Soldats du Mali, debout pour la défense de la patrie en danger et en avant ! « Le Mali n’a pas le choix : il faut faire cette guerre de libération pour recouvrer notre dignité et notre intégrité territoriale  »

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« Mali yé cèsiri Jamana dé yé ! » Terre de bénédictions où on a découvert les fossiles du premier homme noir ! Terre de Kurukan Fuga, l’une des plus vieilles Constitutions du monde ! Terre du Savoir, l’Université de Sankoré à Tombouctou est l’une des plus vieilles du monde ! Terre des célèbres guerriers et bâtisseurs des royaumes et empires ! Terre des résistants perspicaces et tenaces à la pénétration coloniale ! Le Mali, est un pays hors série. C’est un grand pays ! Nous devons, chers compatriotes maliens,  être fiers du Mali, notre bien aimée patrie, pour sa contribution de qualité à la civilisation de l’universel et au progrès de l’Humanité. Nous devons, peuple du Mali et soldats du Mali, défendre notre patrie avec la dernière énergie et avec la dernière goutte de sang. Oui, nous le ferons Inchaallah ! Dignité oblige !

Il est d’une urgence extrême de retrouver l’intégrité territoriale et souveraine du Mali, de rétablir l’ordre, la stabilité et la quiétude dans le Mali-Nord et, dans la logique de la transition politique, de mettre en place de nouvelles institutions républicaines légales et légitimes, à l’issue du débat national démocratique et souverain en perspective.

En effet, eu égard à l’état de délabrement et de déliquescence de notre outil de défense nationale, à l’activisme des terroristes maliens mus, essentiellement, par le tribalisme et le racisme ; il faut avoir l’honnêteté de reconnaître, que l’armée malienne seule ne peut pas gagner, aujourd’hui, la guerre au Mali-Nord. Je suis même tenté d’extrapoler en disant qu’aucun pays africain ne peut gagner seul la guerre contre cette coalition militaire équipée et soutenue par l’étranger. Il faut donc, réalisme oblige, faire cette guerre avec la collaboration des forces armées de l’Afrique et d’ailleurs, c’est-à-dire avec une puissante coalition militaire digne de ce nom.

À cette guerre tribale, raciale, religieuse et intestine déclenchée contre notre peuple, par des terroristes maliens (exemple : Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA)) et à cette guerre sainte ou religieuse, d’agression et de conquête déclenchée contre notre peuple par des armées étrangères (Front Islamique du Salut (FIS), Groupe Islamique Armé (GIS), Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), Al-Quaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), la secte islamique Boko Haram, le Mouvement Populaire de l’Azawad (MPLA)…) le peuple malien opposera avec ses alliés une guerre de défense, c’est-à-dire de légitime défense et de libération. Quoi de plus normal et de plus légitime !

Oui, le Mali a droit à se défendre et à chasser les agresseurs étrangers de tous acabits et par tous les moyens, y compris par la guerre s’il le faut et, Allah Soub-hana-wa-ta-Allah sera d’accord avec nous, Inchaallah; car toute autorisation de se défendre est donnée aux victimes d’une agression par le Seigneur-Créateur qui dit dans le Coran : « Sont autorisés à se défendre, ceux qui, ont été injustement agressés. En vérité Allah a tout pouvoir de les secourir. » Cf. Sourate Al-Hajj (le pèlerinage) Verset : 39.

À la lumière de cette parole d’Allah, Soub-hana-wa-ta-Allah, soldats musulmans et chrétiens…. du Mali, debout pour défendre la souveraineté de la patrie contre les agresseurs étrangers de tous acabits; car Allah vous y autorise expressément dans le Coran et il va vous secourir Inchaallah, parce que notre pays a été injustement agressé. Debout donc pour mener ce combat de légitime défense avec les alliés du Mali de tous bords. Et vous gagnerez Inchaallah contre les ennemis de notre peuple. Inchaallah !

