Lettre Ouverte au Président de la République: «Le Mali n’a qu’une carte à jouer, celle de l’intégrité et de laïcité»

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Monsieur le Président, la magistrature suprême vous échoit à un moment particulier de la vie de la nation malienne. La révolution historique de mars 1991ne se révéla porteuse ni de l’immense espoir qu’elle suscita, ni de la promesse d’une société meilleure qu’elle fit. Deux alternances maximales ébranlèrent nos convictions d’une nation en construction, confirmant de la révolution populaire le doute et l’angoisse qui la couronnèrent au finish

Un enseignant et professeur finit dix années de magistrature suprême en laissant – après l’y avoir plongé – le système éducatif malien dans un état de décomposition morale et déontologique, didactique et pédagogique jamais encore égalée. Inacceptable, non seulement parce qu’une telle tragédie constitue un parjure au regard de l’article 37 de notre Constitution, mais aussi une historique mésestime à l’égard des enfants, qui s’engagèrent jusqu’au sacrifice ultime pour la liberté.

La poisseuse dialectique se poursuit avec l’avènement d’un soldat et général dont les deux mandats ensevelirent l’armée malienne dans la même déconfiture, ravalant les hommes sous le drapeau, jadis fiers et objets de fierté, un cran au dessous de la dignité de soldat.

Ces vingt dernières années consacrèrent la décomposition de l’Etat et de ses démembrements, la gestion des affaires publiques comme des services et commerces familiaux, dans un contexte de népotisme outrancier et de corruption généralisée. La récompense des enfants pour leur engagement ultime à la révolution de mars 1991 fut une offre généreuse de tous les artifices de la liberté, déclinant sur une version humaine d’une nuée de sauterelles sur un lampion, alors que de la liberté leurs devanciers savaient de Saint-Just que: «toutes les pierres sont bâties pour l’édifice de la liberté. Vous lui pouvez bâtir un temple comme un tombeau, des mêmes pierres».

Cette douloureuse parenthèse a finalement son épilogue: un pays amputé des deux tiers de son territoire, des dizaines de milliers de déplacés et réfugiés abandonnés en pâture à la précarité, une administration plombée par la corruption, une économie exsangue, une justice arrogante et sélective, une armée traumatisée.

Monsieur le Président, le Mali de l’après 22 mars est une nation meurtrie et accablée, recevant la pierre de tous les sens de la part de pêcheurs endurcis. Les réseaux d’influence et la diplomatie occulte, couloirs de pratiques impérialistes et néocoloniales, sont activés et remis au goût du jour.

Le Mali attendait le soutien diplomatique de ses partenaires extérieurs, après l’attaque barbare du MNLA et des groupes islamistes. En vain. A l’appui de cette indifférence pour le moins ingrate, le bail entre la France et l’Afrique est en cours de renouvellement, distinguant désormais la «France» et «l’Afrique».

Explication de texte: l’enterrement de la Françafrique, zombie dont nous découvrons officiellement l’existence le jour de l’annonce de la mort, le 12 octobre 2012, dans l’enceinte de l’ex-Assemblée législative de la Fédération du Mali, Place Soweto, à Dakar. Mais, le 30 mars 2012, plus tôt, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) avait suspendu le Mali de toutes ses instances.

Le Mali comprendrait sa mise au banc de l’OIF, ayant vocation de promotion linguistique et culture dans un espace francophone, s’il avait été motivé par la crise académique et pédagogique coupable de notre système éducatif. Mais non, il nous est reproché un dysfonctionnement institutionnel préjudiciable à la démocratie, survenu le 22 mars.

La factice déclaration d’indépendance du MNLA, proclamé le 06 avril 2012, a eu sur notre quotidien le même résultat que si ne l’avions jamais apprise. Elle ne nous fit du mal que parce qu’elle a été libellée en français et diffusée comme «les premiers pas de l’homme sur la lune», éclipsant au passage tout le reste de l’actualité, y compris, en s’en souvient, un meeting du candidat Sarkozy à Caen.

