En tournée dans la 3E région, Ibrahim Boubacar Kéïta lance la réalisation d’une série d’infrastructures : – Aire de repos pour chauffeurs à Koumantou – Un centre de dialyse ultramoderne et un centre de formation professionnelle qui générera 500 emplois à Sikasso

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IBK-sikassoAu moment où le chef de l’Etat boucle ses deux ans à la tête du pays, il a entrepris, jeudi 20 août, une tournée dans la troisième région marquée par la pose de premières pierres d’une série d’infrastructures routières, sanitaires, professionnelles. L’objectif visé étant la relance du développement socio-économique.

ette tournée a débuté par la mise en marche  de l’extension  de la centrale thermique de Bougouni. Après, ce fut l’étape de Koumantou pour la remise des clés  de l’aire de repos des chauffeurs. Réalisé pour un coût global de plus de 850 millions FCFA,  cette infrastructure va permettre l’amélioration de la sécurité routière à travers la réduction des accidents de la circulation dus en grande partie à la fatigue des usagers de la route principalement les chauffeurs de gros porteurs.

Elle permettra aussi de faciliter le commerce dans la sous-région et améliorera l’accessibilité du Burkina Faso et du  Mali aux  ports du Ghana. Le choix de Koumantou pour abriter l’aire de repos s’explique par sa position stratégique car la ville est distante de Bamako de plus de 250 km et se trouve à 250 km de la frontière du Burkina Faso.

Le Directeur général de l’Ageroute, Modibo Kéïta, a saisi l’occasion pour exhorter les chauffeurs à prendre du repos à cet endroit qui a été conçu pour leur permettre de se remettre des nombreuses heures de fatigue. Le président de la République a salué pour sa part l’initiative et appelé les chauffeurs à préserver leur vie et celle des autres usagers.

Après Koumantou, la délégation a mis le cap sur la ville de Sikasso. Au deuxième jour de son séjour dans la capitale du Kénédougou, IBK a lancé les travaux de réalisation d’un centre d’hémodialyse à l’hôpital régional et du centre de  formation professionnelle de Sikasso.

Un centre de dialyse ultramoderne

La réalisation du centre de dialyse de Sikasso est une initiative conjointe du ministère de la Santé  et du ministère de la Solidarité de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord. Ce projet vise l’amélioration des soins de santé  aux populations des localités de l’intérieur dont Sikasso et permettra aussi de rapprocher des centres spécialisés de soins  de  haut niveau  des populations  et de réduire les coûts de transports  et  de séjour  pour les patients  de toute l a région. Il ressort  des études épidémiologiques  que la prévalence de l’insuffisance rénale  chronique peut être estimée à 300 malades par million d’habitants dans notre pays. Le taux de mortalité de l’insuffisance rénale était, jusqu’à une date récente, de 100 % car le pays ne disposait d’aucune structure de traitement  par hémodialyse. C’est en 1997 que le ministère de la Santé  a mis en route un programme de prise en charge  de l’insuffisance rénale par hémodialyse à  l’hôpital  du  Point G. Selon le ministre de la Santé  Ousmane Koné, au départ, un petit nombre de patient s, des expatriés pour la plupart, avait  accès à ce traitement  à cause de son coût très élevé soit 125 000 FCFA par séance. Le patient, soutient-il, paye aujourd’hui 2 500 FCFA seulement. Cela grâce à une ligne de subvention inscrite à ce titre  par l’Etat dans le budget de l’hôpital du Point G. Le nombre de patients suivi régulièrement est passé de 10 en 1998 à 285 en 2014. Ainsi, pour abréger la souffrance des patients et de leurs parents, le département de la Santé  a adopté un plan de réalisation des centres régionaux d’hémodialyse dont celui de Sikasso qui constitue le premier chantier. Il s’agit, à travers cette initiative, de faire en sorte que la barrière financière  ne soit plus un obstacle à l’accès du plus grand nombre aux  soins de santé de qualité, explique le ministre Ousmane Koné.

Le centre de dialyse va coûter 500 millions FCFA grâce à un appui de l’INPS au titre des actions inscrites dans ses initiatives du mois de la solidarité.

Un Centre de formation professionnelle

Le Centre de formation professionnelle de Sikasso, dont le président de la République a posé la première pierre, va générer la création de 500 emplois. Ce projet s’inscrit en droite ligne des projets initiés par IBK pour renforcer l’emploi des jeunes. Ce sont quelque 500 jeunes qui y seront formés. La France à travers l’AFD va accompagner pour un montant de plus de cinq milliards  les efforts du Gouvernement  en faveur du développement du  système de formation professionnelle. Le projet d’amélioration de la compétitivité des entreprises par la formation vise à améliorer la compétitivité des entreprises du secteur formel et informel en adaptant l’offre de formation professionnelle à leurs besoins de compétence. Cette amélioration de l’offre de formation professionnelle vise aussi à diminuer le chômage des jeunes  et faciliter la formation et l’insertion professionnelle des jeunes déplacés des régions du  nord. Le projet intervient dans les régions de Ségou et de  Sikasso en raison de leurs potentiels de développement agro-sylvo-pastoral et des possibilités de développement  des PME-PMI.Le projet compte cinq composantes dont l’amélioration de la qualité du  dispositif de formation à travers la formation qualifiante et la formation continue, la création d’une nouvelle offre de  formation, renforcement institutionnel et développement des partenariats, formations professionnelles rapides, infrastructures et équipements.

Notons que la pose de la première pierre du Centre de formation professionnelle de Sikasso s’est déroulée en présence non seulement du chef de l’Etat mais aussi du ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et de la construction citoyenne, Mahamane Baby, du chargé d’affaires de l’ambassade de France, Emmanuel Farcot et du directeur de l’AFD Bruno  Deprince.

Abdoulaye DIARRA, Envoyé spécial

 

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