Le Mali à l’aube d’un soulèvement catastrophique ?

12

Au Mali, le pouvoir IBK se prépare à un  braconnage constitutionnel dans l’indifférence totale de la communauté internationale. L’architecture du nouveau gouvernement ainsi que la qualité des hommes qui l’animent, donnent une claire indication du hold-up électoral en vue.  Il urge pour le peuple de trouver la réponse appropriée à la dimension de la menace sur la stabilité du pays.

« Ce qui détruit le monde c’est l’indifférence » pour ne l’avoir pas compris, du haut de  son ivresse du pouvoir, Koulouba table  désormais sur l’apathie des Maliens, l’achat ou le débauchage pour une fin de règne compromise par un bilan insignifiant.

Pendant quatre ans, il a été indifférent aux appels de toute part, d’une large couche de la population, de sa précaire condition physique et  aujourd’hui de la raison même, de céder le pouvoir et d’amorcer une sortie honorable lui garantissant un repère historique dans le pays, Koulouba défie la vallée et tout le Mali.

Depuis au moins six mois, le régime qui dirige le Mali depuis le coup d’Etat fomenté contre la démocratie et la nation, fait désormais face à un vent de colère  longtemps contenue  mais qui monte de plus en plus bruyamment.

L’arrivée au pouvoir d’un président extraverti, vacancier dirait quelqu’un, auquel il est demandé de diriger  20 millions d’habitants attachés à leur terre, alors même qu’il peine à se déplacer à l’intérieur du pays, n’a eu comme résultat que l’approfondissement de toutes les crises. Face à l’ampleur de la tâche, le régime  n’a affiché que mépris manifeste envers le peuple pensant que la politique de l’achat et du débauchage  lui permettrait de s’éterniser au pouvoir.

Il a cru pouvoir gouverner le Mali depuis les avions, voire les hôpitaux. Et les Maliens se rendent compte que leur pays ne peut être géré par le  même système obsolète et clanique. Pris d’effroi face à la densité de la désaffection, des cris d’angoisse viennent du clan : « qu’il le veuille ou non il sera notre candidat » lançait récemment un de ses membres attitrés.

Il ne fait aucun doute, que cette candidature nous sera  imposée par des gens soucieux de préserver leurs privilèges, pour cela,  ils sont prêts à payer au diable son tribut.

Et le peuple dans tout ça ? il devrait  selon les membres du clan continuer à subir le viol répétitif de sa constitution, de ses lois, de ses ressources et de ses mille espoirs et mille rêves qu’il n’a jamais cessé de caresser depuis quatre ans de voir la sécurité s’installer, les conditions de vie et de travail s’améliorer.

En vérité, rien n’étonne plus, dans ces mêmes colonnes, l’on dénonçait depuis fort longtemps, les bateleurs de foire et les troubadours de service qui s’efforçaient de nous vendre un Mali qui progresse sous le pouvoir IBK.

Ils nous rabâchent les oreilles pour nous faire boire le calice jusqu’à la lie pour patienter de l’arrivée prochaine d’un Mali réconcilié, dans la mise en œuvre d’un « programme d’urgence sociale » et surtout avec  l’adaptation de  notre diplomatie au contexte régional.

Au-delà de l’aveu d’échec sur toutes ces questions, c’est à la fin du mandat qu’il se rend compte que notre diplomatie est en déphasage avec notre environnement régional, qu’aucune politique sociale  crédible n’avait été initiée, qu’en lieu et place on a eu droit à  des démolitions et autres voies de fait sur les citoyens, il révèle que la réconciliation est un chantier hors de portée d’un pouvoir, corrompu, injuste et discriminatoire.

Un tel régime ne peut espérer survivre en procédant à un simple ravalement de façade sous prétexte qu’il vient de prendre conscience des problèmes. Mais il s’accroche à ses pouvoirs, à ses privilèges, avec des clients corrompus de plus en plus variés. Ce régime ne cédera jamais la place de lui-même, encore moins au cours d’élections transparentes.