Au même moment, outre Atlantique, pas un seul sujet de l’actualité du 06 avril 2012 et jours suivants n’a cédé ni son ordre d’apparition, ni son audience à la lecture tremblante et balbutiante d’un rêve d’indépendance, finalement étouffé dans le sommeil.

La Françafrique ne se décrète, pas plus que son oraison funèbre ne saurait se résumer à l’épisode sénégalais de la lutte d’influence rose et bleu à Dakar. C’est un masque de fer vissé sur nos têtes. On s’en débarrasse en la dévissant courageusement et la jetant loin. Comme sut le faire votre homologue Paul Kagamé et comme l’a entrepris le Président Ali Bongo, dont le pays est la terre d’ensemencement du concept.

Le Rwanda, dont la démocratie ne sera pas commentée ici (par respect pour vous, Monsieur le Président) et dont le moindre des exploits n’est pas de couper le sommeil à toute l’Afrique centrale, était vivement attendu à la dernière réunion de l’OIF à Kinshasa, où le Président Kagamé a refusé de mettre pied, malgré la cour obstiné d’Abdou Diouf.

Le même sera invité avec tous les honneurs à Dakar, en 2014, pendant que nous en seront encore certainement à quémander notre réintégration au sein de l’organisation. Trop c’est trop. Le Mali  représente plus que le Rwanda et le Gabon réunis, en termes d’apport à la langue française et, mieux, à la civilisation en général, Commonwealth y compris.

Nous sommes un pays de vielle culture, avons traité tous les domaines de la connaissance dans nos langues et demeurons des interlocuteurs incontournables dans le rendez-vous du donner et du recevoir.

Monsieur le Président, venons-en à la transition et au rôle historique que les Maliens attendent de la gestion que vous ferez du dossier du Nord. La transition, à laquelle vous présidez, vaut tous les mandats réguliers, et le concept superfétatoire, de ceci de la transition, de cela de la transition, ne nous divertit pas de votre rôle de Président de la République, garant de la Constitution.

La résolution 2071 fut adoptée le 15 octobre 2012. Elle renvoie l’examen de l’intervention militaire armée pour la libération du Nord, dont le principe semble acquis, à la fin du mois de novembre. Mais elle vous exhorte à entamer le dialogue avec les mouvements indépendantistes et jihadistes, devenus de copies délavées de leurs propres silhouettes. Il ne sied donc pas de vous accabler au motif que des négociations sont ouvertes avec les tristes groupuscules Mnla et Ansardine, pas plus que vous reprocher le flegme de l’approche discrète.

Vous n’avez pas à rougir de tenter de ménager la sensibilité de vos compatriotes, meurtris et désillusionnés. Dès lors, les protestations véhémentes des élites politiques et intellectuelles, les premières à avoir réclamé cette intervention, en brûlant souvent la politesse à votre gouvernement, sonnent incorrectement. On ne sélectionne pas une résolution des NU selon ses désirs.

Monsieur le Président, le Mali n’a qu’une carte à jouer, celle de l’intégrité et de laïcité, et c’est vous qui la détenez. Nous avons pris acte du pas mesuré par lequel votre gouvernement entra dans la ligne de la négociation, la thèse rigide de refus de tout contact civil avec les imposteurs Mnla et Ansardine s’imbibant d’une dose de salive jour après jour.

Mais le lancement officiel de la campagne de négociations par les soins de l’ORTM ajoute à notre inquiétude, car il constitue un épisode de la cacophonie politique à Bamako. Il a fallu que le FDR déclare que le décor de la négociation ne sera pas planté avant le début des frappes pour que l’ORTM nous confirme l’option gouvernementale en faveur des conciliabules, en termes choisis: «le Mali est pressé d’aller aux négociations».