M’adressant singulièrement aux terroristes maliens et même aux agresseurs étrangers, je dirais qu’Allah, Soub-hana-wa-ta-Allah a dit dans le Coran : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution alors sera l’Enfer pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. » Cf. Sourate An-Nisâ (les femmes) Verset : 93.Alors, à la lumière de ce verset coranique quel sera le sort des musulmans maliens, terroristes, qui ont massacré, égorgé, éventré et tué à Aguel Hoc, Ménaka, Tessalit…, des soldats maliens qui sont musulmans, chrétiens…., donc croyants ? Quel sera aussi le sort des agresseurs étrangers dans l’au-delà ?

Soldats du Mali, debout pour la défense de la patrie en danger

Lorsqu’un Malien prend des armes pour piller, voler, violer et tuer des Maliens, il cesse d’être un malien digne de ce nom, même s’il est né au Mali. Il devient, ipso facto, un renégat, un apatride. Alors il doit être combattu par les armes. Un étranger qui réside au Mali et qui respecte le peuple malien et ses institutions républicaines est plus malien que le malien qui s’insurge contre son pays et la République et qui tue des maliens par les armes.

Il faut dire que l’ennemi de l’intérieur et l’ennemi de l’extérieur sont tous des ennemis. Ils sont tous des grands criminels et au même degré. Aucune distinction entre eux. Il faut les traiter de la même manière. Il faut les combattre jusqu’au bout.

Par ailleurs, on ne peut pas prétendre être musulman, vouloir appliquer les lois divines et les enseignements du prophète (PSL) c’est-à-dire la Charia et en même temps piller, voler, violer et tuer des musulmans. Et ce n’est pas par les armes que le prophète (PSL) a répandu la religion. Il n’agit que par légitime défense et après avoir été autorisé par le Créateur. Allahou Akbar ! Y’a-t-il parmi vous, terroristes maliens et agresseurs étrangers, quelqu’un à qui Dieu a parlé par l’intermédiaire de l’ange Jibril pour l’autoriser à mener la guerre contre un pays dont l’écrasante majorité de la population est musulmane ? Pour nous, musulmans, le prophète Mouhammad (PSL) est le dernier prophète. Allahou Akbar ! Personne n’aura plus la révélation divine jusqu’à la fin du monde. Allahou Akbar !

Nous reconnaissons que la terre appartient à Dieu et à Dieu Seul. Mais Dieu a accepté que des territoires soient érigés par les hommes en Etats. Si Dieu n’avait pas voulu cela, les hommes n’allaient pas pouvoir le faire. Allahou Akbar !  Alors, pourquoi quitter son pays et aller agresser un autre pays et lui imposer par la force ses desiderata, en prétextant que la terre appartient à Dieu ? Le Mali est un pays, sociologiquement parlant, dont l’écrasante majorité de la population est musulmane vivant si heureusement en parfaite harmonie avec la minorité chrétienne, même si officiellement l’Etat est laïc. Pourquoi agresser le Mali ? C’est simplement parce que, c’est un terrain propice à cela, un Etat très faible et une armée en déconfiture, avec bien sûr des visées géopolitiques et stratégiques, entre autres, des agresseurs étrangers. Sinon, pourquoi ces groupes armés ne vont pas s’attaquer à des puissances occidentales non musulmanes pour tenter de répandre la religion et d’appliquer par la force la Charia ? Ils savent bien les conséquences d’une telle opération. Aussi, ce n’est pas par les armes qu’on doit tenter d’appliquer la Charia dans un pays comme le nôtre, pour en faire sa possession; mais par la force du verbe, de la conviction, de la foi, et en prêchant aussi une meilleure connaissance des lois divines et des enseignements du prophète Mouhammad (PSL). Telle est la meilleure approche, à notre humble avis. Suivons l’exemple du prophète (PSL) !

