Lutte contre la piraterie : Le BUMDA offre deux millions FCFA Ă  Mariam Bagayogo

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Dans le cadre des activitĂ©s de la semaine nationale de mobilisation contre la piraterie, le bureau malien du droit d’auteur, (BUMDA) a remis Ă  Mariam Bagayogo 2 millions de FCFA, la mĂŞme somme Ă  Ă©tĂ© remise à  Adama Namankoro Fomba.

Mariam Bagayoko, après avoir reçu, son enveloppe des mains du ministre Bruno Maïga
Mariam Bagayoko, après avoir reçu, son enveloppe des mains du ministre Bruno Maïga

Il n’est un secret pour personne, que l’enfant de DioĂŻla souffre. L’Etat doit penser souvent Ă  nos artistes surtout en cette pĂ©riode d’Ă©tat d’urgence. Pour Mariam Bagayogo on peut dire que c’est la reconnaissance du mĂ©ritĂ©, cette grande dame de la musique malgrĂ© ses 70 bougies continuent de faire plaisir Ă  tout le monde avec son balafon et le goussoun bala du BĂ©lĂ©dougou. Mariam Bagayogo n’est certes pas Ă  prĂ©senter, mais il est nĂ©cessaire que le public se rappelle de son parcours.

elle pour  qui la  musique est un don de Dieu a chantĂ© depuis sa tendre enfance. ”  Quand  j’Ă©tais petite, personne ne me considĂ©rait. Puis les gens se sont interrogĂ©s sur moi, la plupart disant que j’allais devenir chanteuse. J’ai commencĂ© par les petites chansons qu’on interprĂ©tait quand on allait chercher les noix de karitĂ© “. Tout est parti de lĂ  pour Mariam Bagayogo, ensuite, pendant que les femmes pilaient les noix, ” je prenais des boites de conserve vide ou des calebasses et je chantais pour les encourager. Après, j’ai fait le Djidounou, le djembĂ© et le KĂ´tĂ©, entre autres instruments prisĂ©s par le terroir bambara. Mais c’est le Gounssou avec le balafon que j’ai valorisĂ© “.

Ce qui  est une tradition musicale ancienne au BĂ©lĂ©dougou. C’est  l’un des genres musicaux les plus anciens et les plus valeureux de notre pays. ” Je l’aime beaucoup et il me tient Ă  cĹ“ur “. Cela fait plus de cinquante ans  que Mariam Bagayogo  joue le balafon. ” J’ai eu de l’amour pour cet instrument lors des travaux champĂŞtres au village. Ce sont les jeunes filles qui transportaient les balafons, mais les balafonistes ne jouaient que pour les paysans et les braves cultivateurs “.  Le balafon est sollicitĂ© dans toutes les activitĂ©s du village, il a des fonctions multiples. Il lie les mariĂ©s, les parents, crĂ©e l’entente entre les villageois et consolide l’harmonie entre les communautĂ©s. Toutes choses qui font qu’ il doit ĂŞtre admirĂ© par les hommes Ă©pris de paix. ” Je considère le balafon comme un moyen de prĂ©dication. Comme le prĂŞcheur se base sur le Coran pour montrer le bon chemin aux gens, leur enseigner d’avoir pitiĂ© les uns des autres et leur rappeler que c’est Dieu qui nous a tous crĂ©Ă©s, moi aussi, avec mes chansons, je conseille et montre le droit chemin Ă  mes concitoyens. Je conseille aux gens l’entente, le travail et l’union “. Selon Mariam Bagayogo, c’est grâce au balafon qu’elle a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e aux Maliens avec la bĂ©nĂ©diction des parents.

Par contre son père ne voulait pas qu’elle chante parce qu’elle n’avait  pas d’enfant.  Alors que son père lui-mĂŞme Ă©tait chanteur. Il accompagnait l’imam avec des chansons religieuses après la prière de vendredi et pendant les jours de fĂŞte. Il Ă©tait aussi chasseur. Il allait en brousse avec les Blancs et leur servait de guide. C’est le père de Mariam Bagayogo qui  coupait les queues des lions et autres animaux sauvages qu’ils abattaient.

