L’opération serval est- elle vraiment finie ?

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L’opération serval est- elle vraiment finie ?L’opération menée par les forces de sécurité française depuis janvier 2013 a officiellement pris fin. Le 13 juillet, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian l’a clairement annoncé, en même temps que le lancement de l’opération Barkhane, qui a pour objectif de « régionaliser » la gestion du conflit pour reprendre les termes des observateurs. Le gros des troupes devait ainsi s’installer au Tchad, et quitter le Mali. Et pourtant, jamais les français n’ont été aussi présents dans le nord du pays, comme en témoigne la multiplication des interventions. Voilà sans nul doute de quoi rassurer les populations encore inquiétées par les terroristes résiduels, tout en suscitant une interrogation bien légitime : l’opération Serval est-elle vraiment finie ?

 

Dans la nuit du 21 au 22 juillet, les habitants du sud du cercle de Ménaka, se sont probablement posés la même question. A en croire la présence d’une dizaine d’hélicoptères et d’une centaine de soldats, les forces françaises veulent apporter la preuve aux maliens qu’ils ne partiront pas sans avoir fini le travail. Un habitant évoque ainsi la fouille d’une dizaine de maisons à In Araban au cours de la nuit. Si la même source précise que les fouilles ont été réalisées dans le calme et le respect des personnes, les habitants ont été frappés par la détermination des militaires, venus « nettoyer » la zone. Mais que cherchent-ils exactement ?

 

Il y a fort à parier que les recherches concernent certains terroristes bien définis. Si des noms circulent, la menace pèse assurément sur les épaules de ceux qui ont permis l’attaque du 14 juillet (le jour même de leur fête nationale !) contre les français. Vu les moyens déployés, il est difficile d’imaginer que les terroristes et leurs soutiens dans la population vont tenir bien longtemps. Surtout que des fouilles de la même nature auraient déjà été organisées cette semaine dans d’autres villes, non seulement dans la région de Gao mais près de Bougheissa, non loin de la frontière algérienne, comme en témoigne un commerçant de passage à Gao, qu’un confrère journalistes a rencontré.

 

Paul-Louis KONE

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3 COMMENTAIRES

    • 😀 😀

      tu fantasme sur les grandes tours …

      un psy y verrait certainement une connotation … euh … phallique certainement …

      je comprend mieux tes différents commentaires

      😈 😈 😈

      • Ni ye tien ye a yena I be yoromina, ne bi kili ti ko saba ❓

        :mrgreen: :mrgreen: 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😈

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