Pont de Kayes : Les camions de 40 tonnes interdit de passage

L’information a été donnée par une mission d’information et de sensibilisation du ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement qui a séjourné dans la région de Kayes du 27 au 30 avril 2016. Depuis dimanche, le pont de Kayes est interdit aux camions de 40 tonnes. Les transporteurs sont invités à abandonner le corridor nord (Dakar-Diboli-Kayes-Bamako) au profit du corridor sud (Dakar-Mahina-Mine-Kéniéba-Kita-Bamako).

 

Cette interdiction survient à la suite de l’état de plus en plus défectueux du pont de la ville de Kayes. Après plusieurs réfections, ce pont ne résiste plus à des charges atteignant les 40 tonnes à l’essieu. Cette détérioration est liée en partie au trafic sur l’axe-Dakar-Diboli-Kayes-Bamako, sans oublier le transit des engins lourds de la Minusma et des forces françaises qui passent aussi sur le pont.

Aujourd’hui, ce pont ne supporte plus ces activités de transports. C’est ainsi que cette mission a été effectuée par le METD et ses partenaires pour expliquer les motivations de cette interdiction provisoire et le bien-fondé de cette décision des autorités aux différents postes de contrôle, de sécurité et de péage/pesage. La mission conduite par le chargé de mission, Zhao Ahmed Amadou Bamba, était composée de la police, de la gendarmerie, des forestiers, du CMC et du CMTR.

Elle a rappelé que des mesures alternatives envisagées pour que l’impact de la fermeture du pont soit le moins perçu possible par les usagers, sachant que 65 % du trafic routier du Mali passe par ce pont. Il va du renforcement du pont actuel de la ville de Kayes, dont le dossier d’appel d’offres est prêt, ainsi que la construction d’un 2e pont moderne à Kayes. Il faut ajouter l’arrivée incessamment d’un 2e bac.

 

Les réactions des transporteurs

Les acteurs routiers (transporteurs, chargeurs et transitaires) ont évoqué les difficultés liées au transport sur cet axe. Il serait miné de ralentisseurs et de cotes difficiles à amorcer avec l’état du parc automobile. Aussi, ont-ils fait savoir que sur cette route, les tracasseries vont bon train.

Ils ont expliqué les surcharges par les frais de route qui peuvent excéder plus de 200 000 F CFA entre Bamako et Dakar. Pour faciliter le trafic sur cette route, ils ont proposé la diminution de nombre de postes de contrôle.

Le gouverneur de la région de Kayes a promis l’application de la mesure à compter du 1er mai 2016. Le directeur régional des douanes de Kayes, Amadou Konaté, a souligné la nécessité de l’aménagement de l’aire de stationnement des gros porteurs à Kayes, l’installation d’un scanneur au poste de Mahina-Mine, le renforcement du personnel, etc. Il a réitéré l’engagement de la douane pour la réussite de cette opération.

A Diboli, le secrétaire général des transitaires, Adama Coulibaly, a mis l’accent sur les conditions d’accueil des 110 bureaux de transit.

Pour l’application correcte de cette décision, la délégation s’est rendue à Kéniéba également pour rencontrer les autorités, à qui elle a expliqué les raisons de la mesure avant de solliciter leur accompagnement.

O. D.

 

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2 COMMENTAIRES

  1. Au lieu de construire un pont lĂ  oĂą 65 % du trafic routier national est prĂ©sent, ATT est parti le faire Ă  Ouabariya (Gao) avec moins de 10% du trafic oĂą tous les vĂ©hicules des rebelles passent en plus…Sinon tous ceux qui ont participĂ© Ă  la passation du marchĂ© de ce pont de Kayes avec les corĂ©ens (qui en sont les maĂ®tres d’Ĺ“uvre) doivent ĂŞtre entendus de mĂŞme que les contrĂ´leurs chargĂ©s de veiller sur la mise en application du contenu du cahier des charges. Mais au Mali, on le sait tous ceux-ci ont eu Ă  “boire” et Ă  “manger” dans ce projet pour que le rĂ©sultat donne après du fil Ă  retordre aux usagers, 20 petits ans seulement après sa construction….

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