La phrase porte la signature de Cheick Modibo Diarra, et sera distillée dans l’allée d’une foire au Maroc. Le bilieux astrophysicien tentait de faire échec et mat le FDR, et notamment d’isoler dans l’expectation l’ex ambassadrice du Mali en Allemagne, porte-parole prolifique du Front du refus, coupable, il y a quelques mois, de s’être emmurée dans un ring avec le poids lourd Cheick Modibo Diarra, par une déclaration à l’allure de vrai «sinanguya» envers l’astrophysicien, coupable d’indolence dans l’envoi des soldats au Nord et de prudence dans l’ouverture du gouvernement au Front.

Monsieur le Président, les communautés du Nord du Mali (Songhaïs, Tamasheqs, Arabes, Kountas, Maures, Bozos, Touaregs, Peulhs, Bamanans) jouent leur va-tout sur fond de guerre entre les élites politiques et associatives au Sud et d’alliance abjecte en gestation à Ouagadougou, mettant à nu une réalité trompeuse et mensongère sur une façade de Pacs entre Mnla et Ansardine et l’épouvantail de l’interventionnisme étranger dans le dossier.

Vous êtes devant un choix historique, opposant le sentiment de l’honneur à une plate cession, en décidant à recouvrer et garantir l’intégrité territoriale du Mali ou à céder à la partition du pays, quel que soit l’euphémisme derrière lequel celle-ci se cachera. Dans cet ordre, votre rôle est gigantesque et nous ne le confondons ni à la feuille de route ni aux résultats de la commission de négociation.

Vous êtes assis sur une chaise que la sémantique politique a tour à tour désigné comme trône, sofa, fauteuil, et qu’ont tour à tour occupée Soundjata Keïta, Kankou Moussa, Askia Mohamed, Sékou Amadou, Babemba Traoré, Tiéba Traoré, Samori Touré, Mamadou Konaté et Modibo Keïta.

Le Mali est éternel, cristallisé comme le diamant, et mesure un million deux cent quarante deux mille km², à l’intérieur desquels la tolérance est notre cardinale valeur.

Alors, même au prix de l’intervention militaire internationale, vous, Président de la République, ne permettez pas que les pilleurs de mausolées soient remplacés par des libertins qui pisseront contre les monticules restaurées!

Vous, Président de la République, ne permettez pas que les coupables de violences et d’exactions sur nos femmes et filles soient évincés au profit d’abonnés culturels aux faits de viol!

Vous, Président de la République, ne permettez pas que les auteurs de mutilations physiques soient remplacés par des braqueurs et des brigands!

Vous, Président de la République, ne permettrez pas que la colonisation, à laquelle les pères devanciers mirent fin, et la dictature, à la mise à terre de laquelle vous fûtes un immense leader, nous reviennent, en pâles copies, comme le Cheval de Troie!

Vous, Président de la République, ne permettez pas qu’à la Charia, dont nous ne voulons pas, soit substitué le non droit!

Monsieur le Président, les islamistes sont condamnés. Les armées libres et éprises de paix et de justice auront leur peau; la nôtre également, dans le rôle de la victime collatérale, si nous manifestons la moindre remarque sur l’opération. Mais la souveraineté d’un pays a un prix et nous sommes devant son étal.

Partisans et adversaires de l’intervention militaire étrangère doivent désormais militer pour une seule cause: le Mali. Parce que, si la mort des groupuscules islamistes est programmée, le Nord du pays n’est pas à l’ordre du jour d’un retour dans la République. Nous avons tous l’obligation sacrée d’aider à restaurer notre armée nationale, la réorganiser et l’accompagner pour libérer les régions du Nord du Mali, pour que flotte le drapeau national et que tonne l’hymne national.

Dieu vous y aide, Monsieur le Président.

Abdel Kader Haidara

Gestionnaire des Ressources Humaines

 

SOURCE:  du   26 nov 2012.    

7 Réactions à Lettre Ouverte au Président de la République: «Le Mali n’a qu’une carte à jouer, celle de l’intégrité et de laïcité»

  1. Dr ANASSER AG RHISSA

    SE CONNAITRE POUR VIVRE, MIEUX, ENSEMBLE

    Bonjour,
    Merci pour vos contributions pour sortir le Mali de la crise.

