Mr Hamidou Touré, président de l’Association des Jeunes Ressortissants du Nord –Mali, au sujet de la rébellion touareg : ‘ ‘On ne peut vouloir d’une chose et de son contraire’’

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Suite aux exactions répétées dans le septentrion de notre pays, et  déclarations  incohérentes de certaines personnalités, je n’arrive pas à contenir le silence de la Jeunesse. Et particulièrement, celle du Nord.

Le Mali est un grand pays, un paysoù, la jeunesse est considérée comme le fer de lance de toutes les guerres, de toutes les luttes et de toutes les batailles ; une jeunesse de cette renommée doit se faire entendre, relever le défi du moment avec bravoure.

Cela ne peut se faire que si cette jeunesse reprend sa place, toute sa place dans ce débat, en évitant d’être partisan des chicanes politiques. Surtout, à un moment où, elle a du pain sur la planche.

De tous les pays que j’ai eu la chance de visiter je n’ai vu dans aucun une jeunesse aussi polie et mieux éduquée comme la nôtre. Car nos aînés sont les pionniers d’une Afrique unie, dans la diversité ethnique et culturelle.

Aujourd’hui je me vois dans l’obligation de dépasser le stade de la simple condamnation de tout ce que nous sommes en train de subir de l’intérieur comme de l’extérieur je veux que, tous ensemble, nous agissons d’abord par une prise de conscience du problème. Ensuite, par une dénonciation de ce que j’appelle le ‘‘discrédit’’ jeté contre nos autorités, nos soldats, sur nos politiciens et sur la société civile.

D’abord je présente toutes mes excuses à toute personne ou groupe de personnes que mes propos auront heurté. Mais, c’est un devoir moral pour moi de prendre part à ce débat.

Je salue la campagne de condamnation des partis politiques qui, dans leur majorité, ont condamné l’agression dont notre pays a été victime.

Pour moi c’est dans les pires moments qu’on reconnait ses vrais amis. Nous sommes à un moment où il faut faire une analyse objective de la situation et proposer des solutions de sortie de crise.

Voici, résumé en trois points, ce que nous pensons des élections à venir.

1-     Finissons la crise actuelle avant d’aller à des élections justes, transparentes et acceptées par tous.

2-     Si nous allons aux élections dans ce chaos, nous exposerons à une autre crise, plus grave, peut –être, que celle du Nord : une crise post –électorale.

3-     Laissons le Président de la République prendre des mesures exceptionnelles quand l’intégrité du territoire est menacée, comme le stipule l’article 50 de notre constitution.

Je salue l’initiative d’un leader politique qui trouve qu’il faut faire bloc derrière le Président de la République ;

Je dirai, à certaines personnalités qui ont eu ou qui continuent d’occuper de hautes fonctions dans notre gouvernement, de faire confiance à l’Etat et que ce n’est pas une insécurité qui doit les pousser à discréditer l’Etat.

Qu’ont-ils fait pour prévenir cette crise ? Eux qui n’accompagnent même pas les organisateurs de Festivals, tant que c’est au Nord ?

Aujourd’hui, ils sont les premiers à envoyer leur famille à l’extérieur, donnant, du coup, de l’eau au moulin des Organisations. Non Gouvernementales comme le HCR qui, à longueur de journée, parle de trentaines de milliers de déplacés.

Nous leur demandons d’arrêter leur propagande, qui ne contribue pas à ramener la quiétude et la Paix au Mali.

On ne peut vouloir d’une chose et de son contraire.

La Paix a un Prix et des coûts. Êtes-vous prêts à aller au front ? Alors, que chacun fasse ce qu’il peut, à son humble niveau : la sensibilisation pour la cohésion sociale.

Depuis l’avènement de la Démocratie sous nos cieux, notre pays abrite plus de 50 journaux et des dizaines de radios de proximité. Un atout que nos autorités doivent exploiter pour mettre fin à la campagne d’intoxication entreprise par les pays impérialistes.

Et si cette presse ne prend garde à cause de certains journalistes, elle risque de créer la zizanie et la psychose chez le Malien lambda. Qui n’a aucune capacité d’analyse et qui ne se limite qu’à ce qu’il entend sur les ondes.

Là, j’en appelle à la bonne foi des Journalistes, Animateurs, Formateurs, Enseignants, de faire preuve de retenue dans les propos et les messages qu’ils véhiculent en cette période de crise.

Notre cher pays, le Mali, est un Grand pays, avec une diversité culturelle et ethnique qui font la beauté et la Grandeur de ce MALIBA.

Un Peuple nous sommes

Un But nous avons

Une Foi nous guide

Le Mali, je le répète, restera un et indivisible

Et je prône l’Unité de tous derrière le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Amadou Toumani TOURE.

Vive le Mali UNI et PROSPERE avec ATT.

Hamidou TOURE

Président de l’ AJES RENM

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