Kayes : L’administration prend ses marques

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Après Koulikoro, Ségou et Sikasso, le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, a rencontré le 1er mars, le personnel de commandement et les élus de la Région de Kayes pour faire le point des préparatifs du référendum et des élections présidentielle et législatives de 2012. D’emblée, le ministre a donné l’assurance que les élections auront lieu malgré la situation actuelle au nord du pays. Premier responsable de l’organisation des élections, il a précisé l’état d’avancement des préparatifs et surtout la conduite attendue de chaque maillon de l’administration pour réussir des élections libres, transparentes et crédibles dans notre pays.
Le ministre Koné a, par conséquent, invité le personnel du commandement à la transparence dans la gestion des candidatures, des cartes d’électeurs, à la neutralité et surtout à l’application rigoureuse de la loi électorale.
Auparavant, le gouverneur Mahamadou Maïga a dressé un aperçu de la situation en 1ère Région ou le personnel de commandement, malgré des moyens limités au réussi à achever la révision spéciale des listes électorales. Une opération qui a donné les résultats suivants : anciens inscrits : 993 569, nouveau inscrits : 59 360, radiations : 168 114, une meilleure organisation des élections générales, le 2 901 bureaux de votes. Pour une bonne organisation des élections générales, le gouverneur a souhaité l’octroi des moyens de communication et de déplacement au personnel de commandement, notamment aux sous préfets.
Le directeur national de l’intérieur, Bassidi Coulibaly, s’est appesanti sur la mise en place des commissions de réception et la sécurisation du matériel électoral dont l’acheminement vers l’intérieur devait commencer le 5 mars, par la région de Kayes.
Le personnel de commandement et les maires de la Région ont posé nombre de questions relatives au problème du nord, à l’enclavement de certaines parties de la région, à l’estampillage des cartes d’électeurs, aux procurations et témoignages. Des réponses détaillées leur ont été fournies.

Gao
Le Directeur exécutif adjoint du PAM rencontre les déplacés
Gao a reçu le 3 mars dernier la visite du directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM). A la tête d’une forte délégation, comprenant notamment des responsables des organismes des Nations unies et des représentants de l’USAID, de l’ambassade du Danemark, du Canada, Ramiro Lopez Dasilva a été accueilli à l’aéroport de Gao par le gouverneur de la région, le général Amadou Adama Diallo, entouré des responsables politiques, techniques de Gao.
Le PAM, a rappelé le gouverneur, a déjà assisté la région lors de la crise alimentaire de 2010.
Depuis le 17 janvier, date du déclenchement de la crise dans le Septentrion, l’on dénombre au titre des déplacés internes plus de 2338 familles, environ 18 804 personnes. A Gao, des déplacés de la localité de Ménaka résident ainsi dans des familles d’accueil. Ramiro Lopez Dasilva a ainsi pu rencontrer et s’entretenir avec les élèves du lycée de Ménaka dans des classes, non loin de la mosquée Koweït. La délégation a constaté la présence de plus de 250 élèves (sur les 519 que compte l’établissement). Les autres sont soit à Ansongo soit sur les sites de réfugiés avec leurs parents.
Les élèves présents à Gao ont confirmé à la mission du PAM, leur désir ardent d’étudier. Malgré l’assistance de leurs parents et des bonnes volontés, leur souhait, ont-ils assuré, est de retrouver Ménaka, une ville apaisée et prête pour le développement.
La délégation a également rendu visite à des familles de Ménaka résident dans les quartiers d’Alganabandia et du Château. L’aspiration est identique : retrouver sa localité d’origine.

Chantier du barrage de Djenné
La bonne cadence
Le ministre de l’Agriculture, Agatam Ag Alhassane, a visité le 3 mars dernier le chantier du barrage de Djenné. Cette réalisation s’inscrit dans le cadre des activités du Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS).
Près de sept mois après la pose de la première pierre par le président de la République le 10 septembre dernier, Agatam Ag Alhassane est venu mesurer l’état d’avancement des travaux.
Le cercle de Djenné est situé dans la plaine alluviale du delta intérieur du Niger où, en période de crue, les deux cours d’eau s’étalent sur une grande surface, noyant la plaine et ne formant plus qu’un unique plan d’eau englobant le bassin inférieur du Bani. Cette plaine est une zone de culture rizicole par excellence.
Le phénomène successif de crue et de décrue conjuguées qui permettait de réguler les systèmes de production, a été perturbé par la baisse de l’hydraulicité des deux cours d’eau. Les aménagements sommaires réalisés n’ont pas permis d’amener une amélioration substantielle de la situation.
La très forte dépendance des activités rurales aux aléas climatiques, incite à la mise en œuvre d’ouvrages hydrauliques permettant de rehausser et de contrôler les niveaux de crue pour améliorer le remplissage des plaines et par conséquent, la production de la zone. C’est dans ce cadre que se situe la construction du barrage-seuil de Djenné, comme ce fut le cas pour le seuil de Talo en 2006. Les travaux de réalisation du barrage-seuil de Djenné prévoient un certain nombre d’éléments, dont un seuil mobile constitué d’un ouvrage en béton en travers du lit mineur du fleuve Bani. Sa longueur totale est de 315 mètres et se décompose en 7 travées d’écoulement de 42 mètres équipées de 28 hausses. Le système de hausses est composé de panneaux métalliques rectangulaires de 1,5 mètre de large mis en place côte à côte et manœuvrées à l’aide d’un chariot se déplaçant au-dessus du pont-route.

Office Riz Mopti
Des ambitions intactes, malgré les aléas climatiques
La 22ème session du conseil d’administration de l’Office Riz Mopti (ORM) s’est réunie le 28 février dans la salle conférence de la structure sous la présidence du chef de cabinet du ministère de l’Agriculture, Ousmane Ag Rhissa, et en présence du directeur général de l’office, Zakaria Camara, du représentant du gouverneur, Moumouni Damago, et de l’ensemble des administrateurs.
Ces assises se tiennent dans un contexte très difficile pour l’ORM du fait d’une pluviométrie et une crue déficitaires dont les conséquences seront l’insécurité alimentaire, le manque de ressources pour la campagne à venir avec une baisse notable du pouvoir d’achat des producteurs.
La rencontre a examiné le rapport annuel d’activités 2011-2012, le projet de programme d’activités 2012-2013, les états financiers de l’exercice budgétaire 2011, l’état d’exécution du budget de l’exercice 2011 et le projet de budget 2012-2013.
Les administrateurs ont fait le point de l’état d’exécution des recommandations de la session précédente du conseil d’administration et examiné le rapport de certification des comptes de l’ORM, le projet de cahier de charge pour les périmètres à maîtrise totale de l’eau et une note technique portant création d’un poste contentieux et de recouvrement à l’office.
L’analyse des documents présentés par la direction générale de l’Office Riz Mopti a permis aux administrateurs d’apprécier les efforts déployés par la structure pour l’atténuation des conséquences drastiques du déficit pluviométrique et de crue enregistré durant la dernière campagne dans sa zone d’intervention.

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