Koulikoro : Les femmes des licenciés de l’Huicoma bloquent le cortège présidentiel

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Koulikoro : Les femmes des licenciés de l’Huicoma bloquent le cortège présidentiel

Le Président de la République, de retour de la cérémonie de sortie de la 38ème promotion de l’EMIA , a été forcé de s’arrêter pour écouter les femmes des licenciés de l’Huilerie Cotonnière du Mali (HUICOMA), ce vendredi 07 juillet 2017.

L’événement spectaculaire a eu lieu à Koulikoro situé à 60 km de la capitale malienne. Le cortège présidentiel du Mali qui revenait de la cérémonie de sortie de la 37ème promotion de l’Ecole Militaire Inter arme (EMIA), a été bloqué par les femmes des licenciés de l’USINE devant laquelle ces dames sont restées sous le soleil de 8 h à 13 heures. Si le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) est passé sans jeter un clin d’œil à ces dames, à son retour, il a été obligé de s’arrêter devant la détermination des épouses en détresse qui brandissaient des pancartes et banderoles.

Sorti de son véhicule présidentiel, le Président IBK a fondu en larmes lorsque les épouses des licenciés ont exprimé leur situation extrêmement précaire et pitoyable.

Selon le correspondant de mali24 à Koulikoro, les femmes ont remis une déclaration au Président Kéïta dans laquelle on retient deux points à savoir : la réouverture de l’HUCOMA et le plan social des licenciés et compressés. Selon les témoignages sur place, le Président IBK a rassuré les femmes de la cité de Meguetan qu’il va essuyer leurs larmes en ouvrant l’HUICOMA comme il l’avait promis lors de la campagne en 2013.

Après 4 ans de son mandat, c’est le statuquo.

Rappelons que le vendredi 30 juin dernier les populations sont sorties massivement pour décrier le silence des autorités sur la situation de l’HUICOMA. Au cours de cette marche, les manifestants disaient niet aux élections tant que l’usine n’était rouverte.

L’huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA), est une usine considérée comme la mamelle nourricière de l’économie de cette ville. Depuis son arrêt en 2007, c’est le malaise social et l’effondrement de l’économie de cette ville avec comme conséquences les divorces et les décès liés à la déception des licenciés.

Dily Kane

Mali24

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6 COMMENTAIRES

  1. Le Bouffon crocodile a encore versé ses larmes. Depuis le temps, ce n’est que maintenant qu’il se rend compte de la détresse de ces femmes. Mais les pauvres, ses larmes séchées et aussitôt remonté dans son calèche, Bouffon 1er les a oublié, au moins jusqu’à la veille des élections de 2018.

  2. Ces braves femmes de Koulikoro n’ont pas besoin de tes larmes de crocodile IBK, il faut faire ce que tu as promis et rend a toutes ces familles leur dignite humaine et leurs droits. On se souvient de qui est le Depute de Koulikoro? C’est le beau a IBK voila qui s’assemblent se ressemblent, n’est-ce pas les memes familles de menteurs congenitaux

  3. Les cris de cœur de nos femmes et de nos enfants doivent être entendus pour que cette misère qui guette la Cité de Meguetan soit éloignée de nous. Pour essuyer nos larmes il faut du concret, le concret ne consiste pas à l’ouverture de l’UCOMA mais faire un investissement plus importante que l’UCOMA qui prendra en priorité les compressés les chômeurs sans emploi au niveau de la Cité de Meguetan. Nous avons perdu les bénéfices des rails au profit des camions Ben qui nous écrasent et détruisent nos routes tous les jours. Alors que la solution était de réhabiliter les Rail pour le transport du sable et le gravier sur Bamako et environ. Un pays ne peut pas se développer sans initiatives. Mon frère IBK que Dieu te donne des oreilles pour entendre nos cris.

  4. Quand les femmes se mettent en avant de cette manière, c’est la fin du pouvoir: il n’y a jamais eu d’exception à cette règle, au Mali ou ailleurs. CAR CE QUI EST SUR, IBK ne peut régler le problème de l’HUICOMA. L’Etat peut tout au plus avancer les indemnités des compressés. Mais rouvrir l’HUICOMA relève de preneurs sérieux, financièrement très solides, surtout prêts à empêcher les travailleurs (actionnaires, cadres et ouvriers) de l’HUICOMA à détruire l’entreprise par le vol, vraie gangrène du Mali d’aujourd’hui…

  5. IBK, IBK,IBK un Président qui ne veut rien résoudre dns son pays au cours de ce mandat, comment peut-on avoir confiance à une personne de ce genre pour nommer un tiers des SENATEURS de sa nouvelle constitution? Comment peut-on avoir confiance à cet IBK pour son immixtion dans les autres institutions de la République dans sa nouvelle constitution? Car il ne nomme que sa famille et ses plus proches amis. Aucun malien n’a confiance à IBK pour ses nominations, c’est cela qui pousse les maliens à se lever contre IBK dans sa révision constitutionnelle actuelle.
    Ces pauvres femmes et famille de Koulikoro sont laissées à elles-mêmes sans aucune défense contre le patronat malien qui les torpille depuis plus de vingt ans.
    Le régime actuel mérite un coup d’état, mais quand ces dictateurs posent des actes du genre d’IBK, personne de la communauté internationale et de la CEDEAO ne parlent, elles attendent que les actions du coup se posent et s’exécutent pour dire ensuite qu’il faut condamner le coup d’état. Personne ne se critique pour dire qu’il fallait agir à temps pour arrêter le dictateur dans sa lancée contre son peuple. C’est en ce moment critique qu’il faut dire à IBK, attention très cher dictateur, vous dépassez les bornes.
    prendre cette part du lion sont restés sur leur faim et leur soif. Ce mouvement démocratique était aussi bizarre et très bizarre et voici aujourd’hui les conséquences de ce comportement bizarre après la chute du dictateur Moussa TRAORE.
    IBK ne devrait pas être accepté par le mouvement démocratique, mais avec les bêtises en répétition des ténors de ce moment, c’est à dire Alpha Oumar KONARE et son entourage l’acceptation d’IBK est devenu une réalité en bannissant d’un revers de main les vrais hommes et femmes qui devaient prendre le pouvoir exécutif à la place d’IBK.
    Aujourd’hui, il devient un fléau, un homme désorienté et qui confond tout et tout dans l’exercice de son pouvoir.
    Comment peut-on accepter toucher une constitution conçue dans le sang de maliens aujourd’hui considérés comme des martyrs dans le carré des martyrs de Niaréla?
    Nous disparaitrons sans équivoque. Un ,pays dirigé dans le mensonge et le vol en bande organisée.

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