C’est pourquoi, aujourd’hui tous les opposants, soit au régime soit au déni de démocratie, voire de logique, se posent la question : « Que faire ? »

Un  schéma comme au Burkina Faso de Blaise Compaoré ou celui du Sénégal sous Abdoulaye Wade ? Faut-il laisser  la crise du régime qui s’éternise et un climat propice à toutes les dérives menaçant l’unité nationale ? Quelle solution efficace notre histoire nous propose-t-elle  et qui préserve les vies humaines ?  Autrement Comment se débarrasser d’une démocrature sans pertes en vies humaines ?

Si  le choix et la possibilité, étaient donnés aux citoyens  pour démettre le pouvoir corrompu et incapable en place, voici ce qu’on  pourrait proposer au vaillant peuple du Mali.

L’ouverture de la prochaine session  du Conseil de Sécurité des Nations Unies avec le Mali à l’ordre du jour doit coïncider avec une grève générale, une grève massive du peuple.

En exploitant le potentiel pacifiste de notre peuple, dans toutes les villes, les populations seront invitées à rester à la maison tout simplement. Pas de manifestations de rues, ni attroupements, pas de travail, pas d’école, pas de chantier. Rien de rien. Les Maliens protesteront  massivement face à la terre entière, sans pour autant donner l’occasion aux forces qui défendent le pouvoir IBK de tirer dans le tas.

Déclencher une grève totale, pas pour trois jours, mais permanente jusqu’au départ du système clanique qui se trouvera désarmé face à des rues vides, sans jeunes manifestants à rafler et/ou tabasser pour l’exemple. Aucune excuse pour les forces anti-émeutes pour frapper une population absente des espaces publics.

Il reviendrait à tous les partis politiques, toutes les associations de la société civile opposés à cette mascarade d’un pays dirigé par un pouvoir  impotent et prédateur, d’organiser cette grève, de lancer les mots d’ordre pacifiques sans violence, d’inviter la population à se ravitailler tout en affichant une solidarité sans faille envers les plus démunis.

Si un tel mouvement – on ne peut plus pacifique- s’enclenchait, il servirait d’exemple au monde entier et réhabiliterait la nation malienne.

 

Souleymane Koné, ancien Ambassadeur du Mali et vice président du parti Fare An Ka Wuli

Commentaires via Facebook :

PARTAGER

12 COMMENTAIRES

  1. Le CLAN ATT, faites très attention !!!!
    Vous êtes une machine de propagande mais faites attention !!!
    Dugutigi kôrô tè dugu nyènen fè. Nka ni y’a mèn ko e yèrè balolen don, dugu sabatilen de don dè !

    On s’en fout des querrelles de personnes.

  2. Pour qu’ un mouvement révolutionnaire s’affirme,une condition primordiale doit être respectée :que tous les patriotes taisent leurs divergences le temps de bouter l’ apatride.
    Il n’y a plus de doute ce pouvoir ressemble comme une goutte d’eau à celui de MOUSSA TRAORÉ .
    Dénominateur commun :la dominance des beaux parents.
    MOUSSA TRAORÉ tient sa revanche sur les mouvements démocratiques qui l’ont fait partir.
    Son système est porté à bout de bras par IBRAHIM BOUBACAR KEITA depuis l’échec du clan feu MOHAMED LAMINE TRAORÉ à s’accaparer de la tête de l’ ADEMA pour certainement imposer une autre politique basée sur l’assainissement des finances publiques aux président ALPHA OUMAR KONARE.
    IBRAHIM BOUBACAR KEITA et son clan ayant créé le RPM personnifiaient l’échec du mouvement démocratique par l’adoption du système UDPM.
    Nous sommes revenus à la veille de mars 1991.
    Faut il adopter les mêmes méthodes que celles de 1991?
    L’ environnement national,international et le mauvais souvenir des événements de MARS 1991 incitent à regarder avec intérêt la méthode qui a fait partir A.WADE.
    Le combat doit être la mobilisation des électeurs dès maintenant à s’ enregistrer et retirer les cartes nina
    Parallèlement,un soutient permanent doit être accordé aux mouvements corporatistes luttant pour l’ amélioration de leurs conditions de travail.
    Le devoir de génération va s’exprimer.
    Espérons qu’il se fera dans les urnes comme au Sénégal.
    L’expérience de mars 1991 ne doit pas être renouveler.

