Pillage de la compagnie SONEF Transport : Conséquences d’une information

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Suite à l’information selon laquelle la compagnie SONEF Transport aurait joué le rôle de collaborateur  et servi de complice dans la défaite de l’Armée Malienne à Kona, région de Mopti, en permettant aux islamistes de porter le coup fatal…, des jeunes ont saccagé les bureaux et magasins de la compagnie.

A)     Les faits au matin du 11 janvier 2013 :

–          Des individus armés dans un véhicule des forces de sécurité avaient interpelé les premiers responsables de SONEF à Bamako,

–          D’autres individus armés portant des cagoules envahirent la gare de la compagnie et avaient pillé les bureaux et emporter le coffre fort, qui outre l’argent, contient les chéquiers de la Société, avant de donner ordre à la population de piller afin de masquer leurs vol ou crime (Appréciation),

B)     Action entreprise

Les forces de sécurités traditionnelles étaient venues par la suite, à la rescousse pour disperser la foule en colère. Appuyées par la protection civile afin d’éteindre l’incendie provoqué dans les locaux, mais également éviter une catastrophe irréparable pour les populations compte tenue de l’existence d’une station de vente de liquide inflammable.

Du 11 janvier à nos jours, les éléments des forces de sécurité continuent de maintenir la sécurité.

Un autre fait survenu entre la nuit du samedi au dimanche à Nioro

Même musique qu’à Bamako, la gendarmerie locale avait investi le domicile du représentant de SONEF à Nioro, de même que la gare de la compagnie de transport au motif qu’elle a reçu une information selon laquelle SONEF servait d’entrepôt d’armes de contrebande au compte des islamistes au nord du Mali. Elle s’adonna au pillage du domicile du représentant et des locaux de la société à Nioro. Le représentant local de la compagnie fut amené au poste pour interrogatoire. Dans les conclusions du CB : RAS. Le représentant fut remis en liberté et une arme n’a été trouvée.

Ce qui ressort des interrogatoires de façon générale à partir de Sévaré.

A la suite des interrogatoires menés par les forces de sécurité et de défense du Mali à Sévaré, auprès des passagers, le constat est clair. Les islamistes après s’être camouflés derrière un troupeau de bœufs dans la localité de Douentza, avaient pris d’assaut le car et forcèrent les passagers à descendre du Car. Ils embarquèrent à bord et mirent le cap sur kona où les militaires croyant recevoir des concitoyens, laissèrent passer le Car qui transportait les moudjahidines. Une fois passés la barrière, les islamistes attaquèrent l’armée de dos, contribuant ainsi à porter le coup fatal.

De l’avis des témoins, le Car a essuyé des tirs et porte encore sur ses flancs les impactes de balles causées par les armes des islamistes.

Questions ?

–          A qui profite les opérations du Gang armé de Bamako qui pillent et vol et maquille ses forfaits en colère populaire ?

–          Les Autorités en charge du dossier, n’ayant pas confirmé l’implication de SONEF dans le détournement du Car, qui a alors envoyé les individus en cagoule qui se déplacent à bord d’engins des forces de sécurité du Mali ?

–          En présence d’un pouvoir judiciaire constitué et fonctionnel, de quel droit se

donne – t – on la licence de brigander, de piller et d’incendier sans mandat ?

Le Mali actuel, ce pays qui vit une guerre imposée par des islamistes a besoin de la part de tous, que toutes poursuites se fassent sous le couvert de la loi, afin d’épargner des efforts qui, de toute façon reste capital pour l’accomplissent de la paix.

W.B

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