Le docteur Gangle : Le vieux Ganglè s’insurge contre le non respect de l’état d’urgence décrété au Mali.

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Také : Aujourd’hui, on a l’impression que cette mesure n’est pas appliquée. Ce fait a-t-il une explication et à quoi doit-on s’attendre?

Ganglè : L’état d’urgence est foulé aux pieds par les Maliens depuis le jour de signature de son décret d’instauration par le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré. À quand la restauration de l’autorité de l’état? Parce que ces dernières années notre pays qui parait sans gouvernail est devenu atypique. À preuve, l’incivisme est bien ancré au Mali et le système pourri qui le régit il y a 21 ans a institué une anarchie sociale indescriptible.

Mais que faire? Quand le citoyen lambda se leurre en se tapant la poitrine croyant que sa liberté le met au dessus de la loi, les dirigeants en profitent pour brouter tous les fonds de l’Etat. Jusqu’à présent on s’enlise dans la même voie au nom de la liberté. Quelle liberté?

C’est pourquoi, aujourd’hui, on ne pense même plus à l’état d’urgence comme le prouvent les cortèges de mariage. Les réjouissances et autres attroupements se font bien partout au Mali mais toujours avec une particularité à Bamako. Les autorités aussi encouragent certaines cérémonies telles que la remise de matériels de guerre retirés aux mains des rebelles et tant d’autres. Mieux, les régions de Tombouctou et de Gao loin d’être sécurisées sont en train de battre le record des activités festives pendant cette période d’observation et de retenue. Quel paradoxe?

Vous qui me lisez, ce fait ne vous parait-il pas à la fois inconcevable et inacceptable? Les Maliens sont-ils encore sous l’emprise d’un sale système introduit depuis mars 1991 par la démon-cratie? C’est-à-dire : le pouvoir des démons et pour les démons. Chacun de nous continue d’avoir sa croix à cause de cette démon-cratie, eh pardon démocratie qui, a ouvert la voie à tous les maux dont on déplore aujourd’hui. Et on est encore loin très loin du bout de tunnel.

À preuve, les autorités ne font rien pour que l’état d’urgence soit respecté. Laissant le peuple écraser ses soucis dans des futilités, en contrepartie, no responsables savourent seuls les délices du pouvoir. C’est chacun pour soi Dieu pour tous et tout le monde s’en fiche. Moi Ganglè, j’ai une question pour les id…Avant les récents événements, quel responsable a osé inviter publiquement la population à faire attention pour que les islamistes n’aient le moyen de nous s’infiltrer afin d’effectuer des attentats suicides?

Je me demande de quoi Souraka Mahamé a peur pour assurer l’autorité de l’Etat. S’il s’agit de l’extra terrestre Cheick Modibo Diarra, celui-ci fut maitrisé par le fiston Sanogo. Maintenant, il faut qu’on mette fin au laisser-aller rien que pour notre propre sécurité. À bon entendeur, salut ! Také, ferme ton appareil, on se verra la semaine prochaine, plaise à Dieu.

 

 
SOURCE:  du   8 mar 2013.