Par ailleurs, sachez que dans toutes les grandes religions, il existe plusieurs « madhahib », c’est-à-dire plusieurs mouvements, orientations et tendances. Chez les musulmans par exemple, il existe principalement quatre écoles juridiques. Les adeptes de ces écoles et tendances doivent se respecter et se tolérer; car seul Dieu connaît la vérité et c’est lui qui pourra trancher s’il veut, ici ou dans l’au-delà. Allahou Akbar ! Dans cette même veine, au nom de l’intolérance religieuse, vous détruisez le mausolée de celui qui adhère à une tendance différente de la vôtre ? Quelle est la meilleure tendance ? Dieu jugera. C’est Lui seul qui le sait. Allahou Akbar !

Au demeurant, je ne comprends pas le mutisme coupable de l’O.C.I. et de la Ligue arabe. Je les interpelle au nom d’Allah, en leur demandant d’user de leur influence et de leur pouvoir pour faire cesser dans le monde ce terrorisme international qui s’attribue à tort et injustement le titre « Islamiste » et qui ternit donc l’image et discrédite notre vraie et belle religion. Allahou Akbar !

Soldats du Mali, debout pour la défense de la patrie en danger ! Laisser sous servitude ennemie le Mali-Nord est un crime contre la PATRIE-MALI. Tout soldat qui a le sens de l’honneur a le devoir de prendre des armes pour chasser les ennemis de notre peuple hors des régions occupées illégalement. On sait par ailleurs, que ces ennemis là ne comprennent que les épreuves de force et n’entendent que le seul langage des armes. La négociation, dans ces conditions, n’a aucune chance d’aboutir à des résultats concrets et fiables. Et puis, dans la négociation entre deux parties, la bonne foi et la sincérité sont essentielles. Ces rebelles, sont-ils sincères ?

À titre d’illustration : les rebelles, je ne parle pas de touareg, car je ne confonds pas rebelles (les ennemis du peuple et de la République qui ont pris des armes pour tuer des maliens) avec les touareg (qui sont des dignes fils, citoyens et patriotes du Mali). Les rebelles, dis-je, ont négocié et signé avec les plus hautes autorités du pays, les accords de Tamanrasset, le Pacte National, et les accords d’Alger. Ils ont toujours violé les accords qu’ils ont signés. Ils ont toujours profité d’une accalmie pour se préparer et surprendre par des attaques armées. Cela est bien connu ! C’est leur stratégie ! Alors, peut-on faire confiance en ces mêmes rebelles, renégats et apatrides, pour négocier et signer encore, avec eux, des accords qu’ils finiront toujours par violer, s’ils estiment qu’ils sont suffisamment préparés et forts pour trahir et prendre des armes contre le peuple malien ? Est-ce que ces rebelles sont dignes de confiance ? Est-ce qu’ils sont sincères et de bonne foi, pour respecter les accords signés ? Et c’est dans cette position de faiblesse, que le Mali doit négocier ? Pour obtenir quoi ?

Aussi, je pense que la sincérité, comme préalable, faisant défaut dans les négociations, il ne faut pas espérer obtenir un accord fiable, digne de confiance avec ces rebelles. Ce qui me fait penser à la philosophie diplomatique de l’ancien président américain John Fitzgerald Kennedy qui déclarait : « Souvenons-nous de part et d’autre que la courtoisie n’est pas un signe de faiblesse, et que la sincérité doit toujours faire ses preuves. Ne négocions jamais par peur, mais n’ayons jamais peur de négocier… » Cf. Michel Barlow in « Kennedy, le combat d’un homme libre » Fernand Nathan, 18, rue Monsieur-le-Prince, Paris VI°, p.99

Soldats du Mali, responsables de l’honneur du drapeau et de la grandeur de la patrie, vous devez le prouver par les armes contre les ennemis de notre peuple et de la République du Mali. La voie de la dignité, de l’honneur et de l’espérance doit vous faire gagner la guerre avec les alliés, c’est-à-dire avec les forces armées de l’Afrique, et d’ailleurs éventuellement. Il faut faire passer le Mali et l’intérêt supérieur de notre patrie avant tout, à l’exception bien sûr d’Allah, de ses prophètes et de vos parents. Agissez donc, suivant la dignité et l’honneur, libérez le Mali-Nord et rendez à la patrie malienne, sa dignité, son honneur, sa souveraineté totale et sa grandeur, c’est-à-dire sa gloire.

