Nara: privées d’eau par une mafia… Les populations accusent le juge et le préfet de Nara… Condamnent l’attitude du Député Niamé Keïta et en appellent à Dioncounda Traoré

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Parce que les pouvoirs publics de la localité leur interdisent de creuser leurs propres les obligeant ainsi à s’approvisionner chez une tierce personne moyennant paiement, les populations des Villages de Tobaté et Boudjiguiré accusent le juge et le préfet de Nara de rouler pour  ce dernier. Le Général Niamé non, plus n’est épargné. On n’est pas loin d’un autre conflit communautaire.

La zone est aride et l’eau y est par conséquent très précieuse. Raison pour laquelle le service de l’hydraulique a fait creuser quelques puits pastoraux  distantes de 15 km plus précisément dans la commune de Guiré et dans les villages de TOBATE et M’Bouzougouré. Ces puits ont été confiés à la mairie de Guiré pour leur entretien. Ils sont cependant insuffisants pour abreuver les troupeaux. Aussi, ils sont très éloignés des pâturages. Toutes choses ayant incité les populations à vouloir en  creuser d’autres.

Le maire Hery Dembélé a tout naturellement délivré son autorisation (décision en date du 07 Mai 2012). Et les villageois avaient commencé à creuser au moins 6 puits.

Mais voilà que les autorités du cercle de Nara, en l’occurrence, l’ancien CB, M’BARKE, le préfet et le juge décident de faire arrêter les travaux. Motif évoqué : la distance règlementaire de 15 Kms doit être respectée afin d’éviter un déversement des nappes aquifères les unes dans les autres. Et, a soutenu l’ancien CB, aujourd’hui à la retraite, la décision émane du service de l’Hydraulique, seule autorité compétente dans le domaine.

En effet, dans une correspondance en date du 18 janvier  2012 et adressée au président du Tribunal de Nara sur la demande de celui-ci, le Chef de la zone pastorale de Nara-Est atteste de la nécessité de respecter la distance réglementaire de 15 kms. Une mesure fortement contestée.

La décision du maire de la commune rurale n’a cependant outrepassé cette mesure.  Il est écrit ceci : «donne autorisation (…) de creuser un puits à grand diamètre à Tobatt, distant de 15 Kms du puits N°3, à leurs frais pour la suivie de leur population et leurs troupeaux  et cela en commun accord avec les chefs des villages de Garne el Graique et de Bougoudjité». C’est dire que le principe des 15 kms, au demeurant très contesté,  est cependant respecté. Le refus des autorités locales ne se justifie donc pas.

Il se trouve que l’un des puits pastoraux construits par l’Etat et devant être gérés par la mairie, l’est, dans les faits, par le nommé Abourahamane Haïdara accusé par les populations de privilégier les éleveurs mauritaniens au détriment des nationaux, contre espèces sonnantes et trébuchantes. Pour abreuver leurs troupeaux,   ces derniers paient par tête de bétail, la somme de 50 F CFA par jour. Et puisqu’il se trouve qu’un seul éleveur dispose souvent de 300 têtes voire plus, le gérant autoproclamé  du puits en question gagne quotidiennement des centaines de milliers F CFA. Et les populations le soupçonnent d’être de mèche avec les autorités locales. Le refus de celles-ci de permettre le creusement de puits supplémentaires respectant les normes ne saurait se justifier.

Les responsables de la mairie que nous avions approchés affirment que le député Niamé Keïta est bien courant du scandale  et qu’il garde délibérément un silence coupable. Et l’ex-président de la transition, le professeur Dioncouda Traré, également ressortissant de la contrée ? Pas évidemment, soutiennent-elles. Elle n’exclut cependant pas l’idée de lui faire appel afin qu’il use de son influence pour soulager les populations. En attendant, la tension monte chaque jour un peu plus dans le bled.

Nous y reviendrons !

B.S. Diarra et Saba Ballo

 

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5 COMMENTAIRES

  1. LES juges maliens ne devront pas être indépendant ils sont tous de mafieux et des corrompus donc ils ne sont pas méritaient indépendant…

  2. La position de l'Administration ( Prefet, Maire et le Chef de la zone pastorale de Nara-Est) se justifie par le souci de préserver les ressorces naturelles, par l'observation stricte des règles et principes de gestion rationnelle convenus et acceptés par toutes les populations riverraines du périmètre pastoral réalisé par l'Etat en partenariat avec les partenaires techniques et financiers dont la gestion est confiée à une structure coopérative pastorale, réconnue légalement.
    Toute tentative incontrolée de surcreusement de points d'eau à proximité du périmètre pastoral, sans respecter les servitudes indiquées dans le shema d'aménagement et du plan de gestion dudit périmètre, compromettra dangereusement la gestion équilibrée, rationnelle et durable, des ressources naturelles dans cette partie du sahel, durement éprouvée déjà par les effets néfastes du changement climatique

  3. Malgré que vous est à deux pour faire un résumer il y a des fautent quelle dommage pour le Mali abomination pour le niveau au Mali quel honte.

    • Mais quel genre de français parles-tu comme ça, toi qui essayes de corriger les autres?

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