Cérémonie de décoration à l’ambassade de France de Issouf Traoré D G de la Sonatam

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Issouf-TraoreM. Issouf TRAORE

 

 

Cher M. Traoré,

 

Après des études scientifiques et commerciales au sein des meilleurs écoles de la République, – vous êtes ingénieur civil des mines de Saint Etienne, titulaire d’une maitrise de Physique à l’Université Saint Charles de Marseille, et ancien élève du Centre Européen d’Education Permanente  de l’INSEAD-, vous choisissez de rejoindre rapidement de grands groupes hexagonaux : Renault d’abord, puis Valeo durant près de neuf ans.

 

C’est au sein de l’équipementier automobile que vous faites vos classes managériales, évoluant constamment jusqu’à devenir, à 32 ans, le responsable Système de Production Amérique du Nord de la branche Essuyage,  qui regroupe 8 usines où travaillent près de 8000 personnes.

 

En mai 2001, vous changez de voie, en débutant une nouvelle carrière de cadre dirigeant dans différents pays d’Afrique, et en faisant, momentanément, une infidélité aux entreprises françaises. Vous rejoigniez ainsi le Groupe anglais Imperial Tobacco, à Dakar tout d’abord, puis au Burkina Faso en tant que directeur technique, et enfin au Tchad, où vous devenez en 2007 directeur Général de la MCT (Manufacture des Cigarettes du Tchad), une filiale du Groupe.

 

Vous occupez alors, parallèlement à vos fonctions de Directeur Général, un rôle important dans le tissu économique local et le soutien aux intérêts économiques français : vous êtes ainsi vice-président du Conseil National du Patronat Tchadien, Conseiller -très actif m’as t’on dit -, du Commerce Extérieure de la France au Tchad, et enfin, Président du Cercle d’Affaires Franco-Tchadien.

 

Votre action pour l’amélioration du climat des affaires et le développement des échanges franco-tchadiens est alors unanimement reconnue : sous votre impulsion, les rencontres entre acteurs tchadiens et français, mais également avec les partenaires techniques et financiers, se multiplient. Vous vous impliquez également en faveur d’une plus grande transparence dans les procédures  de passation des marchés publics, afin de contrer une concurrence étrangère déloyale. En 2011, vous contribuez à la rédaction d’un livre blanc sur la promotion du secteur privé et rencontrez le Président Idriss Déby à cette occasion. Plusieurs recommandations formulées dans ce livre blanc sont ainsi adoptées par le gouvernement et le parlement tchadiens.

 

Cher M. Traore,

 

Vous n’êtes pas seulement un dirigeant à l’expérience diversifiée, et apprécié des différents partenaires avec lesquels vous travaillez et pour lesquels vous constituez un interlocuteur privilégié.

Vous êtes également actif socialement, tant au Tchad avec la réalisation de différents équipements collectifs d’aide aux plus démunis, qu’au Burkina Faso -votre pays d’origine-, où vous avez développé plusieurs projets visant à lutter contre la pauvreté en milieu rural, en créant des activités génératrices de revenus et d’emplois (notamment avec le développement de la filière tournesol pour produire de l’huile alimentaire, ou d’une filière biocarburant grâce à la culture du jatropha).

 

Enfin, vous rejoigniez le Mali en janvier 2013, alors que le pays traverse une période douloureuse de son Histoire, pour diriger la SONATAM (Société nationale de tabac et allumettes du Mali).

Pour paraphraser Oscar Wilde, qui disait que « les cigarettes [avaient] au moins le charme de vous laisser inassouvi », je souhaite, cher M. TRAORE, que cette volonté d’action qui vous caractérise, reste inassouvie, afin que les acteurs économiques franco-maliens, la France, mais aussi le Mali, puissent désormais en bénéficier.

 

Pour tous les services rendus aux acteurs économiques français en Afrique, services qui auront permis de soutenir les flux commerciaux français et de raffermir la coopération franco-africaine, mais également pour vos actions en faveur d’un développement inclusif et durable, je suis heureux de vous remettre les insignes de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite.

Nomination Chevalier ds l'ONMF_001

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Eh oui mon frere, Sikasso, le ridicule ne tue plus sinon comment comprendre que les autorites maliennes maintiennent toujours des usines a tuer cette meme jeunesse qu elles pretendent promouvoir alors qu en fait elle ne font que semer la mort et servir les interets de l imperilialisme dont tout le monde sait ne recule devant rien pour senrichir et si nous les africains nous n avons rien compris , c est triste

  2. Maintenant au mali on décor le dg des usines à tuer comme la cigarette dommage sonatam a intoxiqué combien de malien?

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