C’est vrai que le Mali n’aime pas faire la guerre, car celle-ci aura comme conséquences tragiques des milliers de morts et des dégâts matériels énormes, avec son effet de boomerang ainsi que son impact nocif sur certains pays de la sous-région. En dépit de tout cela, le Mali n’a pas le choix : Il faut chasser les ennemis de notre peuple, pour retrouver la dignité, l’intégrité territoriale, voire la totalité de la souveraineté nationale. Cela aussi n’a pas de prix, surtout que le peuple malien a la conscience tranquille de faire cette guerre de légitime défense et de libération, en accord total et harmonieux avec les recommandations d’Allah, Soub-hana-wa-ta-Allah qui dit, encore une fois dans le Coran, ce qui suit : « Sont autorisés à se défendre, ceux qui, ont été injustement agressés. En vérité Allah a tout pouvoir de les secourir. » Cf. Sourate Al-Hajj (le pèlerinage) Verset : 39. C’est justement, cette parole de Dieu qui nous met à l’aise, consciencieusement parlant, et c’est pourquoi, nous demandons ouvertement au peuple du Mali, de faire cette guerre de légitime défense et de libération contre les agresseurs étrangers et contre les terroristes maliens qui ont égorgé, éventré et tué des maliens à tort en plus, et qui veulent prendre possession du Mali-Nord, illégalement et exclusivement.

Soldats du Mali, debout pour la défense de la patrie en danger !

J’écrivais dans l’avant-propos de mon livre « Mon Combat pour le Mali » publié en France par l’Harmattan en 2005 ce qui suit : « Dans le même élan, je dirais aux citoyennes et aux citoyens de mon pays, qu’en imitant les vertus cardinales et le courage guerrier de nos illustres ancêtres dont nous sommes tous très fiers, il est doux et beau de servir loyalement le Mali et de mourir dignement pour notre patrie » P.15

Alors, soldats du Mali, si vous m’écoutez, montrez-vous dignes héritiers de nos illustres ancêtres guerriers, « Kèlèmassaw ani tchèfarin ci », comme Kaya Maghan Cissé, Soumaoro Kanté, Soundiata Keïta, Touramakan Traoré, Fakoly Doumbia, Faran Camara, Damanguilé Diawara, Soni Ali Ber, Askia Mohamed, Sékou Amadou Sankaré, Gueladio Hambodédio Sidibé, Mamary Biton Coulibaly, Da Monzon Diarra, Bakaridian Koné, Korè Dougakoro Traoré, Tièba Traoré, Babemba Traoré, Momo Traoré, Firhoun, El Hadj Oumar Tall, Samory Touré, Mamadou Lamine Dramé, Koumi Diossé Traoré… Les uns, étaient des bâtisseurs de royaumes et d’empires célèbres. Les autres, étaient des résistants perspicaces et tenaces à la pénétration coloniale. Tous étaient d’une bravoure remarquable et admirable. Rappelez-vous, par exemple, la devise de Babemba Traoré qui s’était opposé à la pénétration coloniale et qui disait : « plutôt la mort que la honte… ». Oui, il a préféré se donner la mort plutôt que de se voir humilier entre les mains des colonisateurs. C’est dire, soldats du Mali, que le Malien, fort de sa brillante et solide culture, a plus peur de l’humiliation que de la mort. « Mali yé césiri Jamana dé yé ».