Après, il chantait le Niangara pour honorer les chasseurs. Il avait ce don, car n’importe qui n’accompagnait pas les chasseurs Ă  l’Ă©poque. Il a  toujours dit  Ă  sa fille que le fait de devenir chanteuse Ă©tait un don de Dieu, Il ne pouvait rien contre. ” Mon père me disait que la musique Ă©tait difficile et engendrait la mĂ©chancetĂ©, l’Ă©goĂŻsme et la rivalitĂ©. Comme j’Ă©tais l’unique fille de la famille, il avait peur qu’on ne me tue très jeune. Il a d’ailleurs dĂ©truit mes trois premiers balafons et  cachĂ© le quatrième. Je me cachais pour aller chanter “.

Toutefois, avant de mourir son père lui a donnĂ© l’autorisation de chanter en lui remettant son quatrième balafon qu’elle garde toujours par devers  elle. Mariam Bagayogo a participĂ© Ă  de grandes rencontres culturelles au Mali et Ă  l’extĂ©rieur. Lorsque le prĂ©sident Modibo KĂ©ĂŻta Ă©tait au pouvoir, elle a   participĂ© Ă  beaucoup de manifestions. Au temps de Moussa TraorĂ©, elle en a fait de mĂŞme  avec  Siramory DiabatĂ©, Bazoumana Sissoko et Koni KoumarĂ©.

Au cours des Biennales artistiques et culturelles, elle a  aussi joué dans des pièces de théâtre. Elle a participé à des festivals sous les Deuxième et Troisième Républiques.

” J’ai Ă©tĂ© au Folklife festival aux Etats Unis sous ATT. Je dis tout cela avec satisfaction, parce que,  je pense avoir honorĂ© mon pays. D’ailleurs,  pendant la Transition de 1992, j’ai Ă©tĂ© dĂ©corĂ©e, de mĂŞme que plusieurs autres artistes “.AgĂ©e de  plus de 70 ans, Mariam Bagayogo reste  toujours Ă©gale Ă  elle-mĂŞme. Elle garde son Ă©nergie et sa vivacitĂ© et le mĂŞme timbre vocal. ” Tout dĂ©pend de Dieu. Le bon Dieu ne donne jamais une charge Ă  quelqu’un et qu’il ne soit pas en mesure de  supporter. Il lui donne toujours les moyens. Je n’ai aucun secret. C’est un don de Dieu. Depuis que j’ai commencĂ© ma carrière, je n’ai jamais pris de comprimĂ©s pour bien danser. Je ne prends que les mĂ©dicaments que les mĂ©decins me prescrivent. Depuis que je suis nĂ©e, je n’ai jamais goĂ»tĂ© Ă  l’alcool mĂŞme par inattention. Tous mes instrumentistes qui boivent de l’alcool quittent le groupe sans qu’on se dispute. “.

MariĂ©e, elle est  mère de plusieurs enfants. Elle mène sa vie de mère tout en s’occupant aussi des enfants de ses frères et sĹ“urs. MalgrĂ© les difficultĂ©s, elle reste optimiste. “Je demande aux jeunes de marcher toujours dans les pas des anciens. Cela leur permettra d’Ă©viter des erreurs. S’ils continuent d’imiter les autres, un jour viendra oĂą des artistes Ă©trangers viendront enlever nos prix. Avant d’ĂŞtre quelqu’un il faut apprendre Ă  ĂŞtre soi- mĂŞme “.

KassimTRAORE

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5 COMMENTAIRES

  1. une maman tres courageuse je l,adores beaucoup….sa premiere chason etait dedie a samakoro diarra son premier ballafoniste..samakoro ne vit plus mais elle ne manque aucune oportunite pour kui rendre homage…vive la culture malienne ..la culture fortalise la nation….

  2. mon cher ses une grande dame a nous la connaise depuit le temp modibo keita a no jours les chantese toute les on son inflience par elle la derrie a sploite rokia traore

    merci a la b.n.d.a encore merce

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