  3. Au lieu de faire le roquet pour un camarade , avec qui on ne partage aucun lien paternel ni maternel à fortiori un lien d’asservissement . Pourquoi ne pas créer son propre parti politique si on a la conviction de son idéologie . Cela vaut mieux que de servir de bras artificiel . Si pour son seul intérêt
    il faut jeter la malédiction sur son pays , cela sort du simple cadre de l’opposition et affiche la méchanceté extrême de son auteur .
    Assikia !

  4. Je pense que l’article de Solo ne sert à rien car notre pays est fini et le coup d’état de Sanogo à échaudé les maliens et je ne vois personne qui puisse se lever pour dire ” ça suffit ” personne.
    Prenons le cas de Koita qui était à un moment la bête noire pour le régime et nommé ministre il prie en direction de Sebenikoro
    IBK connait les maliens et il se fiche éperdument de ce qui nous arrive

  5. Modérons nos propos et travaillons pour un Mali apaisé. Chaque acte que nous posons peut contribuer à construire ce pays ou à détruire.

  6. TU NE SERAS PAS EPARGNE MONSIEUR, A L’AUBE OU AU CREPUSCULE…
    UNE CATASTROPHE PLUS QUE CE QU’IL YA AVEC UN PEUPLE BATARDISE PAR L’ISLAM LES PRECHEURS , VOUS LES POLITICIENS ….?

  7. oui Mr. koine tout cella est fisable mais que lopposition cesse de ce disloquer a cause de vos petit interet sordide unissez vous dabord pour lamour du Mali que vous ne cesser de crier a longueur de temp cest ensuite que tout les maliens sunirons derriere vous pour le combat qui doit sauver notre patrie. a bon enttendeur salut.

    • Vraiment laissons les problèmes de personnes ce n’est pas une question d’opposition mais ce régime ne peut pas ils n’ont pas la solution ça ne va pas. Il a cru pouvoir gouverner le Mali mais il ne peut pas. Rien, n’a marché avec lui il faut se dire la vérité on ne peut pas continuer c’est le Mali et non une personne. Donc met une peu d’eau dans ton vin les maliens ont tous compris le changement est obligatoire quoi qu’ils fassent ce peuple va demander le changement a bon entendeur salut.

  8. Le Mali serait à la veille d’un régicide. Comme vous le dites, ce ne sont pas les élections transparentes qui feront déguerpir IBKalamité et son clan car ils se préparent déjà à ne plus avoir besoin de nos voix pour se faire élire. IBK rééditera le coup de force de BONGO et ce sera une bonne chose pour le pays car le peuple ne va pas rater cette occasion de les envoyer tous en Enfer. IBK, son clan et ses complices rebelles du Nord !

    🇲🇱 🇲🇱 🇲🇱 🇲🇱 JOIGNONS NOS FORCES ET GAGNONS UNE FOIS ENCORE ENSEMBLE CONTRE UN RÉGIME FOSSOYEUR DE LA NATION !! 🇲🇱 🇲🇱 🇲🇱 🇲🇱

    • Arrêté de trop spéculé, aidé le dans sa mission en proposant des solutions positifs c’est aussi légal pour un patriote.

      • 78% des Maliens ne l’ont pas élu pour se dresser contre lui, ils l’ont fait pour l’aider dans sa mission. Si lui-même s’est donné comme missions la promotion de sa famille au détriment de la Nation, la corruption et le vol à ciel ouvert pendant que le pays continue sa descente aux enfers, je me demande quel type de Patriote devrait le soutenir.

        • Au fait je pense que la faute vient de sa propre famille. Ils ont préféré l’enrichissement au détriment du succès et l’honneur de leur père.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here