhaïs, les peuhls, les arabes, les bambanas, les bozos, les dogons,…

 

Bien au contraire, la minorité Touarègue est la seule à  bénéficier d’une discrimination positive offerte avec préméditation par le politique malien dans l’espoir que cette faveur calmera les ardeurs indépendantistes des mouvements rebelles. En ignorant complètement  des autres groupes ethniques du nord comme les bozos, les peulhs, les arabes, les bambanas, …, elle jouit d’un mode de traitement préférentiel et différencié. Elle est la seuls qui est recrutée  selon la race ou selon l’appartenance géographique et souvent sans même faire de concours comme le font par exemple les impécunieux de Kayes, ou Koulikoro… Mais les dissidents Touaregs intègrent la fonction publique sans concours, …  et regagne la guérilla quand bon leur semblent, et aussi l’Etat tout en exigeant des rappels de salaire même après leur forfait.

 

Depuis des décennies, les frères dissidents  profitent allégrement de ce système  poreux animé avec des  leaders politiques, religieux indécis et corrompus.  Alors l’impunité, la barbarie et son lot d’atrocités  ont eu pignon sur roue. Ils violent, mutilent et ensuite demandent à négocier avec le gouvernement  en exigeant  toutes les faveurs possible… Par exemple, l’Assemblée Nationale du Mali   à la requête des  groupes rebelles, a pris une loi d’amnistie référencée loi no 97-016 du 07 Mars 1997 pour tous les crimes pendant la période du conflit armé.

 

De plus, il est manifeste que les frères dissidents du MLNA sont les seuls à être intégrés, et à qui on donne des grades sans mérites. Ils se nourrissent gratuitement ou par la voie de moindres efforts. Ils sont les seuls à profiter des armes et agir contre les institutions du pays. Seuls dans tout le Mali et par la grâce des armes, ils se nourrissent impunément. Ils ne font qu’exprimer le langage des armes contre la nation, parce qu’ils n’ont pas de place dans les institutions, ni dans l’armée et ni dans les sévices de sécurité du pays. Ceci n’est-il pas un signe que ces gens-là veulent seulement du gain facile ?

 

Aujourd’hui, nier ou abandonner toute idée de justice sera source de futurs soulèvements armés non seulement dans l’esprit du MLNA, mais dans l’esprit d’autres groupes ethniques.  Une chose est claire, si ces rebelles sont autorisés à intégrer et  réintégrer l’armée a leur guise,  la rébellion ne s’arrêtera jamais et il y aura toujours des résurgences stimulées par un groupuscule d’hommes  très peu soucieux des problèmes  du paysan de Koulikoro, Kayes ou Ségou.

La France doit être très prudente dans la gestion de cette crise. Elle  doit comprendre que les fausses raisons  avancées  ne corroborent nullement les prétendues exactions dont les touaregs sont victimes. La riposte du MNLA est disproportionnelle par  rapport aux  supposés manquements. Il y a plus de 350000 maliens déplacés suite à ce conflit et aussi la montée de l’extrémisme religieux suite  à son pacte avec les islamistes. Il doit  comprendre  qu’il n’est plus tolérable de nous imposer des conditions surtout quand ils sont en porte à faux avec les intérêts de la nation et ceux des  autres groupes ethnies  dont la voix est spoliée par leurs agissements

 

Il n’est nullement démocratique qu’une « minorité des minorités » soit 5% de la population du nord,  embrigade  la nation malienne. En outre, elle doit réaliser que les rebelles Touaregs sont loin d’incarner l’espoir d’un peuple car ils apparaissent plutôt comme des gens, soucieux de faire main  basse sur les ressources naturelles du nord pour le «  squelettique mouvement MNLA » qui ne représente même pas les Touaregs à  fortiori les autres groupes ethniques. Une mauvaise décision  de la part de la France conduirait  soit  à  un tôlée national, soit une idée d’autonomie dans d’autres groupes ethniques. Car, ils ne sont pas les seuls à  faire face à l’indigence due aux conditions climatiques ou à  la mauvaise gestion du pays. Tant s’en faut, ils ne sont pas les seuls à avoir des doléances nombreuses et durement enracinées. En occurrence, les kayesiens, assis sur des bases nationalistes, voient leurs ressources naturelles exploitées catégoriquement sans aucune contrepartie de taille venant du gouvernement. Ainsi, nous n’accepterons plus  qu’un mouvement fantoche prenne notre pays en otage. Nous sommes tous les fils de ce pays. Ils ne valent pas mieux que les enfants kassonkues ou Sarakolés de Kayes, ou les enfants Senufos de Sikasso.

Jeunesse Arabe, plus que jamais, ton réveil s’impose ;

Jeunesse Bambara, il est temps que tu te conscientises et te démarques de cet immobilisme voulu et entretenu ;

Jeunesse Bobo, sors de ton amorphisme, de ta léthargie,  et de ton silence face à tes camarades apatrides qui veulent volcaniser ton pays sur une instrumentalisation d’histoires aussi fausses.

Jeunesse Bozo, vas-tu accepter que le MLNA se  cache derrière de faux accords et lois d’amnistie pour savourer  de l’impunité absolue et cambrioler le pétrole, le gaz naturel, l’uranium de Tessalit, Taoudéni, Aguelhok… ?

Jeunesse Bellah, quel est ton  rôle de premier plan pour apporter du sang frais, du souffle nouveau, et un nouvel espoir pour un Mali nouveau ?

Jeunesse Dogon, dis non aux intégrations et réintégrations avec rappel de salaire pour les groupes rebelles ;

Jeunesse Kassonkue, sors  de ta coquille pour que les revenus de tes ressources naturelles ne prennent plus en charge  seulement les responsables  du MLNA en oubliant les bellah, les songhoi, les arabes et les dignes touaregs soucieux de préserver le pays ;

Jeunesse Malingue, tu  n’as plus le droit d’ignorer la gestion et l’évolution de  ton  pays car chaque décision de  tes corrompus leaders affecte négativement ta vie et ton avenir ;

Jeunesse Minianka, prends ton  courage à deux mains pour croiser le fer avec tout énergumène irrespectueux des principes de laïcité et d’indivisibilité du pays,

Jeunesse peuhle et sonrai, une autonomie guidée par une «  coquille vide » vous fera souffrir et  annihilera sérieusement vos droits et devoirs ;

Jeunesse Senoufo, libère-toi de cette chaine de la peur, cette chaine de la servitude et de la soumission  pour contrer  les mensonges instrumentalisés  sur les chaines européennes ;

Jeunesse Songhoi, oses-tu laisser ton empire s’effondrer, sombrer et se transformer en une arène propice pour la vente de drogue ;

Jeunesse Sarakolé, ou  « homme rouge » utilise ton courage habituel pour un sursaut d’orgueil aussi bien chez les gouvernants que les gouvernés ;

Jeunesse Somono,  accepte de donner ton sang pour une justice crédible et impartiale qui tiendra ces criminels responsables pour les  exactions perpétrées à Aguelhok.

Jeunesse Nationaliste, dresse-toi comme un seul homme sur le chemin des indépendantistes et leurs revendications aux effusions de sang avides de profit.

 

Une contribution du Réseau de Citoyens Actifs-Mali (ReCAM)