    Certains se posent des questions sur moi, telles que :
    qui est ce Monsieur ? Pourquoi, n’intervient-il que maintenant ? Est-il opportuniste ? N’a-t-il pas de connexion avec le MNLA ou Ansar Dine ou autre ?

    Je suis Touareg, de père Malien et de mère Nigérienne, Habitant en France.

    En tant que Touareg, mes parents, pratiquant le nomadisme, ont habité alternativement au Mali et au Niger (région de Tillabery). Une partie de mes parents habite dans la région de Gao (côté père) et une autre dans la région de Tillabery (côté mère).

    J’ai effectué mes études jusqu’au Bac au Mali et les études supérieures, y compris le doctorat sur l’informatique et les TIC, en France.

    Plusieurs de mes promotionnaires, frères et amis, travaillent actuellement dans l’administration du Mali.

    Je ne suis pas un opportuniste. Ma bonne foi, c’est l’honnêteté que j’ai en moi et le courage de ma conviction.

    Je n’ai aucune connexion avec le MNLA ni Ansar Dine ni aucun groupe islamiste ou terroriste.

    Je suis un Touareg qui est convaincu de son choix et qui souhaite attirer l’attention sur les différents amalgames à éviter et les moyens pour sortir de la crise Malienne et sur le fait que la seule route d’espoir pour le Mali, c’est l’unité et la réconciliation nationales dans un climat de paix et sécurité durables sans terrorisme.

    Comme vous le savez, j’écris beaucoup et je publie sur internet sur le développement durable et équitable, les TIC mais aussi sur des sujets divers.

    J’étais, en 2011/12, l’expert NTIC du forum international FIJEV et conférencier invité au forum de Saint-Étienne sur l’information et la gouvernance pour le développement durable, préparatoires à la conférence internationale RIO+20. Ces forums étaient co-présidés par le Secrétaire Général de l’organisation internationale de la francophonie et le Président du Niger.

    Je mets en avant la négociation comme solution de sortie de crise la plus honorable pour tous en garantissant l’unité et la réconciliation entre Maliens.

    Vous savez depuis 2010/2011, j’avais écrit aux chefs d’États de la zone Sahel pour leur proposer un programme communautaire pour le développement durable de cette zone et pour la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.

    J’ai rencontré le Président ATT, en juillet 2011, concernant ce programme, il m’avait promis qu’il allait l’appliquer au Mali et le soumettre aux pays de la zone sahel. Ce qu’il n’a pas du tout fait.

    Dommage, s’il avait appliqué ce programme, au Mali, peut être que le Mali ne connaitrait pas cette crise.

    Depuis juin 2012, j’ai envoyé à la CEDEAO, au médiateur, au Président et au Premier Ministre du Mali ma proposition de sortie de crise.

    J’ai écrit une lettre ouverte au MNLA pour leur demander d’éviter leurs dérives et de rejoindre la famille Malienne.

    Je viens d’écrire une lettre ouverte, à son excellence Monsieur le Président du Mali, au médiateur, au gouvernement du Mali, à la commission nationale des concertations nationales et aux Maliens, pour leur PROPOSER :

    UN GUIDE ET UNE PLATEFORME DE CONCERTATIONS NATIONALES ET DE NÉGOCIATION POUR UNE SORTIE DURABLE ET HONORABLE DE LA CRISE AU MALIENNE.

    Ce n’est qu’ensemble, à travers la participation, que les Maliens devront inventer et créer le futur qu’ils souhaitent pour eux et pour leurs enfants.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    Expert TIC ET GOUVERNANCE
    Webanassane@yahoo.com

