Les révélations du livre «ATTcratie » : La suspicion gagne Koulouba !

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Rien ne va plus dans l’entourage immédiat du président à Koulouba après les révélations du livre «ATTcratie : le promotion d’un homme et de son clan ». Si l’auteur ou le groupe d’auteurs cultive encore l’anonymat sur son identité réelle, lesdites révélations ont troublé l’atmosphère de confiance qui régnait jusque-là au sein de l’équipe de collaborateurs autour du président Amadou Toumani TOURE à Koulouba. Certaines confidences relevant du secret d’Etant étant dévoilées dans le livre en question. Tout le monde, y compris au secrétariat général de la présidence de la République, est désormais suspect pour être la galeuse brebis traîtresse qui a vendu la mèche des informations «top secret » relayées par ATTcratie.

Qu’est-ce qui est plus important entre le contenu et le contenant, les branches et les feuilles mortes de l’arbre, l’identité de l’auteur d’un livre et la véracité des faits relatés, l’être et le paraître ? A Koulouba, on ne se décarcasse pas les méninges pour faire le tri : le superficiel prime sur l’essentiel. C’est pourquoi, depuis la sortie du livre «ATTcratie : la promotion d’un homme et de son clan » sous la forme de l’anonymat de l’auteur, le pouvoir en place remue ciel malien et terre française pour découvrir l’identité des supposés commanditaires et le(s) vrai(s) plumitif(s) du bouquin qui a incontestablement jeté un gros pavé dans la marre politique du régime ATT dépeint sous toutes les couleurs. Gabegie, corruption, malversation financière, copinage, incompétence professionnelle et médiocrité intellectuelle sont les maux qui minent la gouvernance ATT qui se conjugue à tous les «ismes » rétrogrades : clientélisme, favoritisme, régionalisme, népotisme, clanisme, etc.

Dans cette quête du graal identitaire, les accusations fusent de toutes parts : les opposants politiques supposés ou réels (IBK et son staff communicationnel du RPM, SBM de la ruche ADEMA, etc.) et les anciens dignitaires ou déchus sociaux (le colonel Sambou SOUMARE, le PDG Mamadou Baba DIAWAEA de la BHM, etc.). Parallèlement à cela, des émissaires sont dépêchés en catimini à Paris. Sans succès. Car le Mali, selon l’avis de juristes confirmés, n’a pas les moyens financiers ni les compétences juridiques pour forcer la main à la maison d’édition «l’Harmattan » au sujet de l’identité réelle de l’auteur ou du groupe d’auteurs de livre après avoir choisi l’anonymat en la circonstance. Aussi, les projecteurs de l’accusation sont-ils à présent braqués sur les collaborateurs immédiats du président ATT dans l’enceinte même du palais de Koulouba. «Certes, on a l’impression que le livre est une compilation d’articles déjà parus dans la presse nationale. Mais certaines informations qui y sont révélées relèvent du top secret, car les journalistes maliens ne soupçonnaient même pas l’existence de ces scandales comme l’affaire de jeunes filles convoyées en Libye pour les besoins de la prostitution ou celle des commanditaires qui ont ordonné le passage à tabac de l’animateur de radio Hamidou DIARRA alias Dragon. Soit il s’agit de proches du président ATT, soit lesdits proches sont les informateurs de l’auteur ou du groupe d’auteurs du livre diffamatoire sur ATT », nous a confié un baron du régime.      

Qu’en est-il du fond du livre ? Le président Amadou Toumani TOURE a lui-même répondu à la question à travers une interview parue, en début de mois, chez nos confrères d’Afrique économie : le chef de l’Etat est encombré par l’affairisme de son entourage immédiat et la médiocrité de ses proches collaborateurs dont il se trouve être l’otage malgré lui. Les uns et les autres étant animés par une seule chose : se servir des deniers publics de l’Etat et non servir les causes nobles du peuple. L’on ne peut être plus clair en matière d’aveu et de mea culpa. Mais cela ne saurait être une excuse en aucune manière, car un président de la République qui ne peut se défaire de ses oripeaux familiaux ou claniques pour enfiler le manteau national n’en n’est pas un en réalité. Donc, ATT ne doit porter son attention sur le doigt qui montre la lune, mais il doit pouvoir scruter les crevasses de l’astre dans ses coins et recoins insalubres en terme de mal gouvernance démocratique et de mauvaise gestion économique ou financière. Le plus important étant le contenu du livre et non son auteur ni son commanditaire supposé ou réel.

Par Seydina Oumar DIARRA-SOD

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