Soldats du Mali, montrez-vous également dignes héritiers de vos devanciers, les braves soldats du Mali indépendant. Marchez sur leurs traces. Je veux parler du Colonel Tiécoro Bagayoko, du Colonel Kissima Doukara, du Capitaine Soungalo Samaké et du Général-Président Moussa Traoré.

-           Avant de mourir au Centre Spécial de Rééducation de Taoudenit, le Colonel Tiécoro Bagayoko disait ceci : « On ne dira jamais à mes enfants que je suis mort en train de prendre des briques […] Qu’ils me tuent ou que je me suicide, mais, je ne ferai pas ce qu’ils veulent. J’ai des comprimés au magasin dans mes bagages. Le jour où j’y accéderai, je les prendrai […] et Tiécoro Bagayoko de poursuivre, en disant au capitaine Soungalo Samaké : « Si je meurs, il ne faut pas prier sur moi, car je ne prie pas moi-même. Il faut m’habiller avec la tenue du Djoliba, me mettre les souliers de football et m’enterrer […] » et Tiécoro d’ajouter : « Le Bon Dieu me recevra. Il me dira : Eh toi ! Depuis que tu es né, qu’est-ce que tu as fait de bon ? Il va me donner un grand coup de pied : « badanw ! » et je vais me retrouver dans le paradis« . Tiécoro disait cela en rigolant. Quelques heures après, Tiécoro a été tué et enterré. Il faut signaler qu’il avait été informé, auparavant, par deux soldats qu’il sera tué et c’est à la suite de cela qu’il avait tenu ces propos très courageux. Cf le livre du capitaine Soungalo Samaké « Ma vie de soldat », Librairie Traoré – Bamako 2007, p. 167 à 168.

-           Avant de mourir au Centre Spécial de Rééducation de Taoudenit, le Colonel Kissima Doukara n’avait pas eu à parler comme Tiécoro. Il avait été torturé et tué. Aucune lâcheté n’avait été signalée. Il est donc mort brave jusqu’au bout. Cf le livre du capitaine Soungalo Samaké « Ma vie de soldat », Librairie Traoré – Bamako 2007, p. 169 à 170.

-Le Capitaine Soungalo Samaké, lui-même, était prisonnier. Il était à Tombouctou et attendait son départ pour le Centre Spécial de Rééducation de Taoudenit. Au cours d’un entretien, il avait dit à son camarade prisonnier Namory Traoré ceci : « Moi, je sais qu’on va me tuer. Mais, j’irai dans la tombe la conscience tranquille et le moral haut  […]. Il n’y a aucune destination après la mort […] Il faut pouvoir l’affronter en homme sans hésiter, sans frissonner. La mort est inévitable. Tout humain finit par là. Pourquoi se déshonorer devant l’inévitable ? » Cf le livre du capitaine Soungalo Samaké « Ma vie de soldat », Librairie Traoré – Bamako 2007, p. 156 à 157.

-           Le Général-Président Moussa Traoré s’était comporté bravement et dignement lors du procès « Crime de sang ». Il avait été très admiré pour sa bravoure et son sens très élevé de la dignité. Le Malien était très fier de lui et se reconnaissait parfaitement en lui. La Cour d’assises, avant de délibérer, avait demandé au Général-Président Moussa Traoré de dire son dernier mot. Celui-ci, avait dit qu’au risque de se répéter, si le bonheur du peuple malien et son épanouissement exigent que lui, Moussa Traoré, soit sacrifié, eh bien, il offre sa tête. Auparavant, devant la Cour d’assises, il avait assumé pleinement et publiquement la responsabilité morale et politique des évènements de Mars 1991, en tant que premier citoyen de la nation et, il avait demandé qu’on libère tous les membres du B.E.C. de l’U.D.P.M. et du gouvernement qui étaient prisonniers. Il avait refusé également de demander au Chef de l’Etat du Mali en fonction, de le gracier en disant que lui, Moussa Traoré, ne demandera jamais à un être humain comme lui, de le gracier. Il s’en remettait toujours à Dieu et à Dieu seul.