  2. koiraboro

    Le problème est que vous traitez cette situation comme si vous entendez parler de rébellion pour la première fois. Ce n’est pas notre cas. Nous, en avons jusqu’à la glotte de la récurrence de la rébellion, les mêmes avec lesquels on négocie et qui reviennent quelques années après, sous un nouveau sigle, les mêmes avec lesquels on fait la paix et pour qui cela signifie mettre la haine en hibernation en attendant les circonstances favorables à la répandre de nouveau.
    Les insultes semblent vous choquer, mais mettez-vous à la place de celui qui a perdu toutes ses économies, aux maris dont les épouses ont été violées sous leurs yeux, aux parents dont les filles ont été emportées et séquestrées aux fins perverses qu’on sait, vous demandez que l’on fasse de toute cette peine le soubassement d’un pacte dont le plus petit imbécile sait qu’il volera en éclats dans quelques années pour faire le lit d’une autre rébellion.
    Le Mali a évidemment une justice, et le fait qu’on déplore est que cette justice est en train de voir lui échapper les premiers coupables, ceux qui veulent noyer leurs crimes dans la défaite humiliante que le MJAO leur a infligée à Gao et Ménaka et qui déviennent, comme sous l’effet d’une magie, des interlocuteurs « crédibles ».
    Les maliens n’ont pas attendu ce jour pour réaffirmer leur attachement à votre paquet de principes (refus du terrorisme, non impunité – et non impunité comme je le disais – respect des droits de l’homme, coexistence pacifique). La vérité est que les maliens sont face à des hommes qui ont la vocation génétique de narguer la nation avec leur manque d’égard à ces principes.
    Relisez la constitution, et vous verrez que le peuple malien, qui ne mérite pas cette méprise de votre part, n’a rien omis de ces principes dans la constitution qu’il a adoptée en 1992. On la réinventera pas, notre constitution, en tous cas pas pour faire place à la fantoche administration du Nord qui se profile derrière la parodie de négociation en gestation à Ouagadougou.
    Le problème ne réside pas dans la péréquation des allocations dédiées aux projets, entre Nord et sud, mais dans la gestion efficiente des ressources. Là réside le problème et ceux qui réclament justice aujourd’hui se sont mis définitivement sur la touche par leur inaptitude à cette gestion. S’ils ne doivent pas payer pour leur crime, nous n’allons pas jeter l’argent du contribuable à l’organisation d’un forum dédiée à la narration de leurs états d’âme.
    Développement équitable de toutes les régions ? oui ! Intégration équitable de toutes les communautés, oui ! Il est loisible au MNLA de s’intéresser au cas de Kidal, parce qu’il n’a aucun mandat historique à parler au nom des régions de Gao et Tombouctou. Là réside le péché originel qui entache les projets de guide et de plate forme que vous appelez de vos vœux.

    • Dr ANASSER AG RHISSA

      Bonjour,
      Merci Koiraboro pour votre commentaire qui reconnait implicitement l’intérêt de mes propositions sur les aspects développement équitable et intégration équitable de toutes les communautés mais aussi bonne gouvernance de la décentralisation.

      Malgré tout, vous semblez n’avoir pas lu complètement mes propositions et contributions ou ne pas en tenir compte, par exemple, vous dites que je méprise le peuple Malien, or dans ma contribution, je disais:

      Il convient que le ping pong d’accusations et d’insultes s’arrête, de part et d’autre, pour que les Maliens se retrouvent à travers les concertations nationales et les négociations, fassent leur autocritique et envisagent un avenir meilleur en ouvrant leurs cœurs.

      Est-ce que c’est cela mépriser mon peuple, le Mali ? Non, ce n’est pas mon intention.

      C’est au contraire, un appel aux uns et aux autres pour se prendre la main dans la main et sauver le Mali.

      Je suis désolé, ce n’est pas la première fois que j’entends parler de la rébellion parce qu’en tant que ressortissant de la zone de Gao, certains de mes parents, sœurs, frères, amis et compatriotes ont subi les conséquences néfastes de cette rébellion. D’autres ont été obligés de s’exiler. Vous n’êtes pas seul à avoir subi de telles conséquences, toutes les régions Nord Mali les ont subies.

      Les insultes me choquent parce qu’elles ne mènent nul part et n’arrangent rien, contrairement au dialogue constructif auquel je vous invite.

      Rien ne doit rester impuni. LA CPI A DÉJÀ ÉTÉ TOUCHÉE PAR LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION DU MALI. Il faut attendre qu’elle fournisse ses conclusions.

