Plusieurs champs de cultures du Logo (Kayes) d’une valeur de plus de 100 millions détruits :

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 Les populations accusent le barrage de Félou et comptent attaquer la SEMAF SA en justice !

Les populations dans la commune de Lontou-Bankassy  accusent la SEMAF SA  (Société d’Exploitation de Félou et de Manantali) d’être à l’origine des dégâts causés par  l’eau du fleuve Sénégal après seulement 57 mm de pluie tombés dans la zone du barrage de Félou.
En effet selon les habitants du village de Farakotossou dans la commune de Logo (le village le plus touché) c’est moins une pluie de 57 mm qui a provoqué l’inondation de leurs champs que le fleuve Sénégal qui a débordé à cause de la non ouverture à temps des vannes du barrage de Félou. Résultat : des centaines d’hectares cultivés inondés en quelques heures. Parmi les victimes  Djiby Ndiaye, l’un des plus grands cultivateurs à Farakotossou dont le périmètre est entièrement sous l’eau. Beaucoup de dégâts dans le domaine de M. Ndiaye. Le rapport d’évaluation des dégâts de la Direction Régionale de l’Agriculture de Kayes déclare entre autres plus de 5000 pieds de papayers, de manguiers, de tangilos dans une superficie de 15 hectares pour une valeur de plus de 80 millions de F CFA dévastés par l’eau et selon le propriétaire M. N’diaye 4000 alevins de l’étang piscicole pour une valeur plus de seize millions de francs Cfa (16. 000 000)  portés disparus.
Au delà, du périmètre de Djiby Ndiaye, plusieurs autres champs des habitants des villages environnants ont été touchés avec des dégâts importants et comme celui de Djiby la grande partie est encore sous l’eau. Le chef de village de Farakotossou, Makan Sissoko est catégorique :« seul le barrage de Félou est responsable des dégâts causés ici !». Selon le premier responsable du village Farakotossou (le village) n’a jamais connu de pareille inondation et surtout avec 57mm seulement de pluie, a ajouté le chef de village.
A en croire le chef de village de Lontou Bankassy, M. Karim Coulibaly, dans la même zone, les responsables de la SEMAF SA ont d’abord refusé d’ouvrir les vannes « Au par avant j’avais demandé à la société chargée de l’exploitation d’ouvrir les vannes chaque fois qu’il y a besoin et ce jour là je me suis battu en vain auprès d’elle pour l’ouverture, il a fallu l’intervention du Sous Préfet pour accepter l’ouverture des vannes».
Face à cette menace permanente désormais des plusieurs villages environnants du barrage et au-delà même des dégâts causés, M. Ndiaye, une des plus grosses victimes, a fustigé l’attitude de la SEMAF SA « pour, ce qu’il appelle, non assistance de personne  en danger ». Aussi M. Djiby Ndiaye, agriculteur de son état, décide-t-il d’attaquer en justice la SEMAF SA.
Inondations provoquées dans la commune de logo  par le reflux de l’eau au niveau du barrage de Félou avec des gros dégâts dans les domaines du fleuve Sénégal notamment sur la rive gauche ? Malgré nos nombreux appels, aucune information n’est venue du côté de la Société d’Exploitation de Félou et de Manantali (SEMAF SA).
                                                                         Boubacar Niane – KayesInfos

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8 COMMENTAIRES

  1. Boubacar niare de Kayes Infio ton titre crée la confusion logo c’est une zone un périmètre une surface bien donné si tu dis culture du logo ‘est comme la culture du mil du riz etc bande de nullard

  2. C’est très très triste d’apprendre un tel dégât, qui serait dû à l’erreur humaine.
    Les populations touchées par cette inondation doivent former un groupe des plaignants et attaquer la société en justice. Il ne faut jamais compter sur les autorités maliennes dans les situations pareilles, elles n’ont rien à foutre de la misère de nos pauvres populations.

  3. Il faudrait d’abord faire des enquêtes pour situer les responsabilités .
    Sans études et enquêtes approfondies , il serait prématuré et hasardé de nommer un coupable . Nous comprenons la tristesse et le désespoir des victimes , mais il faudrait d’abord attendre que des enquêtes soient menées avant de désigner un coupable . Dans un Etat de droit tout doit se faire dans les règles de l’art comme il se doit . Il y a toujours des procédures et des étapes à respecter .

    • De quelle étude parlez vous ? La justice ne dispose t-elle pas de ressources internes/externes pour mener ses enquêtes ?

  4. A mon avis ce n’est pas aux villageois de décider quand procéder à des lâchée d’eau!Mais c’est au professionnel du barrage hydroélectrique que revient cette décision.Pourquoi on n’a pas songé au déplacement des villages qui seraient impactés par la production d’électricité au moment de la mise en valeur de la chute?

    • “A mon avis ce n’est pas aux villageois de décider quand procéder à des lâchée d’eau! Mais c’est au professionnel du barrage hydroélectrique que revient cette décision.”
      C’est juste votre analyse….. Avant les travaux d’aménagement de la chute, il y aurait forcément eu des études environnementales. Et les agriculteurs se sont installés/maintenus avec les autorisations émanantes des autorités compétentes.

    • Sang, il est facile de demander aux populations de Logo de rester calmes dernière les autorités maliennes “toujours calmes” tant que vous n’êtes pas personnellement touché.
      Pouvez-vous nous rassurer en nous rappelant au moins une situation pareille où les autorités maliennes ont été à la hauteur du souhait des populations ?? Mieux attendre le jour de la résurrection que le jour du réveil des autorités maliennes. L’administration malienne, c’est avant tout une question de méchanceté de d’incompétence.

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