Interpellation hier de onze meneurs du collectif ‘’ sauvons les rails ‘’ Des blessés suite à des tirs à balles réelles, des maisons et motos calcinées à Bafoulabé

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La mort du Train N°22 Kita-Bamako-Kita

La forte mobilisation des  populations de Bafoulabé et de Mahina a fait échec pour le moment,  hier à l’interpellation des onze meneurs du Collectif ‘’sauvons les rails’’. Pas moins de trois Pick Up remplies de gendarmes ont quitté Kayes pour prêter mains fortes aux  gendarmes de Bafoulabé. Pour dégager la foule opposée à l’interpellation et au transfèrement des meneurs à Kayes, les gendarmes selon nos sources, ont tiré à balles réelles faisant des blessés dont le nombre n’est pas spécifié. Par ailleurs,  des maisons et des motos ont été calcinées suite à des jets de gaz lacrymogènes lancés. Toutefois précisent  nos sources  sur place, il n y a pas eu de pertes en vies humaines.

C’est la direction générale de la société Dakar-Bamako Ferroviaire  qui remplace Transrail-SA pour maintenir l’activité  ferroviaire pendant la période transitoire qui a porté plainte. Cette société binationale a pour   mission principale le maintien de l’activité ferroviaire  ni plus ni moins. Depuis la passation de pouvoir entre Dakar- Bamako Ferroviaire(DBF) et Transrail -SA en mars 2016,  on assiste à l’arrêt du trafic voyageur. Autrement dit,  la disparition même du train autorail au profit des trains marchandises. Les populations riveraines des rails sont rejetées, oubliées  dans le nouveau schéma de l’actuelle direction. Pour qui connaît la ligne c’est-à-dire la voie ferroviaire, il y a des milliers d’âmes qui vivent de la circulation du train voyageur.

Les onze meneurs du collectif ‘’ Sauvons les rails’’ de Mahina ciblés devraient être interpellés  hier par la justice de paix à compétence étendue de Bafoulabé pour leur implication dans l’arrêt du trafic ferroviaire.

Depuis plus de dix jours, le trafic ferroviaire est bloqué à l’essieu au moins dans six gares ferroviaires différentes.

Les onze membres du collectif’’ Sauvons les rails’’ de Mahina avaient été assignés avant hier à comparaître jeudi matin.

‘’Les populations de Bafoulabé, de Mahina, et autres localités donnent leurs bénédictions aux onze membres. Ceux-ci ont leur soutien puis que le combat qu’ils mènent est légitime, noble et normal. Elles sont prêtes à mourir avec eux’’, selon les sources bien introduites. Les populations disent niet.Pas de  trafic  ferroviaire sans la reprise du service voyageur. A ce niveau, le Gouvernement malien doit être vigilent pour éviter des émeutes, le bain de sang. Il faut se garder d’allumer un autre front au sud pendant que celui du nord nous coupe le sommeil.Or, les gendarmes dépêchés hier de Kayes pour prêter mains fortes à leurs collègues de Bafoulabé n’ont pas fait de détail. Pour se faire obéir selon nos sources, ils ont ouvert  le feu à balles réelles sur la population opposée à l’exfiltration des meneurs sur Kayes. Par ailleurs rapportent nos sources, des maisons et des motos ont été calcinées par des jets de gaz lacrymogènes. Pour autant, selon nos sources, la population tient bon pour le moment, d’autres renforts en provenance de Kayes  et de Manantaly seraient attendus.

                                                                    Affaire !

                                                    Koladji DIALLO      

 

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3 COMMENTAIRES

  1. Un gouvernement qui se fiche des kayesiens , l’ or , le ciment , barrages …
    De Kayes , aussi bien que son diaspora
    À un grand impact sur l’économie de ce pays. On ne peut plus se rendre à Kayes
    A Mahina, Kita, badinko, oualia, diamou
    Roulotons… par train, la route n’est pas
    Bonne. J’ai quitte New York avec un autre gars de la région de Kayes, une fois à Bamako , on ne pouvait pas nous
    Rendre à Kayes que par véhicule, il a fait le déplacement mais , je suis resté
    Vu ma santé et mon âge. Chaque fois , on nous dit , ton prochain séjour ça sera fait. C’est désolant, nos associations ont
    Fait des écoles, dispensaires, mosquée
    Et l’état à son tour ne peut pas maintenir ce qui était déjà la bas, c’est
    Écœurant

  2. Les jets de bombes lacrymogènes suffisent pour disperser les foules. Les tirs à balles réelles, ça peut être interprété comme une volonté de blesser voir de tuer de la par des Forces de l’ordre. Ils devraient se maitriser et savoir disperser les foules sans bain de sang. Ce n’est pas par ce que, on leur donne des armes qu’ils se croient obligés de les utiliser dans n’importe quelle circonstance. Surtout quand leur vie, c’est à dire celle des Agent des Forces de l’ordre ou celle des autres personne n’est pas menacée par les manifestants. Ils doivent savoir raison garder.
    Pour y avoir vécu, je connais la mentalité des Gens de ces Localités. Ils sont très respectueux et même craintifs à l’égard des Autorités administratives. Des Gens qui, même pour demander un simple document administratif quand ils en ont besoin…, ils se croient obligés de se faire accompagner ou de se trouver un intermédiaire, tant ils ont peur de l’Administration qu’ils appellent les ” Fankamaw”.

  3. Du désordre à tout les niveaux. Faites attention car si la région de Kayes se mobise contre le pouvoir central de Bamako, ça serait dur pour les autorités actuelles.

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