      COMME JE L’AVAIS DIT, LA JUSTICE DOIT RENDRE JUSTICE, BIEN SÛR, EN UTILISANT LES LOIS DE LA RÉPUBLIQUE DONT LA LOI FONDAMENTALE, QU’EST LA CONSTITUTION.

      Heureusement, que la constitution Malienne intègre la quasi-totalité des principes et conditions dont j’ai parlés. Ce qui montre la CONFORMITÉ avec la CONSTITUTION de ce que je propose.

      Malgré tout, ces PRINCIPES et les CONDITIONS (pour les groupes armés (MNLA, AnsarDine, Gandakoye, …): dépôt des armes, intégrité territoriale et laïcité) et des PROCÉDURES, doivent être rappelées dans un GUIDE et une PLATEFORME des concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise.

      Ces derniers, non exhaustifs, sur lesquels il y aura un consensus, doivent être acceptés par les parties prenantes, EN TANT QUE SOCLE UNIFICATEUR POUR ÉTABLIR LA CONFIANCE.

      Après négociation, en cas d’accords potentiels, entre les parties prenantes, des PROCÉDURES DE SUIVI DE CES ACCORDS doivent être mises en œuvre pour éviter leur violation.

      Comme indiqué dans ma proposition publiée en ligne sous forme d’une lettre ouverte adressée au Président du Mali et à tous les Maliens, le principe de NON IMPUNITÉ doit être respecté ce qui fait que tout préjudice ou crime subi doit être condamné et son auteur, tel qu’il soit, doit être puni au risque que les victimes ne soient tentés à se rendre justice.

      En cas d’impunité, une spirale de la violence et de l’insécurité peut naître, ce qu’il faut éviter.

      C’est pourquoi, de façon impartiale, la justice et les forces de défense et sécurité doivent faire leur travail.

      C’est à la justice de rendre une justice impartiale pour tous.

      C’est elle, qui met hors jeu ou éventuellement qui réhabilite. Quant aux forces de défense et de sécurité, elles doivent établir l’ordre et la sécurité.

      Bien cordialement
      Dr ANASSER AG RHISSA
      Expert TIC ET GOUVERNANCE
      Webanassane@yahoo.com

  3. Dr ANASSER AG RHISSA

    LES MALIENS DOIVENT DÉPASSER LEURS ÉGOS ET PRENDRE DE LA HAUTEUR POUR SE CONCERTER, DÉFINIR LE FUTUR SOUHAITÉ, NÉGOCIER ET S’ENTENDRE LIBREMENT SUR CE QU’ILS VEULENT DEVENIR

    Bonjour,
    Merci pour les nombreux internautes et Maliens qui échangent sur le devenir du Mali. Certains pensent que le fédéralisme sera imposé aux Maliens par des organisations et des pays étrangers.

    La bonne gouvernance passe par l’unité du commandement mais aussi par la fixation de règles claires entre commandements pouvant être différents, à condition que les parties prenantes s’y conforment.

    Ce dernier cas est semblable à celui qui est nécessaire pour l’élan harmonisé entre les différents contingents qui composeront la force de la CEDEAO/UA/ONU qui sera utilisée pour la restauration de l’intégrité territoriale du Mali.

    Donc, une parfaite harmonisation entre les différentes parties prenantes est nécessaire pour atteindre, sans surprise, un objectif.

    C’est le cas de la négociation qui exige qu’on sache qu’est ce qu’on doit négocier, avec qui et pourquoi en ayant défini au préalable des principes, conditions et des règles à respecter, d’où la proposition que j’ai faites d’un guide et d’une plateforme de concertations nationales, de négociation pour une sortie durable de la crise.

    Les propositions que font les Maliens ont pour but de retrouver leur souveraineté en s’entendant sur une solution pour une sortie durable de la crise.

    Les miennes coïncident avec celles de nombreux Maliens (politiciens et membres de la société civile) et étrangers.

