2ème journées des Banques et établissements financiers du Mali en mars : -Les banques ont injecté 1016 milliards FCFA dans l’économie au 30 septembre 2011 -L’APBEF engagée à atteindre un taux de bancarisation élevé d’ici à la fin de l’année

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Après le succès enregistré lors de la première édition des journées des banques et établissements financiers, tenue en mars 2011, l’Association professionnelle des banques et établissements (APBEF) a décidé de remettre ça. La seconde édition de ces journées est prévue pour les 2 et 3 mars prochain au CICB. En prélude à cette importante rencontre, le président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo a animé hier, au siège de son Association, une conférence de presse au cours de laquelle il a parlé de l’évènement et, surtout défendu avec chiffres à l’appui l’apport des banques au financement de l’économique. 


‘association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF) s’active pour l’organisation de la deuxième édition des journées des banques et établissements financiers avec l’agence de communication PACT Afrique. Pour cette édition, les activités auront lieu les 2 et 3 mars prochains au CICB et à l’hôtel Salam. Au menu : le Salon des Banques et Etablissements Financiers qui se tiendra durant les deux jours, les conférences-débats qui vont permettre d’échanger sur plusieurs thèmes et la nuit des Banques et Etablissements Financiers.
Ces journées sont ouvertes aux agents des banques, opérateurs économiques, autorités politiques, au corps diplomatique, associations des consommateurs (ASCOMA et REDECOMA) étudiants, associations socio-professionnelles et groupements d’intérêt économique, etc.
Ces journées ont pour objectifs de créer un cadre permanent de rencontre entre banquiers et populations, de promouvoir les produits des banques et établissements financiers, contribuer à la bancarisation des populations et, enfin, contribuer à la formation et à l’information des étudiants et des clients des banques et établissements financiers. Pour cela, des thèmes d’importance capitale seront débattus au cours des conférences publiques comme " le financement de l’Agriculture au Mali : Contraintes et opportunités pour la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et la croissance durable ", " le développement des moyens de paiement, facteur de promotion de la bancarisation ".
Quant à la Nuit des Banques et Etablissements Financiers, elle donnera l’occasion aux banquiers de rencontrer leurs clients et partenaires hors du cadre des bureaux et autour d’un dîner avec animation musicale.


Pour le président de l’APBEF, Moussa Alassane Diallo, «si notre pays ne comptait que quelques banques il y a des années, il en compte désormais 13  qui mènent une politique commerciale agressive pour faire connaitre le produit bancaire auprès des populations».


En effet, dit-il, «si auparavant, les clients allaient vers les banques, désormais ce sont elles qui vont vers les clients à leur domicile ou leur service pour leur faire connaitre les services financiers». Le président de l’APBEF soutient que «c’est à travers  une meilleure connaissance des banques que celles-ci pourront accroître le nombre de clients et par conséquent augmenter le taux de bancarisation du pays qui est, actuellement, est de 10%». "Nous sommes dans une bonne dynamique. Cela nous conforte et nous permet d’espérer qu’on peut atteindre un taux de bancarisation de 20% d’ici à la fin de l’année 2011 " a ajouté le conférencier.


Il s’est appesanti sur la problématique du financement de l’économie, car ces derniers temps, les opérateurs économiques, les autorités, même les organismes internationaux soutiennent que les banques financent peu ou ne financent pas le secteur privé.
Aux dires du président de l’APBEF, c’est une affirmation gratuite de dire que les banques ne financent pas l’économie, car la mission classique d’une banque est de prêter sinon elle va fermer. Par rapport au financement de l’économie nationale, l’APBEF a produit un rapport sur le financement de l’économie par les banques ces trois dernières années (2008, 2009, 2010) dont les copies ont été envoyées à tous les organismes publics et privés concernés par la question. Le financement de l’économie par les banques représente 21% du PIB en 2010 contre 20% en 2009 et 19% en 2008.
Pour l’année 2011, les banques sont à 1016 milliards de FCFA injectés dans l’économie. Cependant, Moussa Alassane Diallo s’est dit convaincu que les banques peuvent mieux faire mais après certaines  préalables. Il a de même  reconnu que le problème est surtout au niveau du financement des PME (petites et moyennes entreprises). Ce secteur domine l’économie malienne, malheureusement plus de 90% des unités qui y évoluent sont dans l’informel.


Moussa Alassane Diallo, qui a été pendant 14 ans directeur du crédit de la BNDA avant d’être le Directeur général, estime que la nature du financement bancaire est liée à la structure de l’économie d’un pays et celle du Mali est surtout à vocation commerciale. Sinon, dit-il, les banques sont disposées à financier tout projet industriel pertinent et détenu par des promoteurs crédibles. 
Il a fait cas de certaines unités comme FITINA – Sa et SANA de Fana qui ont été financés par le secteur bancaire national avec des partenaires mais qui ont été un échec même si la première repart de nouveau.


A côté de ces échecs, il a parlé des réussites comme les Moulins  Modernes du Mali de Modibo Kéïta, un pur et dur commerçant converti en industriel et des Moulins du Sahel qui va contribuer à la valorisation de la production céréalière locale.
Le vice-président de l’APBEF, Baba Dao de conclure : "les banques sont prêtes à prendre l’initiative des projets mais les banques ne sont pas promoteurs de projets. Mais ces projets doivent être finançables ".
                           Youssouf CAMARA

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