Le désarroi des étudiants maliens à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar

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MBODJE ASSANE DJIBRIL : Etudiant à l’UCAD/FASEG/IFACE
MBODJE ASSANE DJIBRIL : Etudiant à l’UCAD/FASEG/IFACE

Dakar, capital du Sénégal, une ville qui représente parfaitement l’ambiance fiévreuse et pittoresque d’Afrique de l’ouest. Au cœur de ce chef d’ouvre artistique et culturel qu’est la ville de Dakar, se trouve un temple, mais pas n’importe lequel. Un haut lieu du savoir, plus connu sous le nom de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), qui a comme devise la lumière est mon chemin. Un temple qui s’est vu succéder en son sein de grands noms de la presse écrite malienne tels que le défunt Mamadou Lamine Doumbia, alias MLD, qui a marqué de sa plume les journaux maliens durant de nombreuses années ; Saouti Labass Haïdara directeur du groupe Indépendant, ainsi que Djibril Mbodge rédacteur en chef à la RTM et conseiller à la communication sous Alpha Omar Konaré ; la liste est longue voir très longue pour ce qui est des fervents serviteurs du Mali qui ont séjournés en leur temps à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Depuis toujours l’UCAD forme les cadres de l’administration malienne ainsi qu’un grand nombre de professeurs dispensant des cours sur la colline du savoir (Université de Bamako).

De nos jours, ce temple qui devrait être une destination de rêve pour tout jeune malien remplit d’ambition et à la quête du savoir, malheureusement,  est devenu un véritable purgatoire pour ces étudiants maliens qui ont décidés de marcher sur la trace de leurs prédécesseurs. En effet, pendant que de nombreux pays africains investissent pour que leurs ressortissants vivants au Sénégal et étudiants à l’UCAD soient dans de bonnes conditions, primordiale à la réussite, on constate jadis que le gouvernement du Mali se soucis point de ce qu’il en est de ses enfants. Le constat est d’autant plus frappant que l’on pourrait prendre en exemple la plupart des pays de la sous région qui versent, par an une certaine somme, en guise de subvention à l’UCAD, en fonction du nombre d’étudiant qu’ils possèdent aux seins de l’établissement, pour que ceci puissent bénéficier de nombreux privilèges, tels que la restauration (matin, midi et soir), le logement au campus Universitaire, ainsi qu’une prise en charge et l’hospitalisation en cas de maladie. Etre malien c’est renoncé à tous ces privilèges, car notre gouvernement  refuse de participer à cette cotisation qui permettra de mettre les étudiants maliens sur le même pied d’égalité que leurs collègues de la sous région.

A la veille de chaque élections, ils sont nombreux les candidats à la présidentielle qui arpentent les côtes sénégalaises dans tous les sens afin d’accéder à la magistrature suprême ; débarquant avec des promesses pleines les valises et accueillir chaleureusement par les étudiants, ces hommes politique sont écoutés mais aussi mis au courant du calvaire dans lequel vivent certains étudiants maliens à Dakar. Il faut cependant noter que Dakar est l’une des capitales les plus chères d’Afrique de l’ouest. Le coût de la restauration et du loyer est cinq fois plus élevé qu’à Bamako ; on connaît tous l’importance capitale qu’occupe le logement et de la nourriture dans la vie estudiantine, il s’agit de deux facteurs indispensables à un bon apprentissage. Mais une fois éluent ces hommes politiques font des allers et retours entre Bamako et Dakar tout en oubliant les promesses prises. Tel est le sens même de la politique qui est comme une voiture en panne et qu’on t’invite à pousser pour qu’elle puisse redémarrée, mais une fois redémarrée le chauffeur ne regarde plus derrière lui et avance, des fois sans même un petit merci. Nous ne demandons pas à être dans les mêmes conditions que nos voisins ivoiriens, nigériens…vivant à Dakar et bénéficiant d’une bourse de leur gouvernement, mais nous voulons juste un système qui nous viendra en aide et auquel nous aurons confiance. L’homme doit être motivé, car le patriotisme seul ne suffit plus pour le nourrir et l’amener vers le savoir.

 

  MBODJE ASSANE DJIBRIL

 Etudiant à l’UCAD/FASEG/IFACE

 

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15 COMMENTAIRES

  1. Mr MBODJ, il faut nous dire si vous êtes boursiers maliens et vous vous êtes inscrits par vos propres moyens . Dans ce cas , l’Etat n’est pas obligé à venir en aide .

    • Mr mass merci pour votre intervention c’est vrai que je me suis inscris de mes propres moyens mais je vous soumet un constat , vous savez que le gouvernement du Mali a tendance a donné des bourses au meilleurs etudiants maliens pour aller etudier au Maroc, Algerie et Tunisie pourtant ces pays aussi envoyent leurs meilleurs etudiants au Sénégal!!!

  2. pourtant mn directeur de memoir m’avait prevenu moi qui voulais aller faire mon DEA au Sénégal mais dit donc!!!!! 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁 🙁

    • A Faranfi,

      Çà dépends si vous voulez vous inscrire pas vos propres moyens ou si voulez vous confiez à l’Etat.

  3. Mon cher attention, il ne faut pas dire ” le même pied d’égalité”. Il faut dire ” au même pied” ou bien ” au pied d’égalité”

  4. Pauvres maliens!
    Vous découvrez que maintenant que vos politiciens sont tous nuls.
    La solution pour remedier à cette nullité,est de redevenir un dépatement français d’outre mer.Aprés 55 ans d’indépendance.Ce ne serait pas une honte.
    Les habitants de l’île de Mayotte avaient refusé l’indépendance et ,le temps leur donne raison.Les habitants des autres îles sœurs de Mayonne qui avaient pris l’indépendance se ruent tous aujourd’hui à Mayotte pour avoir une vie meilleure.
    Avez vous demandé l’indépendance trop tôt ou êtes vous nuls par nature?
    Travaillez,le travail ça paye.Au lieu de perdre votre temps avec des réligions venues d’ailleurs.

  5. Du n’importe quoi!Le gouvernement n’arrive pas à aider même tous ceux-là qui sont inscrits dans nos propres facultés vous voulez qu’il vous aide vous seuls en vertu de quoi?Ou bien votre baptême a été plus festif que celui des autres?Ou vous vous croyez plus “maliens”que ceux qui sont restés au pays? 🙄 🙄

  6. C’est vrai monsieur le rédacteur, dabord je vous invite à regarder un peu vos leçons de grammaire car une rédaction pleine de fautes comme ça demotive en sa lecture. Merci

    • Monsieur la langu de moliere au lieu d’encourag sa plume,ta rien a dire qu le text est rmpli de faute stp meme adam thiam vous l’acus.tu as cmbien etudiant dans le mali qui pvent ecri ces gen d’article

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