    Chacun a sa façon de voir, ce qui n’empêche pas des points de vue identiques.

    Nous devons apprécier le fait qu’un consensus mondial s’est dégagé, aujourd’hui, sur l’intérêt de la négociation pour éviter les méfaits et les effets collatéraux d’une guerre. Même si on n’évitera pas celle contre le terrorisme.

    Contrairement à ce que disent certains, je ne pense pas que tout soit déjà ficelé par l’ONU ou par certains pays.

    C’EST AUX MALIENS DE DÉFINIR LE FUTUR QU’ILS SOUHAITENT ET DE TRAVAILLER ENSEMBLE EN FIXANT DES PRINCIPES ET DES CONDITIONS A RESPECTER POUR Y PARVENIR.

    Le MNLA et Ansar Dine seront soumis à des principes (non impunité, respect des droits de l’homme, refus du terrorisme, coexistence pacifique) et des conditions (dépôt des armes, indivisibilité du Mali et laïcité) fixés par les Maliens d’un commun accord et non par des étrangers, comme certains le pensent.

    La condition d’indivisibilité est contraire au concept de fédéralisme. De ce fait, si ailleurs certains veulent imposer ce dernier, c’est aux Maliens de s’y opposer.

    C’est aux Maliens de s’entendre pour bâtir un Mali nouveau répondant à leurs souhaits et aux conditions et principes qu’ils définiront.

    C’est pourquoi, les Maliens doivent s’entendre sur un guide et une plate-forme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise.

    D’où l’intérêt de ma proposition en ligne sous forme de lettre ouverte au Président du Mali, au gouvernement, à la commission nationale d’organisation des concertations nationales et à tous les Maliens, mais aussi au médiateur.

    Souhaitons que tous les Maliens dépassent leurs différences et leurs égos pour s’accorder sur le devenir du Mali en s’appuyant sur un ENGAGEMENT RESPONSABLE constitué par les conditions et principes, vus précédemment, dont l’intégrité, la laïcité et le refus du terrorisme.

    Bien cordialement
    Dr ANASSER AG RHISSA
    EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
    E-mail : Webanassane@yahoo.com

    • koiraboro

      A part nous renvoyer à votre lettre ouverte et votre CV, je ne vois pas en quoi vous enrichissez le débat. C’est curieux d’avoir attendu maintenant pour conseiller aux maliens (par apposition aux azawadiens faut-il supposer)de dépasser leur égo et leur suggérer de prendre de la hauteur. Où avez-vous rangé votre plume lorsque tout au long de cette année, et bien avant, ces animaux du MNLA et d’Ansardine cassaient, pillaient et violaient « de la femme noire ». Est-ce cela que tu appelles de la hauteur de tuer froidement des soldats désarmés dans un cantonnement militaire à Aguel Hoc ? En parlant d’organisations et de pays étrangers auxquels des maliens prêteraient l’intention d’imposer un fédéralisme, seuls le MNLA et Ansardine doivent s’inquiéter de ce projet parce qu’ils n’ont ni le sérieux ni la hauteur pour la gestion autonome d’un territoire. La décentralisation apparait à cet effet comme un test. Qu’en ont-ils fait que de détourner les ressources allouées au détriment de leurs propres parents, frères et sœurs dont ils prétendent aujourd’hui défendre le droit. Ridicule.
      Les maliens se fichent de savoir à quoi seront soumis le MNLA et Ansardine. L’impunité, la laïcité et l’intégrité du territoire sont des principes intangibles, écrits noirs sur blanc dans la constitution qu’ils ont déchirée, dès lors qu’ils prirent les armes contre le Mali. Ces principes ne feront l’objet d’aucune plate forme, d’aucune négociation et ceux qui y attentèrent l’apprendront à leurs dépens. Le guide et la plate forme de concertation, ce sont notre constitution et nos emblèmes que des bandits, à l’instinct bestial et criminel, ont tourné en dérision par une aventure suicidaire et la pose enfantine de coups de pinceaux sur du tissu rapiécé.
      Pour finir, les maliens (je l’espère mais le contraire ne me fait aucune émotion) qui ont marqué leur différence, au delà du seuil acceptable en démocratie, ce sont les traitres du MNLA et les vendus d’Ansardine. Vous les connaissez et les côtoyez. Adressez vos sermons avisés à leur attention, lorsqu’ils en auront une, de retour de leur divertissement enfantin. Salut

      • Dr ANASSER AG RHISSA

        Bonjour,
        Merci, Koiraboro, pour votre contribution.