Par sa bravoure et son sens très élevé de la dignité, le Général-Président Moussa Traoré avait impressionné ses compatriotes qui étaient fiers de lui. Il avait emboîté le pas à ses illustres ancêtres guerriers, comme Touramakan, Babemba, Korè Dougakoro et Koumi Diossé…, les ancêtres de tous les maliens aussi.

-           L’ancien Président de la République Monsieur Modibo Keïta, sachant parfaitement que les soldats avaient déclenché une opération de coup d’Etat, en son absence, et qu’ils l’attendaient à Bamako pour l’arrêter ou le tuer éventuellement, n’avait pas voulu, sur proposition de son aide de camp, se diriger vers la Mauritanie via Nara à partir de Koulikoro où il se trouvait. Il a préféré affronter directement les soldats armés jusqu’aux dents, les mains nues, dans la dignité et dans la bravoure et sans le moindre signe de frayeur.

Par sa bravoure et son sens très élevé de la dignité, il avait emboîté le pas à son illustre ancêtre fondateur de l’empire du Mali, Sogolon Djata alias Soundiata Keïta, à Mandé Bukari Toma alias Abubakari II et à Kankou Moussa, entre autres, les ancêtres de tous les maliens aussi.

Ces exemples démontrent éloquemment que le Malien n’a pas peur de la mort, mais qu’il a plutôt peur de l’humiliation. NB : Tous ces grands hommes maliens que je viens de citer étaient restés stoïques devant le danger ou devant la mort. C’est une attitude culturelle, digne et typiquement malienne. Ce sont ces vertus de dignité, d’honneur et de bravoure… que nos ancêtres nous ont léguées et qui nous caractérisent, Nous, Maliens.

Aussi l’ancien président de la République française, Monsieur Jacques Chirac, dans le tome I de ses mémoires écrivait ce qui suit : « À la vérité, seul le feu est révélateur, à la guerre comme en politique, du véritable caractère des hommes. Tant que cette épreuve n’est pas là, toutes les hypothèses restent possibles. On s’imagine avoir choisi des hommes pour leur vertu, parfaitement visible dans le traitement des difficultés ordinaires. Mais, on ne les connaît vraiment que face au péril […]«  Nil, éditions, Paris 2009, Page 110.

En donnant parfaitement raison au président Jacques Chirac, je dirais que c’est bien dans les situations difficiles qu’on découvre les vrais caractères de l’homme. Alors, si tu es brave et digne, soldat du Mali, prouve-le dans cette guerre de légitime défense et de libération.

Soldats du Mali, montrez-vous dignes héritiers de ces braves hommes maliens et de ces braves militaires de carrière dans l’âme, pour mener la guerre de défense, de légitime défense et de libération du  Mali-Nord, dans la dignité et dans la bravoure.

Notre commun amour pour le Mali et notre commune fierté, inébranlable et invincible…, constituent le socle sur lequel le Mali retrouvera et consolidera la totalité de sa souveraineté territoriale. Inchaallah !

Une victoire plus rapide sur les terroristes maliens et les agresseurs étrangers est souhaitable pour assurer à la nation malienne la dignité de la liberté. Ainsi, le Mali se relèvera, Inchaallah, dans la dignité, dans l’honneur et dans la victoire.

Soldats du Mali, debout pour libérer et pacifier le Mali-Nord en danger et, en avant pour la victoire !

Le peuple du Mali est avec Vous, soldats du Mali, et ses bénédictions Vous accompagnent. Inchaallah !

La dignité est malienne ! L’honneur est malien ! La bravoure est malienne ! …

C’est en tout cas, ce que nous enseignent notre brillante civilisation, notre haute et forte culture et notre glorieux passé.

Soldats du Mali, en avant pour la victoire finale !!!

Bamako, le 6 Novembre 2012

Docteur en Science Politique Diplômé de l’Université Laval

         Québec – Canada

SOURCE:  du   7 nov 2012.