        Vous semblez ignorez mes contributions, ce qui est visible car vous semblez être à votre premier message sur maliweb, c’est pourquoi vous vous exprimez comme vous l’avez fait.

        Je vous invite à relire mes contributions sur internet, en particulier sur maliweb, essor, facebook et agora21.

        Je n’ai aucun lien avec le MNLA et avec Ansar Dine et je ne les côtoie pas.

        Des amalgames, la haine, le racisme et des insultes réciproques entre certains Maliens et le MNLA, ainsi que l’impunité en ne rendant pas justice comme il le faut, risquent de retarder, voire de rendre impossible, les négociations et les concertations nationales.

        Il convient que le ping pong d’accusations et d’insultes s’arrête, de part et d’autre, pour que les Maliens se retrouvent à travers les concertations nationales et les négociations, fassent leur autocritique et envisagent un avenir meilleur en ouvrant leurs cœurs.

        Comme vous le savez, le Mali a une justice. Elle jugera les crimes commis par le MNLA et Ansar Dine. Déjà, le gouvernement de transition a saisi la CPI (Cour Pénale Internationale) pour les atrocités commises par ces derniers.

        Sachant que la justice fera son travail, les Maliens doivent, pour garantir l’unité nationale et la réconciliation nationale, se prendre la main dans la main pour organiser les concertations nationales et les négociations, afin de faire régner la paix et la sécurité.

        Contrairement à ce que vous dites, il est nécessaire que les Maliens aient un guide et une plate-forme de concertations nationales et de négociation pour une sortie durable de la crise, s’appuyant sur un ensemble de principes (refus du terrorisme, non impunité (au lieu de impunité, comme vous le dites), respect des droits de l’homme, coexistence pacifique) et de conditions (pour les groupes armés (MNLA, Ansar Dine, Gandakoye, …): dépôt des armes, intégrité du Mali et laïcité), pour établir la CONFIANCE entre eux et résorber définitivement cette crise.

        Sachez, Koiraboro, que si certains de ces principes font partie de la constitution Malienne, ce qui est normal, d’autres, ainsi que les conditions précédentes, n’y figurent pas.

        Donc, des principes, des conditions, un guide et une plate-forme de concertations nationales et de négociation, CONSENSUELS, sont nécessaires pour que tous les Maliens puissent définir le FUTUR SOUHAITÉ en se basant sur ces dernières.

        D’où ma proposition, sous forme de lettre ouverte, au Président et à tous les Maliens.

        Concernant les projets de développement au Nord Mali, dans le cadre du pacte national et de la décentralisation, beaucoup d’argent a été injecté dans ces projets, mais, malheureusement, mal géré et inégalement réparti entre les zones du Nord Mali mais aussi entre les communautés et les habitants de ces zones.

        Certains, cas de certains Touaregs, ont en beaucoup profité tout en laissant la majorité, constitué d’autres touaregs et des membres d’autres communautés, souffrir à côté d’eux.

        C’est à cause de tout cela et pour une gestion équitable des ressources que j’ai proposé dans la lettre ouverte dont j’ai parlé, afin de garantir la réussite de la restauration de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale, un développement équitable de TOUTES LES RÉGIONS DU MALI et l’intégration équitable de TOUTES LES COMMUNAUTÉS dans un cadre démocratique, décentralisé et sécurisé.

        Bien cordialement
        Dr ANASSER AG RHISSA
        Expert TIC et Gouvernance
        E-mail: Webanassane@yahoo.com

  4. alsace

    C’est la vérité!